Les affaires, ça fait parfois mal !
Vive le ciel bleu ! Je peux enfin ressortir de mon cahier ces quelques lignes écrites l'hiver dernier :
Du calme, oui, du calme. J'en ai encore les genoux qui tremblent et les mains moites, je continue de rester sous l'effet du déluge. La cause : je me suis copieusement faite insultée par une cliente. C'est le comble : elle me balade depuis des mois pour ne pas me payer, résilie le contrat sauvagement et, en prime, Madame...
m'injurie vertement. Le monde des affaires est impitoyable ! La cliente crée des fêtes prestigieuses avec petits-fours et champagne à volonté dans ses locaux somptueux, dépense sans compter et, quand le porte-monnaie est vide, trouve la bonne excuse : « Tiens, si je ne payais plus Barbara ! Ce n'est pas grave si elle perd six mois de chiffre d'affaires. » Et je dois fermer les yeux sur nos accords commerciaux ? Eh bien, non ! Un contrat est un contrat. Je suis conciliante, limite naïve, mais pas encore idiote. L'indélicate le respectera jusqu'au bout. Non mais !
Le plus risible dans tout ça est que la dame reconnaît que j’ai toujours été sympathique envers elle mais elle n'apprécie pas mon courrier recommandé dans lequel je lui rappelle ses obligations. C'est le monde à l'envers. Il ne faut pas tout mélanger. Ce n'est pas une copine. Les clients aussi ont des obligations. Elle a lu le contrat et a apposé sa signature. Je ne lui ai pas mis le couteau sous la gorge pour le signer !
Il est temps que je prenne un peu d'assurance pour ne pas me faire manger toute crue par ces requins expérimentés. « Et puis, si le solo ne s'affirme pas, c'est foutu », me certifie Jean-François Mallozzi, de 2RConseil, venu à ma rescousse.







Commentaires
C'est le piège du solo : la marge de manœuvre est parfois restreinte face à des géants qui ont des arguments "chocs".
Sinon, très bon BLOG... dommage qu'il n'y ait pas un peu plus de posts...
Postée le: Carla | août 6, 2007 9:14 PM
Je suis tombé dans une situation similaire de retard de paiement. Mais j'ai évité la lettre recommandée. J'ai essayé de gagner la sympathie de la secrétaire de direction qui gérait la facturation et après plusieurs échanges de mails et de coups de fil cordiaux, la situation s'est débloquée.
Dans ce genre de situation on comprend sa fragilité par rapport à des clients plus armés.
Il faut être conscient de cette fragilité et l'utiliser.
J'essaye aussi de multiplier les clients pour éviter que mon sort ne dépende que d'un seul compte.
Postée le: Kamel | août 7, 2007 9:38 AM
Je connais cette situation !
Une fois, j'ai eu le même cas et 30 000 € à aller chercher.
Une autre fois, c'est un partenaire qui m'a planté :
Résultat 300 000 euros pour ma pomme,je vous parle pas de la situation.
J'ai remis l'ouvrage sur le métier et suis reparti créer ma propre affaire.
Pour votre affaire, un passage au tribunal ne fait jamais de mal à celui qui ne respecte pas le droit ni la loi.
Le juge se chargera de rappeler à votre cliente ses obligations contractuelles.
Ne restez pas toujours en solo et travaillez en mutualisation de missions.
Vous avez plus de forces à plusieurs... solos ou partenaires.
Puis surtout, il faut dès le départ des relations commerciales, rappeler les règles du jeu économique et financier.
Le rôle, le statut, l'intention et l'engagement sont quatre piliers des affaires, qu'ils ne faut point négliger.
J'ai fait un article d'ailleurs sur la qualité de l'intention et de l'engagement qui dit en substance, que c'est par la qualité de vos pensées, paroles et actions que vous générez votre environnement économique et votre succès financier... votre pérennité dans les affaires.
C'est parfois difficile, douloureux, mais chaque jour nous apprend sur le terrain, que rien n'est acquis.
Alors, exerçons nos talents avec celles et ceux qui savent nous respecter comme professionnels.
Les autres, prédateurs ou irresponsables, n'ont qu'à aller voir ailleurs, si l'herbe est plus verte.
Ma plus grande joie d'entrepreneur est de revoir des personnes que j'ai soutenu, aidé, connu, revenir me voir après, 2 ou 7 ans notre dernier contact, pour continuer à développer de nouvelles affaires.
On peut pas plaire à tout le monde, et ceux qui veulent profiter de vous doivent savoir que vous ne les louperez pas !
Postée le: Daniel Maniscalco - Comunethic | août 9, 2007 12:46 AM
Et oui le monde des affaires est impitoyable tout comme les relations de travail ou c'est chacun pour sa pomme.
Aller courage et faut pas hésiter a mordre.
Postée le: Damien | août 13, 2007 11:46 AM
Bonjour,
Voilà; je me lance à mon tour!!!!!!!!!!
Dur dur; après avoir lu certains articles d'ici...
Je plaisante
A bientôt
Postée le: Christophe RENOUVEL | août 13, 2007 3:48 PM
La liberté des uns s'arrête à celle des autres, l'adage est bien connu... Mais dans la réalité, il est souvent difficile de devoir faire respecter à un client ses obligations contractuelles, surtout lorsque une relation amicale s'est instaurée et que celui-ci a pris une place importante dans la part de CA de la société. Diversifier son porte-feuille client est devenu une quasi obligation, car le respect, dans les affaires, s'arrête souvent à la porte des enjeux financiers. Cela permet, par la même occasion, de pouvoir choisir aussi ses clients ou de ne pas en avoir peur...
Postée le: Olivier | août 13, 2007 11:48 PM
Cela nous est arrivé à tous, quelle que soit notre spécialité.
J'ai du renoncer à plus de 17.000 euros en tout début d'activité (il y a 3 ans); j'ai failli renoncer... l'humiliation que j'ai ressentie d'avoir été sciemment utilisée par un client qui m'avait été recommandé a été difficile à "passer". Ce client était médiatiquement très connu et même si j'avais "blindé" mes contrats, je ne me sentais pas les reins assez solide pour l'attaquer en justice. Cela m'a servi de leçon et comme tout "échec", je le transforme rapidement en avantage ou en enseignement, cela est plus constructif que de se rétablir "dans l'attaque". La vengeance n'est pas mon plat préféré.
Aujourd'hui, mes règles de fonctionnement sont claires, et depuis je n'ai jamais eu à souffrir de retard de paiement : 1/ mes contrats ont été fait dans les règles de l'art avec un avocat français pour les missions en France et espagnol pour celles en Espagne 2/ Je ne démarre jamais une mission sans que le contrat soit signé et sans avoir perçu à minima 30% d'acompte (même pour les collectivités) 3/ Je n'ai pas peur de dire non à une mission que je sens "houleuse" même si elle peut rapporter "gros" 4/ Je m'entoure de partenaires et alliés pointus dans leur métier et avec qui je partage les mêmes valeurs (transparence interne, éthique, statut et rôle de chacun, respect de la confidentialité et du secret,solidarité et engagement total jusqu'à la fin de la mission).
En conclusion, j'ai envie de dire : n'hésitez pas d'imposer vos règles. C'est aussi un gage de qualité. Et si votre valeur ajoutée est démontrée par rapport au client, le paiement de la prestation n'est jamais un souci.
Postée le: VFG | août 20, 2007 4:21 PM
Personnellement j'ai trouvé deux solutions à ce genre de problème....
1) si les sommes en jeu ne sont pas très importantes, je suis de mèche avec un autre travailleur indépendant. C'est lui qui prend son téléphone, nouvelle voix pour le client, et il se fait passer pour un cabinet de recouvrement... A l'inverse je lui rends le même service quand c'est lui qui a un probleme... avantage : c'est plus facile de gérer un probleme financier pour les autres que pour soi et ça ne coûte rien.
2) si les sommes sont plus importantes, la lettre d'avocat (environ 150 €) et très souvent ça suffit à convaincre un client de payer... cela prouve votre détermination et montre que vous irez sans doute plus loin...
Avantages des deux solutions : ce n'est pas vous qui allez au front directement ce qui vous permet de rester très calme face à votre client.... voir même de vous abriter derrière des contingences comptables ou autre...
Bonne rentrée à tous.
Postée le: Bertrand | août 21, 2007 9:00 AM