Le billet qui suit relate les conclusions d'une étude réactualisée en 2003 par le professeur François Vaillancourt de l'Université de Montréal et Luc Vaillancourt, étudiant à l'Université McGill. Elle porte sur la propriété des entreprises québécoises francophones et se veut une excellente réflexion sur l'entrepreneuriat dit «endogène » versus « exogène ».
Globalement, le contrôle de l'économie du Québec par les francophones s'est accru de façon continue de 1961 à 2003. Mesuré en nombre d'emplois, il est passé de 47% à 67% de l'économie au cours de cette période. Toutefois, on approche probablement d'un plafond de l'ordre de 70-75% des emplois en raison de la mondialisation, qui implique une ouverture aux entreprises étrangères.
On constate également qu'il y a eu croissance de l'emploi hors Québec sous contrôle francophone, qui ralentira sans doute au cours de la prochaine décennie. L'ampleur de cette croissance, mesurée sur un échantillon de 30 grandes firmes québécoises principalement sous contrôle francophone, est phénoménale; ces emplois sont passés d'environ 15 000 en 1990 à plus de 190 000 en 2003, soit un accroissement de 1 300%. Cependant, cette croissance est davantage attribuable aux « success stories » de nos multinationales québécoises qu'aux PME qui disposent de moyens plus limités pour établir des filiales à l'étranger.
Qui plus est, la présence francophone s'est accrue dans le secteur financier, une conséquence de la hausse de revenus des travailleurs francophones, de la présence des caisses populaires et du rôle important joué par la Caisse de dépôt et de placement du Québec.
Enfin, la présence gouvernementale est identifiée comme un facteur de succès puisque différents types de support, offerts par des organismes d’appui à l’entrepreneuriat, ont été utilisés et ont contribué à tisser la toile du monde des affaires francophones. L’ensemble de ces résultats sont donc des plus réjouissants pour le Québec !





Jacobus Busono - Président Fondateur de Pura Group (Indonésie)
Thomas Legrain - Président de TL Conseil
Nathaly Riverin - Directrice du Centre de Vigie et de Recherche sur la Culture Entrepreneuriale (CVRCE) de la Fondation de l’Entrepreneurship (Québec)
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