« Tu te vois comment dans cinq ans ? Tu comptes rester un électron libre comme aujourd'hui ou tu comptes faire grandir ta boîte ? »
Telles sont les questions du big boss d'une agence de RP avec qui je collabore sur certains dossiers. Le chef d'entreprise audacieux a une idée derrière la tête : me recruter pour créer un département qui m'irait comme un gant.
La réflexion est tentante ainsi que le confort du salariat proposé. Mais je m'interroge : la liberté a-t-elle un prix ? Que faire si le statut de salarié ne me convient pas ? Et mon projet de créer une seconde entreprise en Loire-Atlantique, j'en fait quoi ?
J'ai toujours entendu dire qu'il est extrêmement difficile de faire marche arrière quand on a sué sang et eau pour créer sa boîte. Ok, la proposition est alléchante : congés payés, salaire assuré, peu de responsabilité. Et aux oubliettes les contraintes de l'entreprenariat. Et puis, je pourrais consacrer du temps à mon bébé : cinq semaines de vacances et des week-ends à gogo.
Toutefois une petite musique passe en boucle : « tout ça pour ça ?! » Quatre ans au taquet pour acquérir le succès escompté. Quatre ans de sacrifice pour un pschit !!
Si vous avez des conseils ou des retours d'expérience : je suis toute ouie.
Merci d'avance.









Bonjour Barbara,
C'est effectivement assez séduisant comme proposition. C'est un choix de vie à faire, mais avoir fait autant de sacrifices pour en arriver là, je ne vois pas trop l'intérêt. A mon avis lorsque l'on a goûté à l'indépendance, difficile de faire machine arrière. Peut-être pourriez-vous concilier les deux en faisant sous-traiter une partie de vos missions actuelles ?
Chère Barbara,
J'ai l'impression que tu es face à l'alternative du diable. Continuer à être Indianette Barbara Jones ou devenir son assistante...
N'y-a-t-il pas une voie du milieu ? Avoir un autre associé qui te permettrait de garder cette liberté chérie et de profiter en même temps de ton bébé ?
J'ai la conviction que tu as fait le plus dur aujourd'hui ; grimper sur l'échelle te menant à l'indépendance et y rester en équilibre.
Dans l'éventualité où tu reviendrais dans le salaria, j'ai le sentiment qu'à la première faute professionnel d'un "manager", au premier accrochage, au premier tir au flanc incongédiable...tu te diras...je n'aurais jamais dû faire ça.
Dans ta situation, la balance n'est-elle pas en faveur du bonheur plutôt que des petits tracas ?
Bon courage dans ce choix qui, j'en suis sûr, doit être difficile pour toi !
C'est clair que le choix est difficile....Surtout lorsque l'on est maman, notre vision des choses changent!!!
Mais dans votre cas, le plus dur est fait...Une fois que vous trouverez quelque à embaucher vous réussirait surement à vous degager un peu de temps libre.
Et que se passera t-il si vous le regretté ??
Je suis salariée (en phase de création d'entreprise) il est donc facile pour moi de vous dire ça...Il n'y a que vous, au fond de vous, qui pouvez le sentir!!!
Bon courage
PS:j'adore votre blog!!
Bonjour Barbara,
je parcours tes récits et je comprends ton désarrois autant que ta passion pour la liberté d'entreprendre. J'ai moi même géré mon entreprise durant dix années et, ai connu les joies et les déboires de la gestion d'entreprise avec les salariés, les impayés et surtout la mauvaise volonté de l'administration française.
Aujourd'hui, je travaille en freelance en gestion de patrimoine et monte deux projets personnels en parallèle sur internet. Je participe comme toi à des forums pour aider certains créateurs d'entreprise et leurs faire partager mon expérience. Comme tu le précise, au fur à mesure de ton expérience, il est impératif de s'entourer de spécialistes dans les domaines que l'on ne maitrise pas totalement et je te félicite pour ton blog et pour ton initiative de création de réseau professionnel. Bon Courage et je te souhaite toute la réussite pour ton entreprise !
Alors aubaine ? pas aubaine ? Dilemne !
Je vous donne un coup de pouce....
1/ On part du principe que la décision à prendre mène à un objectif.
Posez-vous 4 questions sous forme de tableau (2 groupes de carrés superposés)
1/Qu'est ce que je gagne à accepter cette proposition ? carré 2
2/ qu'est ce que je perds à accepter cette proposition ? carré 3
3/ qu'est ce que je perds à ne pas accepter cette proposition ? carré 4
4/Pour chaque cadran/questions mettez à jour les valeurs qui les sous-tendent : "en quoi c'est important pour moi de...." ou "en quoi c'est embêtant ou génant pour moi de....?"
5/ reste à remplir la case 1 : "qu'est ce qui compenserait ce que je perds ?"
Voila la ou les soluces !
Barbara choisir c'est renoncer : qu'êtes vous prête à laisser ou à lâcher ou à perdre pour atteindre votre objectif ?
Je souhaite que votre horizon ce week-end s'éclaircisse.
Bonjour Barbara,
Moi qui consulte régulièrement vos récits, et qui suis comme vous à mon compte (depuis seulement 3 ans), je vous dirais ceci : votre blog tout entier respire la passion et la motivation.
Vous êtes une réelle passionnée, vous aimez l’aventure de l’entrepreneuriat, c’est votre vie. Certes il y a maintenant votre petite puce, mais je pense que vous regretteriez le retour au salariat. Il vaut peut-être mieux vous entourer de partenaires compétents et sur qui vous pourrez toujours compter, et garder votre premier « bébé ».
Mais ceci n’est qu’un avis extérieur, il faut ensuite faire votre choix en votre âme et conscience, et en fonction du confort de vie que vous souhaitez obtenir par la suite.
Et puis après tout, il sera toujours temps de recréer une autre affaire si jamais vous décidiez de repartir vers le salariat et que cela ne vous convenait pas.
Bon courage pour ce choix cornélien…
A bientôt.
Lyvia
Le choix de Barbara,
La proposition semble alléchante c'est vrai. mais un terme me pose problème c'est : électron libre.
Si ma science de la physique est exacte, un électron libre est un élément incontrolable. Ainsi donc être à son compte c'est être incontrolable. Alors qu'être salarié voudrait dire être sous contrôle. Que voila une conception de la libre entreprise pour le moins étrange. Ce fameux big boss est donc lui aussi un électron libre, puisque chef d'entreprise et son rôle serait de mettre les autres (ses salariés) sous son contrôle).
J'aime beaucoup la grille d'analyse proposé par Dubuc. Il faut y rajouter 1 question. Est ce que ma fille me regardera de la même façon lorsqu'elle saura que j'ai choisi la sécurité plutôt que la farouche volonté d'entreprendre ?
Bonjour Barbara,
Je suis à mon compte depuis quelques années maintenant comme consultant systemes d'information.
Auparavant j'exercais le même genre d'activité mais en salarié.
pour moi ce qui compte le plus c'est le projet et qu'importe le statut juridique.
Je vois que je ne suis pas la seule à me poser des questions ... je suis tombé sur cet article par hasard et j'ai également l(impression que pour une petite entreprise engager quelqu'un est un sacré risque ! En ce qui me concerne avant d'avoir les reins plus solides je préfére soit le partenariat avec une autre sarl soit faire appel à un indépendant .. Parce que perdre un contrat, c'est perdre le client , c'est perdre la confiance et c'est aussi perdre dix clients potentiels à qui on ne dira jamais : "je te recommande cette société elle est tres bien " ! Alors mieux vaut aller jusqu'au bout seule que devoir s'arréter au milieu .
bonjour je suis a la recherche d'une entreprise a racheter comment faire ?
Curieux dilemne c'est vrai.
Beaucoup de personnes se lancent dans la création pour cette liberté tant recherchée (qui n'est pas si présente que cela, en définitive, même lorsque l'on est son propre patron)... D'autres recherchent la sécurité et se contentent de métiers peut-être moins épanouissants pour combler ce besoin...
Je pense que la vraie variable est le plaisir et que finalement le statut importe peu. J'ai commencé ma "carrière" en créant ma boite en étant étudiant. Je rejetais alors toute éventualité d'un jour travailler pour quelqu'un d'autre. Suite à cette première expérience (avec des associés, des employés et des actionnaires), j'ai poussé encore plus le pas en devenant freelance en coaching d'entrepreneurs. La liberté encore plus totale, mais tout seul j'ai fini par m'épuiser. La pression sociale faisant le reste, j'ai rejoint un grand groupe à un poste pour lequel tous mes camarades de promo auraient vendu père et mère. 8 mois après, j'en suis parti complètement blasé : ce n'était pas pour moi.
Fin mot de l'histoire : je suis aujourd'hui salarié, dirigeant un incubateur, mais travaillant au plus près de ma PASSION, les entrepreneurs, et dans un environnement qui fait que je peux m'exprimer, choisir les tâches que je souhaite accomplir, bref, tout ça a un sens pour moi et je me fiche bien de qui paie mon salaire à la fin du mois et de combien il est !
C'est pourquoi je pense que l'environnement que l'on se construit ou que l'on rejoint, les gens avec qui l'on travaille et la passion et le sens que l'on retrouve à faire ce pourquoi on se lève le matin sont le vrai critère. Et que ce soit pour créer sa boite ou pour être employé, sans plaisir ça ne vaut pas la peine !
Dernier point sur le fait d'avoir travaillé 4 ans "pour rien", il ne faut pas oublier que vous avez ainsi fait vos preuves, et passer à autre chose n'est pas un échec. Auriez-vous obtenu cette proposition sans ces 4 années ?
Et puis changer et se mettre en "danger" est aussi une bonne chose pour avancer, repartir sur un nouveau cycle...
Bonne continuation dans tous les cas !
Mon lecteur de flux m'a joué un tour, je 'nai pas remarqué la date du Post !!