Nous connaissons tous la technique du benchmarking, formidable levier de comparaison au sein de l’entreprise. C’est l’outil à la fois du consultant et celui de nombreuses directions générales qu’elles soient du secteur public ou du secteur privé!
Cette technique consiste à étudier et analyser les techniques de gestion, les modes d’organisation, etc., d’autres acteurs afin de s’en inspirer et d’en retirer le meilleur. Cela doit donc très clairement éclairer vos décisions stratégiques!
Ce processus continu de recherche, d’analyse comparative, d’adaptation et d’implantation des meilleures pratiques améliore ‘théoriquement’ la performance des processus dans une organisation.
Depuis peu, une autre pratique ingénieuse, qui s’inscrit dans la continuité du benchmmarking, trouve sa place parmi les techniques d’amélioration des organisations : le benchlearning.
Le benchlearning désigne le processus d’apprentissage des meilleures pratiques identifiées par le benchmarking, (en interne ou en externe). Cette démarche repose sur l’acquisition des connaissances sur les bonnes pratiques et les retours d’expériences positifs et négatifs d’autres entités. Ce processus de benchlearning intègre des mécanismes de transformation des connaissances individuelles en connaissances collectives…
Certains affirment que l’on est proche des modes de conversion de Nonaka et Takeuchi… Ces derniers auteurs dans leur célèbre ouvrage ‘The Knowledge Creating Company’ démontraient comment à partir de connaissances tacites d’individus dans un contexte il est possible à la fois de créer de la connaissance organisationnelle, de les enrichir et de les rendre explicites…
Moralité…
Le benchmarking et le benchlearning doivent sans doute se compléter dans nos approches…
Il est indispensable d’avoir des bases de comparaison formelles avec des indicateurs tangibles et intangibles discriminants (le benchmarking) mais d’aller aussi au-delà en tentant de développer des partages de connaissances entre des organisations comparables et pas nécessairement concurrentes… (le benchlearning).
Perspectives et nouveaux usages
Dans ce cadre, les outils Web 2.0 voire les communautés de savoir ont leur rôle à jouer…
En effet, par le biais des réseaux sociaux, n’est-il pas possible aussi bien interne à une organisation (écosystème Intranet) qu’en dehors de réussir à tisser des liens de confiance pour apprendre des autres sur des objets donnés…
On ne se limite pas alors à comparer des structures, des résultats, des modes opératoires et autres process mais aussi des retours d’expériences, des échecs, des impressions, etc., soit autant de connaissances tacites qui seront sources de valeur!
En conclusion!
Ne déployer pas uniquement dans vos entreprises que du benchmarking… mais réussissez à apprendre à apprendre de leurs résultats ! Réussissez à engager des actions concrètes! Réussissez à prendre du recul sur les résultats, c’est aussi cela apprendre et transposer dans votre réalité!
Sources :
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Nonaka I. et H. Takeuchi, The Knowledge-Creating Company: How the Japanese Companies Create the Dynamic of Innovation, Oxford University Press, New York, NY, 1995.
- Crédit photo : Lampes : boutique déco et design ilodéco (http://www.ilodeco.com).







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