Dans le conflit des marins pêcheurs du Nord Pas de Calais de la semaine dernière, on a vu des représentants de la CGT et de la CFTC réclamer une hausse des quotas. Des revendications de patrons puisque la revendication est avant tout d’ordre économique, même si l’argument de l’emploi est en toile de fond, dans les filets. Avec des quotas à la hausse, les emplois et les salaires sont en effet davantage garantis. Du moins à court terme car se pose alors la question de la légitimité de la revendication au regard du développement durable et des droits de l’environnement…
Mais bien entendu que ce sont des revendications de patrons puisque ce sont des patrons pêcheurs qui sont syndiqués à la CFTC et à la CGT. Les équipages sont réduits, les intérêts sont largement convergents, au point de ne faire qu’un au niveau revendicatif. L’équipe a un véritable sens. Quand il y a un problème interne, cela ne se règle généralement pas aux Prud’hommes.
Il doit être rare qu’un matelot décide se syndiquer à la CFTC alors que son patron adhère à la CGT. Vice et versa…
Voilà une originalité dans le paysage syndicale. Le résultat d’une tradition, d’une culture que l’on ne retrouve pas dans les PME terrestres. C’est en tous les cas un exemple de convergence entre patrons et salariés.
En méditerranée, la donne est radicalement différente sur les thoniers où les équipages sont bien plus importants. Les bons vieux clivages sont à l’affiche. Les patrons d’un côté, les salariés de l’autre. Chacun chez soi. Chacun son syndicat…
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