Au secours, j’ai besoin de respirer. Attention rien ne va plus. C’est le casino du grand n’importe quoi. Pour avoir du recul et digérer ce qui me tombe sur la tête, je pars une petite semaine sur les plages de Normandie. Il n’y a pas que le Président qui a le droit de prendre des vacances. Dix jours de congé maternité et la tête dans le guidon depuis l’arrivée de bébé : la fatigue m’assomme. Il est important que je fasse le point.
La loi, c’est moi
D’abord, le propriétaire des locaux que je loue me somme de partir. Je dois vider les lieux, as soon as possible. Les bureaux sont à vendre et le proprio a oublié le bail que nous avions signé. Le Monsieur fait sa loi et je dois me plier à ses exigences.
Pour info : Sandrine, ma copine avocate, m’a bien précisé « S’il souhaite vendre, il doit te notifier un congé 6 mois avant la fin du bail. Ce qui ne semble pas être le cas en l’espèce. » Exact, la fin du bail est prévue pour octobre 2009.
J’avais autre chose à faire que de me soucier de retrouver des bureaux et ne pas délocaliser l’agence sur le trottoir.
Erreur de casting
Cerise sur le gâteau : le recrutement de l’assistante en contrat de professionnalisation se révèle être un fiasco. Aucune curiosité, initiative et créativité : gros handicaps pour embrasser une carrière dans la communication. Le bilan des cinq mois en alternance est plus que médiocre. Je bosse comme une dingue pour assurer le salaire de quelqu’un qui ne produit que du vent.
Plus de 50 heures pour travailler sur une plaquette de quatre pages format A5 qui n’a jamais vu le jour. Néfaste pour le développement de l’entreprise et la campagne de prospection prévue. La newsletter est en stand by alors que j’ai fait le gros du boulot. Une journée et demi pour la mise sous pli de cinquante courriers simples (mon mari, qui néophyte en la matière, réalise la même tâche tranquillement le temps d’un film).
Au début, tout était beau. Dynamisme et motivation étaient au rendez-vous. Je lui ai laissé tout un mois pour prendre ses marques. Le temps de la former grâce aux cours que je donne dans une école de communication. Puis en décembre, ça se gâte. Premier constat de déception. Même les taches les plus anodines sont piètres. « Ce n’est pas de ma faute. Je ne suis pas opérationnelle » réfute-t-elle. Ca a bon dos l’alternance. Fin février, le bilan est navrant. Au bout de cinq mois : rien de réalisé. Le néant. Nada. Que dalle. Trop, c’est trop ! Je ne peux pas me permettre de garder quelqu’un qui me coûte cher et qui met en péril la stratégie de la boîte. La salariée-étudiante s’en moque, elle connaît les us et coutumes du CDD (mais pas ses obligations !). Pour couronner le tout, l’école me menace à demi mots de la pousser à me coller aux Prud’hommes si je pense une seconde à la congédier pour incompétence. Elle s’est plaint : je l’aurais délaissée pour mettre au monde mon bébé. « Salauds de patrons » comme l’écrit Geoffroy Roux de Bézieux.
Mon fidèle Jean-François, fâché par cette situation, me suggère de rencontrer un avocat spécialisé en droit du travail pour remédier à ce recrutement désastreux.
Vraiment, les vacances normandes, avec ma petite princesse que je vois peu sont une aubaine pour reposer mon esprit d’entrepreneur bien tourmenté.









!!!!!!!!!!!!!
Bon courage Barbara, quel sac d'embrouilles !
J'ai vraiment du mal à comprendre comment on peut se positionner comme assistante de com - même débutante, et traîner autant de casseroles dont le fameux poil dans la main.
Pourvu que ça s'arrange vite, et profitez de votre BB... Un "petit d'homme" grandit très très vite, et on devient rapidement nostalgique de chaque étape !!
Bonjour Barbara,
Je suis vraiment désolée pour vous.
A la lecture de ces évènements rageants et inattendus, j’ai vraiment ressenti votre désarroi, et ce qui est terrible dans ces cas-là, c’est que généralement, quand des tuiles nous tombent dessus, on les cumule !
En tout cas, je suis de tout cœur avec vous. Après l’arrivée de votre petite Rose qui n’était que joie et bonheur, maintenant il faut faire face à des gens malhonnêtes et sans scrupules. Vraiment pas de bol.
Si vous êtes trop débordée et que vous avez besoin d’aide, sachez que je peux vous seconder : je suis moi-même travailleuse indépendante et mon entreprise permet aux professionnels de pouvoir bénéficier de services de secrétariat et d’assistanat sur mesure.
Contrairement à un contrat, opter pour l’externalisation de vos activités de secrétariat vous offrira souplesse et liberté, vous pourrez moduler votre budget et aurez une assistante sur mesure, pour les périodes qui vous conviennent.
Que ce soit pour 3 h de travail, une journée, une semaine, ou un mois, n’hésitez pas, je vous aiderai avec grand plaisir.
Bon courage, tenez-nous au courant pour la suite de Mr « Je vous mets dehors » et de Mlle « J’m’en foutiste », et surtout ne vous laissez pas faire.
A bientôt,
Lyvia
Bonjour Barbara,
Votre blog est trés intéressant car à mon age, 32 ans dans quelques mois, mon désir enfoui en mon for intérieur depuis de nombreuses annés me pousse encore plus à le réaliser en lisant quelques post de votre blog.
Sachez qu'avec la passion, rien n'est impossible et que concilier de multiples activités est possible même si notre entourage proche ou lointain nous radottent la même rengaine "N'en fais pas trop", "Tu devrais te reposer pour faire le point". Votr eprojet est votre bébé même si vous en avez un maintenenant réel. Sachez que j'ai 2 enfants, uen femme que j'aime mais que j'arrive à m'investir dans de nombreux domaines : professionnel, personnel et passionnel.
Bon courage.
Bon repos.
Revenez plus fort pour faire face à ces 2 imprévus qui ne vous empêcheront pas de réussir ... à coup sûr !!!
David
Bonjour Barbara,
Courage. J'ai malheureusement vécu une expérience similaire avec un contrat de qualification où la période d'essai est d'un mois. Sachant que pendant ce temps, la personne avait passé quasi 3 semaines à l'école... J'ai compris quelques jours seulement après le "mois" d'essai son incompétence. Impossible de la virer sans lui payer les 12 mois. "Ca" elle le savait. Moralité ; j'ai dû la garder pendant 1 an.
Je comprends votre désarroi. Courage donc.
C'est incompréhensible, car dans un mode où la concurrence est partout que certains jeunes ne veulent pas se bouger ... et font preuve d'une certaine immaturité professionnelle.
Cordialement
Thierry
Bonjour Barbara,
Je viens de découvrir vos écrits et les ai lus avec entrain et plaisir. Travaillant moi-même en solo depuis bientôt an, je me suis parfois retrouvée dans vos "aventures" !
Mais ce dernier billet m'interpelle, en raison de ma profession, que vous pourrez découvrir sur ma page, dont j'ai indiqué ci-dessus le lien.
Visitez-la, réfléchissez, et n'hésitez surtout pas à me contacter, ne serait-ce que pour en savoir plus.
Cordialement.
Gisèle
(P.S.: n'ayant pu trouver votre adresse e-mail, je me suis permise d'abuser de la possibilité que m'offre votre blog, pour tenter de vous joindre. Bien entendu, mon intervention n'est sans doute pas un commentaire à faire apparaître. Merci de ne pas m'en tenir rigueur.)
vous cherchez quoi comme bureau ?
sait on jamais ?