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Contrat de professionnalisation : stupeur et tremblements...

2007 : l’année de tous les changements. La prospection intensive et les partenariats ont payés. L’activité est à son comble. Mes clients, très contents, sont fidèles. Des contrats très intéressants tombent sans négociation difficile. J’ai des idées de développement toutes les deux minutes. Et la cerise sur le gâteau, mon bébé tant désiré, a décidé de montrer son nez l’année du 7.

Maintenant, il faut assurer ! Mais toute seule c’est du sport. Les journées ne font que 24h. Il est temps de me faire épauler.

Je relance donc la campagne d’embauche enclenchée cet été et en stand by faute de temps (voir note « comment ça freelance, je suis trop petite ? ». Comme je n’ai pas la possibilité de recruter quelqu’un à plein temps et en CDI, une amie me conseille de m’orienter vers l’apprentissage. Comme mon projet de monter une nouvelle boîte à Nantes avance. Ca tombe bien ! Je forme un(e) étudiant(e) qui assurera la permanence parisienne pendant que je coulerai de beaux jours en Loire-Atlantique. Je me dirige donc vers une école qui propose des contrats de professionnalisation (ex contrat de qualification).

Et là, la valse des aberrations du recrutement d’un apprentis commence !

Une jeune femme se présente un soir. Elle entre direct dans le vif du sujet, sans préambule « bon, je veux : des tickets restaurant, des RTT, ne pas travailler après 17h le vendredi, des primes régulières, un PEE, un bureau pour moi toute seule, 35 heures hebdomadaires ça va de soit. Ne comptez sur moi pour vous accompagner dans des soirées business ou faire des heures supplémentaires. Ma vie privée est prioritaire. » Je reste pantoise. Littéralement effarée par les exigences insolentes et non justifiées de l’étudiante sûre d’elle. Après m’être ressaisie, je lui demande ce qu’elle compte apporter pour obtenir tant d’avantage. « En alternance, je suis là pour apprendre. C’est tout !! » Fin de la conversation.

J’ai eu aussi un entretien d’embauche bien sous toutes ses formes. Marjorie : charmante, bon CV, apparemment motivée et de ma région natale. Youpi ! Pour être certaine qu’elle a bien cerné l’enjeu de ce recrutement – un contrat de travail in fine, ce pas rien – je lui demande de rédiger un bref compte-rendu d’entretien et de me faire une recommandation d’actions. En attendant, l’école me presse, m’empresse, de faire un choix rapide. Et pourquoi pas cette fille ? Je l’appelle pour lui confirmer son embauche mais je lui rappelle toutefois que j’attends son compte-rendu et sa préconisation. J’attends son document. Je la relance, lui laisse des messages. Toujours la même chose « oui, oui, ça arrive ! » Au bout d’un moment, elle me lance effrontément « bon, je cherche un appart. Je n’ai pas le temps de rédiger votre compte-rendu. » Peu respectueuse son attitude. Belle preuve de son non professionnalisme. Au revoir, Mademoiselle. L’aventure du recrutement reprend.

Et puis, il y a eu Leila. Jeune femme pétillante que j’avais écartée. Très motivée mais novice dans le secteur d’activité. Je préférais la facilité d’une solide formation dans la communication. Seulement voilà. Leila ne lâche pas le morceau. Elle m’appelle ou m’adresse des mails pour échanger sur le secteur, glaner des tuyaux, des mises en relation avec des partenaires. « J’aimerai vraiment bosser avec vous ! » Sa motivation et son audace me séduisent. Mon entourage me conseille vivement de privilégier son enthousiasme plutôt que son jeune CV. Aujourd’hui, je ne le regrette pas.


PS : pour info, les deux jeunes femmes citées précédemment n’ont pas trouvé d’entreprises pour poursuivre leurs études. Etrange !!



Commentaires

Bonjour,

ne trouvant pas de rubriques contact, j'utilise ce moyen pour entrer en contatc avec vous.

Il va se tenir demain et mardi un salon très intéressant, consacré aux nouvelles technologies àa la campgne, etq ui donc met en avant tous ce que le web peut apporter aux indépendants, aux TPE - PME, et à ceux qui souhaitent retourner "vivre au pays", ou en tout cas à la campagne.

Je trouve que ce serait intéressant d'en parler, notamment à la suite d evotre post sur les réseaux... que les nouvelles technologies favorisent fortement.

Le site du salon est:
http://www.camapgnes-deuxpointzero.com

Comme vous pourrez le voir, malgré son implantation très locale, ce sont de sgrnads pointures (dont JM Billaut) qui l'animeront.

Wala..
Un lecteur (presque) régulier

Bonjour, Guillaume,
et merci pour votre commentaire. Effectivement cette information est très intéressante. Seulement pour demain et après demain, je vais avoir un peu de mal à me déplacer dans les Deux-Sèvres. En effet, mon bébé doit montrer son nez dans les jours qui viennent. C'est imminent. Je viendrai vous voir lors de la prochaine édition.

A bientôt.

Barbara de Je Bosse En Solo

Vraiment très réaliste! Ou surréaliste? Mon mari, dans ses campagnes d'embauche, a déjà été confronté à des tarées pareilles! :)

Moi, dans ma TPE Maisonnette dédition que je monte, je n'ai pas encore ce problème...

Je te souhaite de bonnes couches. Est ce ton premier bébé?

Bonjour,
bravo pour ce blog de femme en solo!!!
Et bienvenue avec un peu d'avance au petit bout qui pointe son nez!!!

Bonjour, Marie-Charlotte,

Et oui ! Le recrutement est un vrai métier et il faut vraiment être bien préparé pour affronter les exigences surréalistes des candidats. Avec le recul, je trouve l'expérience très intéressante. Et surtout, je suis épatée par le culot de ces jeunes femmes d’à peine 20 ans. Enfin, ma petite assistante rattrape ces déceptions.

Oui, c’est mon premier bébé (dans quelques jours). Enfin, mon second après ma petite boîte. On dit toujours que créer une entreprise équivaut à avoir un enfant. La gestation. La voir grandir. Les galères qui l’accompagnent, etc.

A bientôt.

Barbara de Je Bosse en Solo

Bonjour, Margote,

merci pour votre enthousiasme !! parlez du log autour de vous. Plus on est de fous, plus on rit !!

Je vous tiens au courant dès que mon petit trésor montrera sa frimousse. Encore quelques jours à patienter.

A bientôt sur le blog.

Barbara de Je Bosse en Solo

bonjour,
je suis en contrat de pro ds une banque que je ne citerai. On m'a promis un salaire, j'ai eu la moitié. On m'a promis une ville, j'ai du deménager. on m'a promis une aide pour l'école, j'ai du donner plus que prévu.alors arrétez un peu de taper sur les étudiants parce qu'il y a aussi des entreprises qui en profite. Mm boulot q'un salarié, pas de charges patronales, des subventions régionales, enfin bon certains dans ma situation me comprennent.

Pour info :

Contrat de professionnalisation

Contrat destiné aux jeunes de 16 à 25 ans ou aux demandeurs d’emploi de plus de 26 ans, dont l’objectif est de permettre au salarié l’acquisition d’une qualification professionnelle, de favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle.
Il est venu remplacer les contrats de qualification, d’orientation et d’adaptation.
Source : http://www.guide-du-travail.com/lexique/contrat-de-professionnalisation.html

Bonjour à tous,

Enfin un blog qui nous ressemble!! Eh oui moi aussi j'ai tenté la grande aventure de la création d'entreprise en Janvier 2007 cela fait maintenant 1 an.
Mon agence événementielle sur la Côte d'Azur est en plein développement. A tel point que pour m'éviter des 12h au bureau pour faire les devis, les relances clients, la com'... j'envisage moi aussi de prendre un étudiant en contrat de professionnalisation comme l'on dit maintenant. Cela me permettra peut être de sauver mon dos qui me rappelle tout le stress et la fatigue accumulés mais aussi que l'on a rien sans rien!
Tous ces témoignages m'intéressent donc doublement.

Bon courage à toutes celles et ceux (ne soyons pas sexistes) qui ont franchi le pas et à tous ceux qui sont sur le point de le faire.

Séverine

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