Résultats tagués entreprise 2.0

A l’heure où les réseaux sociaux d’entreprise internes sont devenus un sujet d’actualité pour les fonctions communication, ressources humaines et système d’information, on voit apparaître de nombreux avis, des prises de position sur le développement du collaboratif voire au-delà d’une nouvelle forme d’organisation d’entreprise, à savoir l’entreprise 2.0.

Dans de nombreuses conférences et publications, j’ai pris la posture d’indiquer que l’entreprise 2.0 n’était pas un ‘nouveau modèle’ mais bien plus une évolution de l’entreprise hiérarchique traditionnelle qui a connu dans les 20 dernières années des vagues continues de réformes (merci aux consultants…) : démarches TQM, le management par projet, le management ISO puis le management par processus, le kowledge management (avec peu de succès il faut bien le dire), les méthodes agiles, depuis peu les méthodes créatives (voir à ce titre Mosaic à HEC Montréal)…

Une évolution où les entreprises ont à la fois tenté de « digérer » ces démarches tout en s’interrogeant continuellement sur les formes nouvelles (et les plus efficaces) de transversalité hiérarchique et a hiérarchique…

Cette combinaison – complétée par la recherche de cohérence entre cette constellation de dispositifs – nous amène à l’émergence d’une entreprise duale. Une entreprise où hiérarchie et collaboration transversale coexistent ; où ouverture des frontières internes et externes de la firme se surajoute ; où le capital humain est crucial comme le capital social qu’il génère par l’interaction des collaborateurs…

C’est dans cette longue histoire des théories de la firme que le concept de communauté est apparu…

Qu’en est-il exactement ?

Le concept est dans la réalité très ancien ; sa mise en valeur en management et dans les usages numériques est plus récent. Il faut attendre en effet les travaux d’Etienne Wenger chez Xérox à Palo Alto dans la fin des années 80 pour que des communautés de pratique soient mises en exergue… L’arrivée d’Internet et des communautés de développeurs (principalement à l’origine de Linux) ont ensuite mis en valeur la richesse et l’intérêt du concept…

Les premiers espaces collaboratifs (souvent sous exploités ou étant essentiellement des réceptacles de documents) ont tenté de favoriser l’essor des communautés dans l’entreprise. Le caractère asynchrone et peu convivial de ces espaces a au final réduit la portée et les bénéfices des communautés…

Il a fallu attendre le développement technologique (et en termes d’usages) des réseaux sociaux externes puis internes pour que le concept de communautés retrouve une nouvelle jeunesse. Aussi, dès l’été 2009, le célébrissime Mintzberg annonce dans The Harvard Business Review qu’il est possible de voir dorénavant la firme comme une « communauté de communautés »…

On retrouve le principe de la dualité où s’entremêlent hiérarchie et tranversalité et où la communauté en formerait à la fois une émanation mais aussi un nouveau liant organisationnel… voire même une nouvelle source de valeur

Précisons ce que l’on peut entendre par communauté et leurs caractéristiques fondamentales.

Je réutilise ici certains des écrits produits il y a déjà 5 ans avec mes amis et anciens collègues de Strasbourg et d’HEC Montréal sur les communautés de savoir (cf. Gestion des Connaissances et Communauté de Savoir, Economica, 2006).

« Les communautés ne possèdent pas de frontières précises et elles ne relèvent d’aucune hiérarchie explicite qui serait à même de contrôler le respect de procédures ou la qualité du travail fourni. Les communautés intègrent des liens forts entre leurs membres. Ces liens sont fondés sur la passion et l’engagement de chacun des membres vers un objectif commun ou une pratique commune. Les notions de contrat et de rémunération incitative y sont alors secondaires, voire totalement absentes. »

« Les interactions entre membres d’une communauté sont gouvernées par des relations de confiance fondées sur le respect de normes (en partie propres à la communauté). La confiance pourra être mesurée par le fait que, face à des événements imprévus, le comportement des individus est guidé par le respect des normes établies au sein de la communauté et non par des schémas contractuels. »

« La répétitivité des interactions au sein des communautés réduit considérablement les comportements opportunistes) auxquels se substituent des “routines” entre les acteurs, des normes de coopération et des mécanismes de réputation. »

« La validation de connaissances produites est réalisée en premier lieu au sein de la communauté. Par ailleurs, les connaissances émanant de l’extérieur d’une communauté (la structure hiérarchique de l’entreprise, par exemple) est évaluée, examinée, réinterprétée (donnant lieu parfois à des “déviations créatives”) par la communauté avant d’être assimilée. »

« Les communautés ont des cycles de vie, de leur émergence à leur maturité et, éventuellement, leur mort. À chacune de ces étapes correspondent des structures spécifiques et des modes de production de connaissances particulières. »

Les communautés se distinguent encore des autres entités organisationnelles de la firme : business unit, entités fonctionnelles mais aussi groupes ou équipes projets.

Au sein même des communautés, on peut encore distinguer des communautés d’intérêt des réelles communautés de savoir.

La communauté est donc l’un des ingrédients fondamentaux de l’entreprise de demain et de l’entreprise 2.0 telle qu’elle peut être décrite par Andrew McAfee depuis 2006…

A suivre,

‘Work in progress’,

@fred_g_creplet on Twitter

[Comprendre la crise 3 ans après] Analyses, décryptages, perspectives – quel titre pour un billet de blog d’un début de  mois de mai 2011!

Oui quel billet! Quelle ambition également…!

« Non il faut raison garder ». Je ne vais pas chercher à décrire en un billet les grands mécanismes qui ont conduit à la crise de 2008… Je vais au contraire mettre en valeur deux auteurs qui ont récemment décrit deux dimensions :

- d’une part les modalités qui nous ont amenées à une telle grande crise,

- d’autre part quelques idées sur les modalités de sortie de crise de la France.

Le premier auteur est Nicolas BAVEREZ ; avocat, historien et économiste que l’on retrouve également régulièrement dans des Tribunes du Supplément Économique du Journal le Monde. Ce dernier a dans un récent ouvrage – Après le Déluge – mis en valeur les mécanismes qui ont conduit à la grande crise. Ce livre en donne une lecture de spécialistes lisibles et abordables par tout à chacun.

Baverez

Une analyse précise des principales caractéristiques de la France, de sa situation économique et de ses déficits est effectuée. Pour en une synthèse, je vous encourage à découvrir la vidéo ci-après réalisée dans le cadre d’un colloque Fondapol. L’approche est sans doute libérale mais donne avec pédagogie  les principaux défis des politiques pour les années à venir… dans un tel contexte de crise & de sortie de crise (?).

Le second auteur – qui cite d’ailleurs abondamment Nicolas Baverez dans son ouvrage – est Jean-Hervé LORENZI autre grand économiste français.

Son dernier ouvrage est très prometteur ; agréable à lire et donne une réelle nouvelle ambition pour la France. Dans cet écrit titré « Le Fabuleux Destin d’une Puissance Intermédiaire« , une lecture complémentaire de la crise est apportée comme celle d’une sortie de crise. On apprend par exemple que dans les dernières grandes crises (1870, 1929), la France a toujours eu davantage de difficultés à sortir de celles-ci contrairement au Royaume Uni ou à l’Allemagne…

Lorenzi

On apprend encore qu’avec conviction la France doit dorénavant se considérer comme une puissance intermédiaire avec de réelles ambitions et en admettant ses spécificités. L’auteur développe encore le fait qu’il est essentiel d’avoir confiance… et que les français en manquent sur certains points littéralement alors que sur un ensemble de dimensions ils témoignent régulièrement de leur ‘bonheur’ en grande majorité… Je vous laisse en complément découvrir cette vidéo de Lorenzi.


XERFI e-changes : Le fabuleux destin d'une… par GroupeXerfi

Les auteurs se rejoignent… la crise est là ; les explications sont convergentes ; il faut en finir avec le déclinisme (même si ce dernier était cher à Nicolas Baverez) ; il faut avoir confiance et penser une autre France demain.

Dans un an de nouvelles ambitions politiques seront permises aux français…

Saura-t-on, nous français, avoir confiance en nous, en nos spécificités tout en ayant confiance dans nos politiques ?

Saura-t-on aimer l’entreprise ? Saura-t-on comprendre positivement la globalisation ? Saura-t-on se différencier de l’Allemagne ou encore des BRICS ?

Autant d’enjeux qui nous concernent!

Un week end ensoleillé passé en province à proximité du Rhin et de la région la plus riche d’Europe aux taux de croissance et de chômage à nous faire pâlir nous français… L’Alsace et son ‘ex capitale européenne’ endormie d’une part et de l’autre côté le Bad Wurtemberg et son dynamisme industriel, scientifique… et écologique…

Je suis parti avec un ouvrage de mon cher ami Michel GODET dans mes bagages… Le dernier en plus récupéré in extremis vendredi après midi chez mon libraire préféré.

Quel est le lien avec mes premières remarques liminaires et ma description de l’ancien pays de Bade ?

L’ouvrage de Michel GODET dénommé ‘Bonnes Nouvelles des Conspirateurs du Futur‘ commence – comme bon nombre de ces écrits du dit auteur, professeur au CNAM et spécialisé en prospective, en entrepreneuriat et en langage provocateur et décalé – par un riche constat sur la France…

Et là par comparaison, par rapport à mon voisin du moment – je peux parler à nouveau du Bad Wurtemberg – les faits sont là…

Michel GODET

Économie, démographie, immigration, intégration (avec la formule fort originale, provocatrice et évocatrice: « quand il y a trop de sable, le ciment ne prend pas!  (P. 50) »), contexte social, déficit budgétaire, temps de travail, …, tout y est décrit.

On retrouve de nombreuses études poursuivies par Michel GODET dans ses précédents ouvrages mais avec cette fois une forte note d’optimisme et de croyance dans la nécessaire confiance que les citoyens français DOIVENT avoir dans leur avenir…

Certes, comme le mentionne Geert Hostede (cf. Cultures et organisations, Pearson Education, 2010): « les Français se caractériseraient par la rigidité de leur rapport à la hiérarchie ainsi que par la crainte de l’incertitude et du changement » voire sont pour d’autres ‘ingouvernables »…

Michel GODET se pose en opposition à ces principes et dires en mentionnant que le capital humain que sont les français sont pour demain une réelle chance et que pour cela il faut avoir confiance en l’avenir, dans la société de demain, dans l’entreprise de demain, dans les territoires, quel qu’ils soient…Naturellement, des mesures courageuses sont à prendre; des transformations silencieuses (non pertinentes naturellement pour l’instantanéité du web et les journaux de 20 heures!) à engager…

Enfin, il va au-delà en le démontrant au travers de témoignages de 14 conspirateurs du futur qui donnent en effet confiance dans ce que peut permettre la France, notre société, notre économie… De beaux ‘faits stylisés’ diraient mes amis universitaires suivant des cas empiriques…

Stickers design deco by ilodeco(Penser à l’avenir c’est aussi avoir l’esprit dans les étoiles, Stickers by Ilodéco, Boutique déco et design)

Vous qui serez aussi sans doute en congés ou en week end dans les prochains temps du présent printemps, cet ouvrage donne à réfléchir mais aussi à agir! Bonne découverte et Merci Michel pour ce recueil de Bonnes Nouvelles!

[Ce soir, je souhaite citer un article fort intéressant sur une nouveauté Google... produit par Luc Lespérance, jeune expert sur les problématiques de réseaux sociaux au Canada]. Je le remercie vivement pour cette production dont le billet original a été produit la semaine passée sur le blog dans lequel il intervient.

Ci-après le billet de Luc :


L’objectif du moteur de recherche de Google est d’afficher le pus rapidement possible l’ensemble des résultats les plus pertinents d’une recherche.

Cette pertinence, il y a quelques années, était évaluée selon des critères assez techniques : les métas données choisies, les mots affichées dans la page, l’utilisation des balises HTML, etc.

Toutefois, depuis l’émergence du web social et des services « 2.0 », la pertinence est de moins en moins évaluée sur des critères techniques et de plus en plus sur des critères relationnels.

Lampe design by ilodeco(le +1 de Google: une idée lumineuse ou de rattrapage ? – Lampes design by ilodeco)

Ces derniers ont l’avantage de mettre en emphase la notion de sens. Par exemple, si l’ami d’un internaute a trouvé pertinent un article et qu’il l’a « liké » ou partager sur ses réseaux, il y a de fortes probabilités que ce même article ait davantage de sens pour l’internaute en question que tout autre article sur le même sujet.

À cet effet, Google avait introduit dès 2009 « Google Social Search », un algorithme de recherche avancée permettant d’afficher les résultats les plus pertinents en fonction des connexions d’un internaute, de ses amis en ligne et de ses contacts. Graduellement, des contenus de différents médias sociaux – Flickr, YouTube, des blogues personnels d’amis, etc – ont été indexés aux résultats affichés par Google.

Aujourd’hui, Google poursuit sa progression – lente mais prudente – vers la recherche sociale et propose une nouvelle fonctionnalité : le bouton « +1 ». Ce bouton est en quelque sorte un concurrent – voire un complément – du bouton « Like » (ou « J’aime ») de Facebook.

 

Selon Rob Spiro, chef de produit chez Google, l’objectif de ce bouton est de dire « this is very cool ». En d’autre mot, il permet d’afficher publiquement ce qu’aime un internaute. Selon M. Spiro, le web est un espace très vaste et les avis de nos amis – soit les « +1 » – vont permettent d’aider la navigation à tout internaute.

Enfn, les boutons « +1 » ne sont pas intégrés à Twitter ou Facebook, ils sont affichés lorsqu’un internaute exécute une recherche sur le moteur Google. Ils apparaitront également près des annonces et des pages affilées de Google.

La question qui est soulevée maintenant est de savoir jusqu’à quel point « social » pourra devenir Google. Est-ce une menace ou un complément des fonctionnalités « 2.0 » actuellement disponible sur les médias sociaux du web ? Qu’adviendra-t-il de Facebook et de la pertinence de son bouton « Like » ?

Auteur : Luc Lespérance

Démarrons la semaine avec H. Lachmann et une réelle question autour de l’innovation!

On ne présente plus Henri Lachmann… Il m’arrive de le croiser au Comité de Campagne de la Fondation de l’Université de Strasbourg quelques fois par an. Un grand monsieur ; un homme d’une grande sagesse ; un alsacien de Paris détenant une réelle vision et de réelle conviction profonde pour la France, son économie et ses entreprises.

On connaît bien Henri Lachmann chez Schneider Electric ; on le connaît moins comme membre de l’Institut Montaigne.

C’est à ce titre, que j’ai trouvé cette vidéo pédagogique et motivée liée aux interrelations entre Innovation & économie…

Naturellement c’est un vaste sujet de théorie économique mais quel sujet!

Ecoutons donc l’approche éclairée de ce ‘monstre’ du capitalisme français…


Henri Lachmann : l'innovation, le moteur de… par institutmontaigne

A propos du blog

Bienvenue sur ce blog, destiné à l'entrepreneur-manager de PME, dirigeant d'entreprise, et responsable de collaborateurs, à la fois gestionnaire et capitaine d’activité. Après le fordisme du début du 20ème siècle, quelles sont les nouvelles formes de travail, entre le web collaboratif, les bureaux virtuels, les bureaux partagés et le télétravail ?Qu'est-ce que le management de proximité ? Comment développer l'esprit d'innovation des petites aux plus grandes organisations. Comment combiner en tant qu’acteur du changement interne votre capacité à explorer de nouvelles pratiques et exploiter les ressources internes de votre organisation ? Comment innover et gérer ? Comment être dans vos pratiques quotidiennes à la fois un entrepreneur et un manager ? (Ce blog s’adresse donc à toutes les personnes qui s’intéressent aux questions de stratégie et de développement d’entreprise mais aussi aux questions d’innovation, de création de connaissances, de technologies de l’information et plus largement de transformation des organisations).

Derniers commentaires

Archives

S'abonner au flux de ce blog

[De quoi s'agit-il?]