C’était une tradition en France : statut oblige, les cadres se devaient d’être mieux couverts en complémentaire maladie et en prévoyance que les non-cadres.
- Un cadre sur trois peut accéder par son entreprise à une assurance complémentaire aux garanties très élevées (notamment en dentaire et en optique) contre seulement un non-cadre sur cinq.
- Selon un récent bilan, sur 76 conventions collectives territoriales, seules 31 prévoient une cotisation de l’employeur pour la prévoyance des non-cadres et seulement au taux de 0,3 %, contre le taux minimum de 1,5 % pour les cadres. C’est pourquoi, les syndicats revendiquent dans cette négociation un taux minimum de 0,6 % pour les non-cadres.
Mais aujourd’hui ces privilèges ne passent plus et un mouvement d’harmonisation s’est amorcé dans certains secteurs comme la métallurgie et dans de grandes entreprises (Alcatel, Snecma, Dassault Aviation, EADS…).
Des exemples qui se multiplient mais qui, selon Mathias Matallah, président du cabinet de conseil en protection sociale Jalma, « touchent surtout pour l’instant les entreprises où les non-cadres ont de bons salaires. Plus la population employés-ouvriers est à faibles revenus, moins il est question d’harmonisation. C’est aussi en fonction du besoin de l’employeur. Les pénuries de main d’œuvre dans le BTP ont conduit à ce que les salariés de toutes catégories soient bien couverts ».

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