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21 avril 2008

Faute grave

Ca y est la lettre de convocation à l’entretien de licenciement est partie. La procédure est lancée. Et je ne compte pas l’arrêter. Motif : faute grave. La salariée en alternance insistait grossièrement pour que je la licencie à l’amiable. Traduisez : je prends tous les risques avec en plus une transaction et aucune garantie de ne pas être poursuivie. Si elle souhaite mettre un terme au contrat de travail, pourquoi ne démissionne-t-elle pas ?

 

Sur les conseils d’une avocate en droit du travail et après avoir épluché avec une consoeur l’ensemble des soit-disantes tâches réalisées, la décision est prise. Trop c’est trop. Rien n’a été fait. Ni même commencé intelligemment. Au bout de six mois, c’est navrant.

Le licenciement est inévitable au vu de la perte abyssale de chiffre d’affaires qu’enregistre ma petite entreprise. J’ai du céder 80 K€ de nouveaux contrats à une agence consœur parce que je ne pouvais pas compter sur la demoiselle pour assurer le succès de ces missions. Coup de massue : un prospect n’a pas souhaité me donner son budget de RP car il ne la sentait pas (attestation à l’appui). « Je suis désolé de cette décision eu égard au bon contact  que nous avions eu ainsi que les qualités que vous m’aviez vantées sur votre collaboratrice mais je ne peux prendre le risque sur cette opération. »

 

Pour me rassurer, je constate que l’école, au courant de mon mécontentement depuis février dernier (lettre recommandée envoyée au responsable des relations entreprises), opte pour la sourde oreille. Etrange comme comportement. Constat : l’école et la salariée font la paire.

 

« Les situations semblables à la vôtre ne sont pas rares » me confirme Damien Malène, dans son commentaire du 16 avril. Exact Damien, de nombreux chefs d’entreprise qui m’entourent ont hélas connu des bévues avec des étudiants peu professionnels. A l’instar de Guillaume Besse, grand manitou de www.lentreprise-facile.com, qui me consolait dernièrement.

 

 

17 avril 2008

Proposition d'embauche

 

 

 

« Tu te vois comment dans cinq ans ? Tu comptes rester un électron libre comme aujourd'hui ou tu comptes faire grandir ta boîte ? »

Telles sont les questions du big boss d'une agence de RP avec qui je collabore sur certains dossiers. Le chef d'entreprise audacieux a une idée derrière la tête : me recruter pour créer un département qui m'irait comme un gant.

La réflexion est tentante ainsi que le confort du salariat proposé. Mais je m'interroge : la liberté a-t-elle un prix ? Que faire si le statut de salarié ne me convient pas ? Et mon projet de créer une seconde entreprise en Loire-Atlantique, j'en fait quoi ?

J'ai toujours entendu dire qu'il est extrêmement difficile de faire marche arrière quand on a sué sang et eau pour créer sa boîte. Ok, la proposition est alléchante : congés payés, salaire assuré, peu de responsabilité. Et aux oubliettes les contraintes de l'entreprenariat. Et puis, je pourrais consacrer du temps à mon bébé : cinq semaines de vacances et des week-ends à gogo.

Toutefois une petite musique passe en boucle : « tout ça pour ça ?! » Quatre ans au taquet pour acquérir le succès escompté. Quatre ans de sacrifice pour un pschit !!

Si vous avez des conseils ou des retours d'expérience : je suis toute ouie.

Merci d'avance.

14 avril 2008

Le poil dans la main de mon assistante

Ah ! Je me suis faite avoir comme une bleue. Le pigeon idéal !

Mon assistante en contrat de professionnalisation ne fait absolument plus rien. Ostensiblement. Elle ne cache même plus sa flemme. Les retards sans la moindre excuse sont nombreux. Elle passe son temps à chatter sur MSN avec ses copines ou envoyer des textos. La production est proche du zéro : onze appels téléphoniques en cinq heures pour relancer un communiqué (moyenne des appels : trois minutes). Et en plus, elle fait une tête d'un kilomètre de long quand je lui fais remarquer son manque de professionnalisme.

Elle oublie que le contrat de professionnalisation est un contrat de travail à part entière soumis aux mêmes règles qu'un contrat à durée déterminée (CDD).

Et c'est elle qui fait une leçon de morale à Clément dans la noteblog « Contrat de professionnalisation : réponse à Clément » ?! J'hallucine.  Elle mérite la palme du culot, outre le fait de m'avoir pris pour un tiroir-caisse.

La motivation a duré le temps de la période d'essai. L'insensée n'a même pas rebondi sur la proposition d'emploi à la fin de sa formation.

 

Conséquences désastreuses pour une TPE

L'insolente me plante la veille de la période de rush. La tête sous l'eau. J'ai pris de nouveaux clients pour assurer son salaire et lui donner des missions diversifiées. Et je me retrouve avec un manque à gagner considérable. Et ne parlons des préjudices : une année de développement perdue, un investissement temps et financier pour rien (salaires et formation), des engagements avec des partenaires et des clients qui ne seront pas tenus. Mon image est entachée.

En plus, l'incongrue me menace de porter plainte aux Prud'hommes pour récupérer la totalité de ses salaires si j'ose la licencier.

Le coup est dur pour ma petite entreprise. C'est le monde à l'envers.

 

Le contrat de professionnalisation sur la sellette

Indéniablement, le contrat de professionnalisation est ENCORE montré du doigt par des comportements comme celui-ci. Pas étonnant que les patrons rechignent à avoir recours à ce type de contrat de travail. Or, des jeunes ou des personnes en réinsertion ambitieux et motivés en pâtissent. Mais le constat est là. Ce peut être une bombe atomique pour des TPE et des indépendants.

 

Pour ma part, je suis échaudée, écoeurée. On ne m'y reprendra pas. Je conseillerai même à certains entrepreneurs en plein développement de se serrer une fois de plus la vis mais de recruter un CDI et quelqu'un de qualifié.

 

 

13 avril 2008

Tous solidaires

Depuis que mon assistante s'est envolée en me plantant en beauté, la solidarité s'est organisée autour de moi. « Compte sur moi » me console Nathalie, d'Après La Pluie, une fidèle collaboratrice. Et Chloé, une stagiaire que j'ai formée à l'EMI-CFD « Je prends mes RTT et quelques jours de congés. J'arrive ! » Les soutiens affluent sans que je demande quoique ce soit. Ca fait chaud au cœur. Sans compter mes clients et mes fournisseurs qui multiplient les marques d'attention et de compréhension. « Je peux te mettre quelqu'un à disposition pour que tu puisses avancer sur tes dossiers » me propose Jérôme Mauduit mon homologue d'Open2Europ,

« Les erreurs de casting, ça arrive. Surtout quand c'est le premier recrutement. Après le licenciement tout ira mieux » me rassure Frédéric Vendeuvre d'Halifax Consulting.

Aujourd'hui, je me sens moins seule/solo. Je vais pouvoir tourner la page sans léser mes clients et l'organisation de ma petite agence qui poursuit sa croissance.

8 avril 2008

100 000 entrepreneurs, et autant d'espoir

Ca y est. Le pas est franchi. J'ai enfin fait la démarche de rejoindre 100 000 Entrepreneurs. Le collectif de bénévoles d'entrepreneurs qui prêchent la bonne parole du business enjoy auprès des jeunes âgés de 13 à 25 ans. Après la prise de parole écrite grâce au blog, je vais partager avec des néophytes de l'entreprenariat les grands bonheurs et les (toutes) petites peines du solo.

« Ecouter un entrepreneur raconter son aventure donne aux jeunes des perspectives professionnelles, éveille en eux l'envie de s'exprimer par le travail et prendre leur vie en main » peut-on lire sur le site www.100000entrepreneurs.com

 

Rapprocher école et entreprise

 

Les jeunes ont une vision dramatique du patron d'entreprise, cet esclavagiste qui gagne beaucoup d'argent, qui licencie sans vergogne et commet les pires abus. Bref tout le négatif véhiculé par les médias et les rumeurs.

L'entreprenariat m'a touché alors que j'étais encore en couche culotte. Ma famille pullule d'entrepreneurs et d'artisans. Il me suffisait de tendre l'oreille pour comprendre la complexité de l'aventure. Et de constater les bienfaits du challenges. Seulement, tous les jeunes n'ont pas la chance d'avoir de telles références. Alors, autant partager mon enthousiasme et transmettre cette énergie viscérale qui anime le chef d'entreprise.

« Dans la philosophie de 100 000 entrepreneurs, entreprendre signifie porter un projet que l'on a choisi, mobiliser ses efforts pour le mener à bien, et donner ainsi un sens à son action » poursuit Philippe Hayat fondateur de 100 000 Entrepreneurs.

 

Je suis heureuse de promouvoir la culture d'entreprendre et pourquoi pas : susciter des vocations.

 

Prochaine étape : la mise en place des rencontres avec nos chères têtes blondes.