Le sommet de Copenhague sur le changement climatique concerne en premier lieu les politiques qui vont négocier. Plus que jamais, chacun à leur façon, les politiques et les représentants des ONG s’emploient à sensibiliser et impliquer les citoyens. L’internet prenant une place importante dans la panoplie des outils utilisés.
Lobbying oblige pour certaines, les entreprises restent très discrètes dans cette histoire tout en suivant des négociations internationales susceptibles d’influer sur leur modèle économique. Car la révolution verte tant espérée est source de nouvelles opportunités commerciales, de nouveaux emplois, tout en s’accompagnant de profondes restructurations pour les industriels n’ayant pas fait le saut technologique. Le tout avec quelques dérives où le respect de l’environnement permet de mieux faire passer la pilule.
Le site corporate de Total ne parle même pas du sommet de Copenhague et se contente de titrer le dernier numéro de sa revue "Energies" : "Automobile: la révolution tranquille." Les sites de PSA, Renault, EDF Suez ou encore GDF ne mettent pas non plus Copenhague à l’affiche. Areva semble l’une des seules grandes entreprises directement concernées à faire sa Une avec cette question "Quels enjeux pour la conférence de Copenhague ?" avec un lien vers le numéro spécial de son magazine "Alternatives".
- Début 2008, l’ONU a tapé du poing sur la table : 630 entreprises ont été exclues de son programme Global Compact (Pacte mondial, en français). Motif : une absence totale de communication sur une action de progrès dans le domaine de l’environnement ou du social depuis trois ans. Parmi les sociétés sanctionnées, 71 sont françaises. On trouve sur la liste Manpower France, Fiat France, Altedia, Schindler…
Du côté des syndicats, même discrétion. La CFDT est la seule confédération à mettre en avant les enjeux des négociations de Copenhague. Quelles sont les modalités du rapprochement entre les syndicats et les ONG sur fond d’approche sociétale ?. Des ONG qui vont de plus en plus s’inviter en interne dans les entreprises. La question d’étendre les prérogatives des CHSCT à l’environnement se pose…
Les ONG du collectif "L’ultimatum climatique" estiment que "l’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C."
Comment les entreprises impliquent-elles leurs salariés ?
- C’est le sujet des transports domicile-travail. Combien d’entreprises ont-elles mis en place un plan de déplacements ? combien prennent en charge la moitié du coût des titres d’abonnement de transport en commun partout en France ? Pas assez.
- Le télétravail s’intégre bien entendu dans la problématique du trajet domicile-travail. C’est avant tout une variable d’ajustement. Crise économique et développement durable expliquent un regain d’intérêt pour une pratique dont le décollage est attendu depuis 20 ans.
- Enfin, des entreprises essayent de mettre les comportements des salariés au diapason d’un discours environnemental. Certaines ont déjà franchi le pas de l’incitation financières et de l’intégration dans l’évaluation des compétences.
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