Jamais deux sans trois !!! C’est au tour de Gladys de faire sa révolution dans ma petite entreprise (qui a connu la crise). Derrière le sourire de la Martinique, c’est le dynamisme et l’ambition de la jeune femme de 23 ans qui m’interpellent. Elle s’est appropriée les valeurs de l’agence pour les faire siennes.
Récemment dans la catégorie Bonheurs & petits tracas du free-lance
Où trouver son énergie quand on bosse du matin au soir (en accumulant souvent les nuits blanches) ? Comment se revigorer et ne pas frôler le burn out ? Après quatre ans la tête dans le guidon et un bébé, la bonne résolution du printemps est de me remettre au sport. Me défouler, évacuer, retrouver la forme et me vider la tête de tous les tracas du solo.
Tous solidaires, je vous l’avez dit. Pour me rebooster après la fuite de mon assistante, mes relations écoles m’ont sélectionné deux stagiaires en adéquation avec les ambitions de ma boîte. J’étais dubitative au début. Frileuse à l’idée de former quelqu’un pour être à nouveau déçue. Trop de pertes pour aucun résultat. Mais je n’avais pas vraiment le choix. L’intérim ou le portage salarial étant un budget considérable pour ma petite structure.
Ca y est la lettre de convocation à l’entretien de licenciement est partie. La procédure est lancée. Et je ne compte pas l’arrêter. Motif : faute grave. La salariée en alternance insistait grossièrement pour que je la licencie à l’amiable. Traduisez : je prends tous les risques avec en plus une transaction et aucune garantie de ne pas être poursuivie. Si elle souhaite mettre un terme au contrat de travail, pourquoi ne démissionne-t-elle pas ?
Sur les conseils d’une avocate en droit du travail et après avoir épluché avec une consoeur l’ensemble des soit-disantes tâches réalisées, la décision est prise. Trop c’est trop. Rien n’a été fait. Ni même commencé intelligemment. Au bout de six mois, c’est navrant.
Le licenciement est inévitable au vu de la perte abyssale de chiffre d’affaires qu’enregistre ma petite entreprise. J’ai du céder 80 K€ de nouveaux contrats à une agence consœur parce que je ne pouvais pas compter sur la demoiselle pour assurer le succès de ces missions. Coup de massue : un prospect n’a pas souhaité me donner son budget de RP car il ne la sentait pas (attestation à l’appui). « Je suis désolé de cette décision eu égard au bon contact que nous avions eu ainsi que les qualités que vous m’aviez vantées sur votre collaboratrice mais je ne peux prendre le risque sur cette opération. »
Pour me rassurer, je constate que l’école, au courant de mon mécontentement depuis février dernier (lettre recommandée envoyée au responsable des relations entreprises), opte pour la sourde oreille. Etrange comme comportement. Constat : l’école et la salariée font la paire.
« Les situations semblables à la vôtre ne sont pas rares » me confirme Damien Malène, dans son commentaire du 16 avril. Exact Damien, de nombreux chefs d’entreprise qui m’entourent ont hélas connu des bévues avec des étudiants peu professionnels. A l’instar de Guillaume Besse, grand manitou de www.lentreprise-facile.com, qui me consolait dernièrement.
« Tu te vois comment dans cinq ans ? Tu comptes rester un électron libre comme aujourd'hui ou tu comptes faire grandir ta boîte ? »
Telles sont les questions du big boss d'une agence de RP avec qui je collabore sur certains dossiers. Le chef d'entreprise audacieux a une idée derrière la tête : me recruter pour créer un département qui m'irait comme un gant.
La réflexion est tentante ainsi que le confort du salariat proposé. Mais je m'interroge : la liberté a-t-elle un prix ? Que faire si le statut de salarié ne me convient pas ? Et mon projet de créer une seconde entreprise en Loire-Atlantique, j'en fait quoi ?
J'ai toujours entendu dire qu'il est extrêmement difficile de faire marche arrière quand on a sué sang et eau pour créer sa boîte. Ok, la proposition est alléchante : congés payés, salaire assuré, peu de responsabilité. Et aux oubliettes les contraintes de l'entreprenariat. Et puis, je pourrais consacrer du temps à mon bébé : cinq semaines de vacances et des week-ends à gogo.
Toutefois une petite musique passe en boucle : « tout ça pour ça ?! » Quatre ans au taquet pour acquérir le succès escompté. Quatre ans de sacrifice pour un pschit !!
Si vous avez des conseils ou des retours d'expérience : je suis toute ouie.
Merci d'avance.








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