Échapperez vous au « burn out » estival ?

Jean-Louis Muller, publié le

A votre retour des dernières vacances, votre espace de travail à changé sans que personne ne vous prévienne. En janvier dernier, votre employeur vous a annoncé un gel des salaires. Alors que vous meniez un projet dit stratégique, celui ci à été abandonné au profit d’une autre priorité confiée à l’un de vos collègues. Votre promotion tant attendue et méritée vous a été refusée. Vous avez reçu de nombreuses réclamations de clients mécontents alors que vous n’y étiez pour rien. Le serveur de votre entreprise s’est  » planté » plusieurs fois. Les embouteillages, chaque matin et chaque soir étaient interminables. Vous fûtes maintes fois bloqué ou retardé par des grèves de transports. Votre entreprise a adopté dans un programme de  » lean management » . Vous avez subi des tentatives de déstabilisation de la part de votre manager. Vous ne comptez plus les journées intenses où vous aviez l’impression de travailler  » comme un bête » en n’avançant sur rien. Vos collègues n’ont pas arrêté de vous interrompre lorsque vous traitiez des dossiers importants. Vous avez du annuler plusieurs fois des soirées entre amis, au théâtre ,au cinéma et au concert. Vous avez eu le sentiment de délaisser les études de vos enfants et votre conjoint(e) vous reproche de vous consacrer uniquement à votre vie professionnelle…
Et pourtant, vous avez survécu à tous ces stress et vous comptez profiter pleinement de vos vacances. Mais le  » burn out » n’est pas seulement un syndrome professionnel, il touche aussi la vie hors travail. Quelles sont les agressions dont il convient de se protéger pendant les vacances?
Les enfants qui se chamaillent à longueur de journée, les prix exorbitants des restaurants et des supermarchés, le flot incessant de touristes, les plages ou les chemins de randonnée bondés, les méduses ou les moustiques. N’oublions pas du bruit incessant jusqu’à deux heures du matin des bars en bas de la rue et des voitures ou motos pétaradantes. Et votre conjoint(e) , érotisé par les vacances qui veut faire l’amour à tout moment. Et pour clore le tout, vos pensées qui vagabondent vers des préoccupations professionnelles.
Réalité ou fiction?

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2 commentaires

Emmanuel

Le « burn out », ou le « nervous breakdown » selon les Tontons Fingueurs guette de nombreux managers qui ne connaissent pas leurs limites et/ou qui ne les respectent pas. L’été est aussi propoce au « burn out » car sorti du travail, l’enui guette certains exités de la réunionnite….. et il n’y a plus de responsabilité ni de role à tenir dans la journée, ou en tous cas, cela semble moins exitant.

En somme, les vacances et leur cortège de « Lacher Prise » peuvent s’avérer bien risquées pour un manager qui n’aura pas anticipé et pris le soin de décélerrer quelque peu avant l’arrèt complet du train du travail ; de mème pour celui qui n’aura développé que peu d’intèret pour sa vie personnelle et sa vie familiale.
L’angoisse de la journée blanche le guette ; survivra t il dans des conditions acceptables jusqu’a la rentrée…..?

Suspense……. Bonne vacances à tous !
Emmanuel


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Bernard CESSIEUX

Cet article illustre parfaitement la nature du stress dont le burn-out est une forme soudaine et extrême. Le stress est une réponse de notre organisme à des stimulations émotionnelles, physiques ou psychiques. Ces stimulations peuvent être heureuses ou malheureuses… Sur le plan du stress, l’organisme ne fait pas le tri entre un footing un peu trop long, un repas gras trop arrosé ou une libido débridée et des enfants trop bruyants, un client exigeant et un collègue déprimant. (Un cheval dont le cavalier a pour mission de délivrer un pli militaire fait-il la différence avec un cavalier qui va chasser pour son plaisir?)

L’accumulation abusive de stimulations, bonnes ou mauvaises, sont à l’origine du « sur-stress » qui conduit au burn-out.

Le secret? Partir en vacances détendu. Les vacances ne sont pas faites pour se déstresser du travail. Les gens qui attendent les vacances pour se déstresser sont comme ceux qui attendent la retraite pour commencer à vivre. quelle idée ? L’idée est officialisée depuis longtemps dans ce dictons : « Qui veut voyager loin ménage sa monture »
Déstresser tout au long de l’année, comment faire ? Vivre des temps calmes, de temps en temps, respirer consciemment plusieurs fois par jour, souffler profondément.
La conduite humaine est comme la conduite automobile … Il y a ceux qui attendent d’avoir crevé pour regonfler les pneus… et les autres. A l’heure où on a fiabilisé les valves et les membranes de pneus pour que les crevaisons soient exceptionnelles, on a oublié que l’organisme humain n’est pas « increvable ».


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A propos de l’auteur


Jean-Louis Muller

Expert auprès de Cegos, leader européen du conseil et de la formation au management , Jean-Louis Muller intervient sur les offres internationales « Leadership » , « Change » et « Time » ainsi que du développement de la multimodalité. Il accompagne des équipes dirigeantes lors des transformations de leurs entreprises ou de leurs organisations publiques. Il contribue à la diffusion des démarches sytémiques auprès des managers et chefs de projets.

En parallèle, il est chargé de cours à l’université Paris 9 Dauphine où il conçoit et anime deux modules du Master Management Global.

Auteur de nombreux ouvrages, il dirige également depuis sa création en 1998, la collection « guides pratiques Cegos » chez ESF éditeur.

Il a coordonné le « guide du management et du leadership » paru récemment chez RETZ.

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