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A l’heure où la collaboration et le travail d’équipe sont plus que jamais des préoccupations majeures dans les entreprises, la nouvelle est tombée : Cisco est en train de démanteler sa structure basée sur les « councils and boards » (des conseils et comités). Cette appellation laisse entendre que les groupes projets n’étaient pas parmi les objectifs de Cisco, bien que ces comités aient eu pour but d’accélérer les processus et de stimuler l’innovation en créant des groupes trans-fonctionnels.

En effet, au lieu de réorganiser sa structure en groupes « projets », ou en mettant en place une organisation matricielle, Cisco a simplement créé des conseils recouvrant la structure déjà existante. Les conseils et comités ainsi formés avaient leur propre hiérarchie ; en l’absence d’une charte en réglementant l’organisation, certains managers étaient impliqués dans 14 conseils différents ! Si cette structure peut fonctionner dans des organisations qui envisagent l’avenir sur plusieurs décennies, dans le cas de Cisco elle s’est avérée être un frein plutôt qu’un catalyseur. C’est dans ce cadre, et afin de clarifier les choses que Rosabeth MOSS KANTER propose d’examiner le réel sens de « travail d’équipe ».
L’aspect principal que l’auteure met en lumière est que si le travail d’équipe permet aux employés de gagner de l’importance dans l’entreprise, et que les organisations adoptent une hiérarchie davantage horizontale que verticale, cela ne signifie pas pour autant la fin de la division des tâches ni la disparation d’une autorité supérieure chargée de prendre les décisions. L’équipe observée par R. Moss Kanter partait du principe que le travail d’équipe signifiait que tout le monde faisait tout, et qu’il fallait discuter de tout avec chacun avant de prendre la moindre décision. Bien évidemment il en résultait une perte de temps considérable ; personne n’avait de réelle responsabilité (aucun responsable, aucun coupable en cas d’erreur !), personne n’avait de tâche assignée. Cette confusion générale a pris fin lorsque les tâches ont été clairement réparties entre les membres ; la clarification du plan d’action (qui fait quoi, pourquoi, comment et pour quand) a permis de réduire le nombre de réunions nécessaires au bon déroulement du projet. Au fur et à mesure de l’avancement des tâches, de nouveaux rôles et responsabilités ont pu être établis.
« Des équipes sans leader ! », voilà la gageure fièrement prônée par Cisco au départ. Aucune équipe ne peut se passer d’un leader, aussi collaborative fût-elle ! Même les plus grandes équipes sportives ont une répartition très claire des rôles et un objectif commun : ainsi chacun fait ce qu’il sait faire le mieux, tout en sachant exactement comment travaillent ses collègues. La cohésion est totale, le groupe sait avancer et s’adapter rapidement à une nouvelle situation ; tout le monde collabore, en bonne intelligence.
Le travail d’équipe tel que défini par R. Moss Kanter semble se rapprocher du travail coopératif ; celui-ci consiste en la somme de contributions individuelles qui constituent le travail de groupe, chacun ayant un rôle et une tâche assignés. Cette organisation du travail est cependant trop restrictive au regard des évolutions « collaboratives » (réseaux sociaux d’entreprise, portails collaboratifs, etc.) de ces dernières années ; les organisations et leurs managers ne peuvent plus se contenter d’un simple travail coopératif. Il y faut introduire une nuance : le travail d’équipe ne se limite à pas une stricte répartition des tâches, mais induit davantage de communication et de suivi des tâches. Le travail collaboratif ne peut certes pas se passer définir des tâches et des responsabilités – faute de quoi cela peut rapidement devenir le chaos – mais une latitude supplémentaire et un esprit de groupe renforcé sont la clé de la réussite.

Article original publié par Rosabeth Moss Kanter

(Article co produit avec Galadriele ULLMER).


La rentrée approche ; les réflexions sur les projets 2012 / 2013 vont s’engager…

Je choisis cette semaine une thématique majeure, trop souvent commentée sous un angle ‘marketing’…, le travail collaboratif au travers de solutions 2.0 (réseaux sociaux d’entreprise, solutions collaboratives, …).

J’ai repris pour ce faire un article d’Erwan Guiziou du blog de veille de VOIRIN Consultants… Je mets en valeur par mon blog ses conseils et conclusions… ci-après. Merci Erwan!

Vous aviez pourtant tout planifié : Une étude des besoins en impliquant toutes les dimensions de votre organisation (à tous les étages), un système cible bien défini, une implication du management et du sponsor, un cahier des charges bien écrit, un bon intégrateur après une sélection scrupuleuse, un déploiement dans les temps, un plan de conduite du changement avec force communication, formation, etc. Bref, tout pour avoir un retour sur investissement digne de ce nom (ce ROI qu’il avait d’ailleurs fallu défendre devant le directeur administratif et financier).

Mais rien à faire. La solution de réseau social d’entreprise / portail collaboratif mise en place ne décolle pas. Le nombre d’utilisateurs stagne désespérément. Pourtant, la solution SharePoint n’est pas la pire du marché, loin de là. Alors peut-être faudrait-il revoir certains éléments de la mise en place. Peut-être la population choisie pour ce pilote n’est pas la bonne (c’est vrai, le choix du département finance à un mois de la clôture n’était peut-être pas judicieux). Mais peut-être que tout simplement, que quand vous « chassez le naturel, il revient au galop ». Et vos collaborateurs utilisent toujours cet outil ancestral qu’est l’email…

Alors la solution que nous avons vue ce mardi pourrait fournir un début de réponse. La société startup Calinda Software (12 personnes, reconnue par Microsoft comme une des 50 startups les plus prometteuses au monde) édite des produits qui tentent de booster l’adoption d’une plateforme de collaboration (ici SharePoint) : MailSpace, Mindup et SocialFactor.

Cette société est partie du triple constat que :

  • beaucoup de personnes souhaitent collaborer avec un réseau situé en partie en dehors de l’organisation
  • le coût de la mise en place d’un Extranet est non négligeable
  • l’email reste toujours et encore très utilisé

Ses solutions interceptent les e-mails échangés, stockent les éventuelles pièces jointes sous SharePoint, les suppriment dans l’email et les remplacent par un lien (vers SharePoint). Il est également possible de « mapper » les conversations e-mail vers un outil graphique.

On peut donc visualiser l’historique d’une conversation email et, où c’est à mon avis le plus intéressant, exporter cette conversation email vers Word (entouré rouge sur l’image). Ce qui permet par exemple de sélectionner facilement les passages intéressants pour un compte-rendu, sans chercher des heures le bon email avec la pépite d’info intéressante.

Il est enfin possible de transférer une conversation entière à un collaborateur (qui vient de rentrer sur le projet par exemple) et d’écouter (ou non) une conversation.

En dehors du bénéfice d’augmenter naturellement le trafic sur la plateforme SharePoint (ce qui suffit peut-être à justifier l’achat d’une telle plateforme), il existe une réelle économie sur le stockage : une étude indépendante (certes citée par Calinda) indique qu’un Mo envoyé par email se retrouve à peser 50 Mo à l’arrivée du fait du stockage à 3 mois, 6 mois, etc. et de l’archivage.

Le déploiement se fait par contagion, en formant les profils qui en ont un bénéfice immédiat (type chef de projet multiple ou managers qui ont à gérer beaucoup de mails). Ceux-ci intègrent les autres petit à petit (rappelez-vous comment vous avez été invités dans votre réseau social la première fois).

Il a été annoncé que la prochaine version de l’outil intègrera les messageries instantanées.

En bref, un outil plutôt novateur et surtout qui tient compte des habitudes des usagers. Reste à essayer l’outil et voir s’il tient ses promesses mais le chemin vers une utilisation plus optimale de votre plateforme collaborative pourrait se dessiner.

A suivre… dont par exemple par un séminaire du conduite du changement et travail collaboratif le 29 septembre prochain à Paris
Auteur : Erwan GUIZIOU

Quelques minutes d’interruption de la déconnexion numérique de l’été 2011… pour vous faire part de plusieurs coups de coeur:

- en premier lieu un coup de coeur gastronomique: le meilleur rapport « qualité prix » de la Côte d’Azur… Le Café de la Fontaine, à la Turbie sur les hauteurs de Monaco… Exceptionnel…. Je l’ai découvert il y a plusieurs années par le biais d’un article du Journal Le Monde… J’y suis allé plusieurs fois quelque soit les saisons… Un régal et pour une addition à 4 ne dépassant pas les 100 €uros avec enfants! Il faut demander conseil pour les vins au grand sommelier (par la qualité et la taille) qui parfois fait preuve de beaucoup d’humour! Allez-y! Attention il faut réserver.

- ensuite un coup de coeur pour un blog que j’ai omis de citer fin juillet… Le blog d’Emilie Ogez… Un réel blog enrichissant, avec des sujets de fond et de forme du 2.0, de l’entreprise 2.0 et d’un certain nombre de déterminants de l’entreprise de demain

- et enfin, au titre des coups de coeur de l’été, une jolie boutique de déco et de design qu’il m’arrive de citer… ilodeco.  De beaux objets!

Le dernier sujet que je souhaitais mettre en valeur: la crise Grecque ! Quelles faiblesses de l’Europe! Quelle démonstration de la non gouvernance politique européenne!  Quel krach à venir ? A ce titre, je vous laisse découvrir un billet de Claude Bébéar, Président de l’Institut Montaigne daté du 1er août dernier… donnant un éclairage complémentaire…

Je reprends après plusieurs semaines d’absence la mise à jour de mon blog…
Depuis le mois de mai, mon activité extra professionnelle a été très riche et il a fallu à la fois prioriser et aussi prendre un peu de recul sur l’Entreprise de demain…

Quelles sont les actualités que je propose de vous partager en ces quelques semaines de mise au vert rédactionnelle ?

Elles sont par nature plurielles ; elles concernent le numérique, le développement des PME et leur compétitivité et enfin la participation à la création d’un Lab des Usages.

Le numérique - après un passage au E G8, la présentation des grands principes du rapport de l’Institut Montaigne que j’ai coordonné sur les défis du numérique -  celui-ci a été publié en version Web en attendant la version papier au courant de l’été. Une dizaine de propositions ambitieuses pour la France ont été argumentées ; elles sont pragmatiques et ont comme finalité une plus grande compétitivité de la France. Un mot particulier à Michel VOLLE le Président du Groupe de travail pour son énergie et ses qualités humaines dans la finalisation de ce travail collaboratif et créatif!

Les PME - j’ai assisté à une soirée Libres Echanges forte intéressante à l’Institut Montaigne au courant du mois de mai sur la « pré présentation » d’un rapport sur cette catégorie en France. Les thèmes traités : leur croissance, leur financement,  leur faible présence à l’export (il suffit de voir les 300 000 PME / ETI allemandes contre les 90 françaises!)… Le rapport est sorti la semaine passé ; un très bel ouvrage ; des propositions concrètes à nouveau!

Et enfin, le Lab des usages issu des réflexions relatives à la chaire de créativité conjointe avec l’Université de Strasbourg et les entreprises SALM et Socomec. Ce lab est globalement unique car il a pour ambitions d’étudier les nouveaux enjeux des usages du numérique… Une première enquête est en cours sur un échantillon de 1000 personnes sur le poste de travail du futur

[Comprendre la crise 3 ans après] Analyses, décryptages, perspectives – quel titre pour un billet de blog d’un début de  mois de mai 2011!

Oui quel billet! Quelle ambition également…!

« Non il faut raison garder ». Je ne vais pas chercher à décrire en un billet les grands mécanismes qui ont conduit à la crise de 2008… Je vais au contraire mettre en valeur deux auteurs qui ont récemment décrit deux dimensions :

- d’une part les modalités qui nous ont amenées à une telle grande crise,

- d’autre part quelques idées sur les modalités de sortie de crise de la France.

Le premier auteur est Nicolas BAVEREZ ; avocat, historien et économiste que l’on retrouve également régulièrement dans des Tribunes du Supplément Économique du Journal le Monde. Ce dernier a dans un récent ouvrage – Après le Déluge – mis en valeur les mécanismes qui ont conduit à la grande crise. Ce livre en donne une lecture de spécialistes lisibles et abordables par tout à chacun.

Baverez

Une analyse précise des principales caractéristiques de la France, de sa situation économique et de ses déficits est effectuée. Pour en une synthèse, je vous encourage à découvrir la vidéo ci-après réalisée dans le cadre d’un colloque Fondapol. L’approche est sans doute libérale mais donne avec pédagogie  les principaux défis des politiques pour les années à venir… dans un tel contexte de crise & de sortie de crise (?).

Le second auteur – qui cite d’ailleurs abondamment Nicolas Baverez dans son ouvrage – est Jean-Hervé LORENZI autre grand économiste français.

Son dernier ouvrage est très prometteur ; agréable à lire et donne une réelle nouvelle ambition pour la France. Dans cet écrit titré « Le Fabuleux Destin d’une Puissance Intermédiaire« , une lecture complémentaire de la crise est apportée comme celle d’une sortie de crise. On apprend par exemple que dans les dernières grandes crises (1870, 1929), la France a toujours eu davantage de difficultés à sortir de celles-ci contrairement au Royaume Uni ou à l’Allemagne…

Lorenzi

On apprend encore qu’avec conviction la France doit dorénavant se considérer comme une puissance intermédiaire avec de réelles ambitions et en admettant ses spécificités. L’auteur développe encore le fait qu’il est essentiel d’avoir confiance… et que les français en manquent sur certains points littéralement alors que sur un ensemble de dimensions ils témoignent régulièrement de leur ‘bonheur’ en grande majorité… Je vous laisse en complément découvrir cette vidéo de Lorenzi.


XERFI e-changes : Le fabuleux destin d'une… par GroupeXerfi

Les auteurs se rejoignent… la crise est là ; les explications sont convergentes ; il faut en finir avec le déclinisme (même si ce dernier était cher à Nicolas Baverez) ; il faut avoir confiance et penser une autre France demain.

Dans un an de nouvelles ambitions politiques seront permises aux français…

Saura-t-on, nous français, avoir confiance en nous, en nos spécificités tout en ayant confiance dans nos politiques ?

Saura-t-on aimer l’entreprise ? Saura-t-on comprendre positivement la globalisation ? Saura-t-on se différencier de l’Allemagne ou encore des BRICS ?

Autant d’enjeux qui nous concernent!

A propos du blog

Bienvenue sur ce blog, destiné à l'entrepreneur-manager de PME, dirigeant d'entreprise, et responsable de collaborateurs, à la fois gestionnaire et capitaine d’activité. Après le fordisme du début du 20ème siècle, quelles sont les nouvelles formes de travail, entre le web collaboratif, les bureaux virtuels, les bureaux partagés et le télétravail ?Qu'est-ce que le management de proximité ? Comment développer l'esprit d'innovation des petites aux plus grandes organisations. Comment combiner en tant qu’acteur du changement interne votre capacité à explorer de nouvelles pratiques et exploiter les ressources internes de votre organisation ? Comment innover et gérer ? Comment être dans vos pratiques quotidiennes à la fois un entrepreneur et un manager ? (Ce blog s’adresse donc à toutes les personnes qui s’intéressent aux questions de stratégie et de développement d’entreprise mais aussi aux questions d’innovation, de création de connaissances, de technologies de l’information et plus largement de transformation des organisations).

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