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6 décembre 2007

Dur dur de s’arrêter

Dans une poignée de jours, c’est l’arrivée de bébé. Et je travaille encore. A la maternité, ça coince « il faut vous reposer pour le grand marathon du jour J ! ». Bah ! Voyons ! Et je fais comment avec mes clients ? C’est la course pour boucler les dossiers en cours, assurer les opérations de fin d’année. Heureusement, je me suis organisée pour prendre un peu de repos pour accueillir mon trésor sans m’inquiéter. Etre solo, c’est s’organiser et anticiper continuellement.

D’abord, je serai soutenue pendant cette période de pouponnage par Leila. Mon assistante recrutée dernièrement en contrat de professionnalisation. En alternance, quoi. Faute de pouvoir embaucher en CDI avec le volume de charges qui va avec.

Ensuite, j’ai développé des partenariats pour assurer en partie le back-up nécessaire afin de garder une activité constante. Des clients soutenus et accompagnés comme si de rien n'était. Isabelle Grégorat, une consoeur au grand cœur, m’épaule pour la partie stratégique. Nous avons l’habitude de travailler ensemble. Je l’ai briefée sur les dossiers. Et Jérôme Mauduit, big boss d’Open2Europe (une agence de relations presse au niveau européen), met à ma disposition une délégation d’opérationnels, au cas où. Bref, je peux me consacrer à ce grand changement d’ordre privé sans souci et épuisement.

5 décembre 2007

Réseau attitude : épisode 2

 

Poursuivons l’apprentissage du bon networker selon Alain Bosetti.

L’aigle.

Que vient-il faire ici, l’animal ?

L’expert es réseautage s’est référé à un bestiaire pour nommer toutes ses bonnes pratiques pour réseauter en société. Commençons par l’aigle :

Miser sur un tiers. Il est ici conseillé de passer par une personne de son entourage professionnel ou personnel pour obtenir une recommandation d’affaires ou une information sur un secteur d’activité. N’oublions pas que le réseau est un outil pour développer son business. Il est ainsi recommandé d’envoyer un email, un dossier ou un courrier pour solliciter le tiers afin que celui-ci transmette la demande à notre cible.

Les réseaux sociaux. Traduction : Viadéo, Xing, Linkedin, 6nergies. Personnellement, j’y ai cru un moment mais c’est surtout très chronophage. En plus, ça draine un nombre considérable d’annonces de n’importe quoi de n’importe qui. Bref, il est judicieux de faire le tri et d’avoir des objectifs bien clairs par rapport à ce type d’outils. Les us et coutumes de cette mise en relation virtuelle, ça s’apprend (www.placedesreseaux.com). Sinon, j’ai obtenu quelques personnes très sympas par ce biais.

Prendre des initiatives. Certains pensent qu’il leur suffit d’attendre pour obtenir ce qu’ils veulent. Dans le business, il est rare que tout tombe tout cuit comme ça. Par magie. Il est donc indispensable de prendre des initiatives : présenter les bonnes personnes, trouver des solutions ou des infos stratégiques à ses cibles business. Ou le summum : organiser un événement original pour faire en sorte que les membres de notre réseau se rencontrent et créent des synergies. Une super idée pour des rencontres détendues dans un cadre convivial.

Pour ma part, mon côté altruiste paie généralement. Et je suis certaine que le vrai réseautage fonctionne en étant serviable. Mais surtout ne pas virer dans le « donner à tout prix » comme certains clubs d’affaires scandent à outrance. Car on se fait vite manger tout cru. Ma générosité y a été malmenée alors : méfiance quand même.

3 décembre 2007

Contrat de professionnalisation : stupeur et tremblements...

2007 : l’année de tous les changements. La prospection intensive et les partenariats ont payés. L’activité est à son comble. Mes clients, très contents, sont fidèles. Des contrats très intéressants tombent sans négociation difficile. J’ai des idées de développement toutes les deux minutes. Et la cerise sur le gâteau, mon bébé tant désiré, a décidé de montrer son nez l’année du 7.

Maintenant, il faut assurer ! Mais toute seule c’est du sport. Les journées ne font que 24h. Il est temps de me faire épauler.

Je relance donc la campagne d’embauche enclenchée cet été et en stand by faute de temps (voir note « comment ça freelance, je suis trop petite ? ». Comme je n’ai pas la possibilité de recruter quelqu’un à plein temps et en CDI, une amie me conseille de m’orienter vers l’apprentissage. Comme mon projet de monter une nouvelle boîte à Nantes avance. Ca tombe bien ! Je forme un(e) étudiant(e) qui assurera la permanence parisienne pendant que je coulerai de beaux jours en Loire-Atlantique. Je me dirige donc vers une école qui propose des contrats de professionnalisation (ex contrat de qualification).

Et là, la valse des aberrations du recrutement d’un apprentis commence !

Une jeune femme se présente un soir. Elle entre direct dans le vif du sujet, sans préambule « bon, je veux : des tickets restaurant, des RTT, ne pas travailler après 17h le vendredi, des primes régulières, un PEE, un bureau pour moi toute seule, 35 heures hebdomadaires ça va de soit. Ne comptez sur moi pour vous accompagner dans des soirées business ou faire des heures supplémentaires. Ma vie privée est prioritaire. » Je reste pantoise. Littéralement effarée par les exigences insolentes et non justifiées de l’étudiante sûre d’elle. Après m’être ressaisie, je lui demande ce qu’elle compte apporter pour obtenir tant d’avantage. « En alternance, je suis là pour apprendre. C’est tout !! » Fin de la conversation.

J’ai eu aussi un entretien d’embauche bien sous toutes ses formes. Marjorie : charmante, bon CV, apparemment motivée et de ma région natale. Youpi ! Pour être certaine qu’elle a bien cerné l’enjeu de ce recrutement – un contrat de travail in fine, ce pas rien – je lui demande de rédiger un bref compte-rendu d’entretien et de me faire une recommandation d’actions. En attendant, l’école me presse, m’empresse, de faire un choix rapide. Et pourquoi pas cette fille ? Je l’appelle pour lui confirmer son embauche mais je lui rappelle toutefois que j’attends son compte-rendu et sa préconisation. J’attends son document. Je la relance, lui laisse des messages. Toujours la même chose « oui, oui, ça arrive ! » Au bout d’un moment, elle me lance effrontément « bon, je cherche un appart. Je n’ai pas le temps de rédiger votre compte-rendu. » Peu respectueuse son attitude. Belle preuve de son non professionnalisme. Au revoir, Mademoiselle. L’aventure du recrutement reprend.

Et puis, il y a eu Leila. Jeune femme pétillante que j’avais écartée. Très motivée mais novice dans le secteur d’activité. Je préférais la facilité d’une solide formation dans la communication. Seulement voilà. Leila ne lâche pas le morceau. Elle m’appelle ou m’adresse des mails pour échanger sur le secteur, glaner des tuyaux, des mises en relation avec des partenaires. « J’aimerai vraiment bosser avec vous ! » Sa motivation et son audace me séduisent. Mon entourage me conseille vivement de privilégier son enthousiasme plutôt que son jeune CV. Aujourd’hui, je ne le regrette pas.


PS : pour info, les deux jeunes femmes citées précédemment n’ont pas trouvé d’entreprises pour poursuivre leurs études. Etrange !!