Petit philosophe, tu seras
« Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient. »
Confucius
philosophe chinois (551 à 479 avant J-C)
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« Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient. »
Confucius
philosophe chinois (551 à 479 avant J-C)
Hier, j’avais rendez-vous avec un prospect, un client potentiel dans le jargon du business. Le patron d’une petite PME voulait me rencontrer depuis longtemps. D’abord, il me sollicite par de nombreux emails via Viadéo. Puis, nous échangeons des conversations soutenues par téléphone « J’ai entendu parler de vous. Nous devons absolument nous rencontrer. J’ai besoin de vos services » claironne ce Monsieur fort intéressé. Wahou !
Ça fait plaisir de susciter autant d’enthousiasme et de motivation. Avant toute chose, je le questionne, me renseigne sur lui et sa boîte. Et surtout, je jette un œil sur www.societe.com pour constater que l’entreprise est viable. Tout va bien. Le projet m’intéresse. On y va.
J’accepte donc de me rendre dans ses locaux pour un entretien de prospection.
Pestiférée ?
Toute pomponnée, je me rends de bonne heure et de bonne humeur au rendez-vous tant attendu, armée de ma boîte à outils de prospection : l’argumentaire bien ficelé et des exemples de missions réussies dans ma besace.
Le peut-être-futur-client me reçoit enfin après 30 minutes d’attente debout dans un couloir glauque. Et là ! La douche froide. Il me toise des pieds à la tête, l’air dégoûté en prime. « Ca ne va pas du tout ! Vous auriez pu me prévenir que vous étiez enceinte ! » me lance-t-il furieux au visage sans me dire bonjour, les yeux focalisés sur l’espace arrondi réservé à mon petit locataire. J’encaisse l’uppercut verbal du monsieur impudent, ne sachant que faire de ma main tendue, geste de salutation civilisé.
Qu’est-ce ça peut lui faire ? Je n’ai pas de compte à lui rendre. Je lui rétorque fissa « mais ce n’est pas une maladie ! Je ne suis pas contagieuse ou en quarantaine. Le boulot sera fait. Mes clients ne se plaignent pas. »
Je suis en pleine forme. Ok, des petits coups de barre mais bien gérés. Et mes pieds gonflés sont bien dissimulés dans les Reppetto.
« Je ne travaille jamais avec des femmes, trop préoccupées par leurs gamins ! Alors en cloque, c’est le comble ! » beugle l’énergumène.
Super la rencontre ! Je lui rappelle que c’est lui qui a manifesté un intérêt pour mon travail et qui a exprimé le besoin d’une expertise. Que pour info, seul mon ventre est habité, pas mon cerveau. Mes neurones vont bien, ma créativité aussi. Je tourne les talons, bien fière, en lui conseillant d’oublier mes coordonnées.
Du stress... Comment ça, créer sa boîte apporte du stress ? Interloquée, je reste médusée devant le mail de ce salarié nourri aux croyances populaires sur le créateur d’entreprise.
Ok, courir les administrations pour obtenir, enfin, le « fameux » sésame pour se lancer dans l’aventure. Ce n’est pas de la rigolade. Et puis, la prospection, la cata des négos laborieuses, les impayés... Et dernièrement, mon premier entretien très angoissant chez l’avocat. Personne ne m’a promis le paradis quotidien sur la planète des Jeunes Entrepreneurs.
De petits tracas comparés à la liberté d’être mon propre patron ! Outre le fait de gérer mon emploi du temps à ma guise. Ce sont les rencontres enrichissantes qui me font avancer, les expériences inoubliables et la fierté de l’indépendance. Bref, tous ces bons moments professionnels qui ne me font pas regretter mon passé de salariée.
Stress or not stress ?
Image erronée ou légende urbaine. Le stress du créateur fait les couvertures. Tous les médias en font leurs choux gras. Et ça inquiète les néophytes de l’entreprenariat.
« Nous sommes tous passés par des petites galères mais le jeu en vaut la chandelle ! » clame mon entourage de solos révoltés.
Mon sac à dos était bien rempli au retour de ces excellentes vacances dans le Morbihan. En véritable aficionado de l’entreprenariat, j’ai profité de mon escapade estivale pour étoffer mon carnet d’adresses. Virus de l’entreprenariat quand tu nous tiens !!!
Infos et bigoudènes Pour tous ceux qui cherchent des informations sur le développement ou la création d’activité dans le charmant département 56, voici ce que j’ai trouvé : Odace, entreprendre en Morbihan « concrétisez votre projet ». La promesse est alléchante. La CCI56 propose, entre autres, une formation de sept jours avec un programme très complet pour lancer sa boîte dans la région. Un annuaire dynamique recensant toutes les entreprises de services dans ce département. 2 400 sociétés et 240 métiers référencés. Une campagne de prospection facile en quelques clics. Le site du club des créateurs et repreneurs d’entreprises du Morbihan. Un club créé en 1982 à Auray, où Maryvonne Trionnaire, la responsable Espace Entreprendre de la CCI délégation de Vannes m’a invitée chaudement. Pour moi, les rendez-vous sont d’ores et déjà pris pour l’automne. Yapluka !
"Les deux choses les plus importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise : sa réputation et ses hommes."
Citation d'Henry Ford, fondateur de la Ford Motor Compagny en 1903 et inventeur du fordisme, méthode d'organisation du travail.
"Le manager trop mou et le manager trop dur sont deux catastrophes"
Carlos Ghosn,
industriel franco-libanais né au Brésil, PDG de Renault-Nissan, quatrième groupe automobile mondial
par rapport à votre propre entreprise, de tester vos outils de communication, de recueillir l'avis de pairs expérimentés et d'enrichir votre réseau relationnel.
Pour ma part, j’adhère depuis peu à celui de la CGPME, pour ses tables rondes.
Rapprochez-vous de la chambre de commerce et d’industrie la plus proche de chez vous pour obtenir les coordonnées des clubs les plus impliqués dans votre région. Et puis, et comme toujours, interrogez votre entourage pour trouver l’association qui correspond à vos attentes.