Faute grave
Ca y est la lettre de convocation à l’entretien de licenciement est partie. La procédure est lancée. Et je ne compte pas l’arrêter. Motif : faute grave. La salariée en alternance insistait grossièrement pour que je la licencie à l’amiable. Traduisez : je prends tous les risques avec en plus une transaction et aucune garantie de ne pas être poursuivie. Si elle souhaite mettre un terme au contrat de travail, pourquoi ne démissionne-t-elle pas ?
Sur les conseils d’une avocate en droit du travail et après avoir épluché avec une consoeur l’ensemble des soit-disantes tâches réalisées, la décision est prise. Trop c’est trop. Rien n’a été fait. Ni même commencé intelligemment. Au bout de six mois, c’est navrant.
Le licenciement est inévitable au vu de la perte abyssale de chiffre d’affaires qu’enregistre ma petite entreprise. J’ai du céder 80 K€ de nouveaux contrats à une agence consœur parce que je ne pouvais pas compter sur la demoiselle pour assurer le succès de ces missions. Coup de massue : un prospect n’a pas souhaité me donner son budget de RP car il ne la sentait pas (attestation à l’appui). « Je suis désolé de cette décision eu égard au bon contact que nous avions eu ainsi que les qualités que vous m’aviez vantées sur votre collaboratrice mais je ne peux prendre le risque sur cette opération. »
Pour me rassurer, je constate que l’école, au courant de mon mécontentement depuis février dernier (lettre recommandée envoyée au responsable des relations entreprises), opte pour la sourde oreille. Etrange comme comportement. Constat : l’école et la salariée font la paire.
« Les situations semblables à la vôtre ne sont pas rares » me confirme Damien Malène, dans son commentaire du 16 avril. Exact Damien, de nombreux chefs d’entreprise qui m’entourent ont hélas connu des bévues avec des étudiants peu professionnels. A l’instar de Guillaume Besse, grand manitou de www.lentreprise-facile.com, qui me consolait dernièrement.






