Comment se mettre dans de bonnes dispositions pour profiter au mieux d’un coaching ?

Jean-Louis Muller, publié le

Vous souhaitez compenser l’un ou plusieurs de vos travers ou  développer des compétences. Vous estimez qu’un regard extérieur peut vous être utile. Vous possédez déjà de bonnes connaissances en management mais vous voulez adopter de nouvelles postures personnelles. Vous reconnaissez vos faiblesses, mais vous n’avez pas envie de les mettre en scène lors d’un séminaire de formation. Vous estimez que votre entourage professionnel n’ose pas vous faire des feedback pertinents. Vous êtes éligible au coaching.

Quels sont les points de vigilance pour optimiser votre démarche ?

Au début est votre projet : quels résultats voulez vous obtenir, quels sont les critères qui vous feront dire que vous avez obtenu les résultats escomptés. Vous êtes le propriétaire de votre projet, le coach peut vous aider le clarifier, mais en aucun cas vous dire quel serait le meilleur projet pour vous.  Restez un sujet et non pas un objet. Dites clairement ce que vous voulez et surtout ne demandez pas au coach ce qui serait bon pour vous. Soyez prêt à dévoiler vos émotions, vos doutes, vos hésitations au coach. Pour se faire, un courant de confiance doit passer entre le coach et vous. Sauf si vous êtes le grand patron de votre entreprise, le coaching doit démarrer par un contrat à trois. Un contrat entre vous et votre manager pour clarifier les progrès à réaliser. Un contrat entre vous le  coach qui stipule que vous pouvez stopper le coaching après 2 séances, et que le coach peut aussi décider d’arrêter. Un contrat entre votre manager et le coach qui vérifie que les compétences du coach sont certifiées  et que l’anonymat est garanti. Vérifiez que le coach est bien affilié à une association reconnue et qu’il est lui-même supervisé.

Pour vous assurez que le coach est un vrai professionnel, assurez vous qu’il vous pose des questions qui font émerger votre réflexion. Méfiez vous de celui qui répète : « il faudrait que vous vous y preniez comme cela » ou « à votre place, je ferais.. ». Ce sont les bonnes questions du coach qui produisent de l’intelligence et non les réponses du coach à vos questions. Une astuce consiste à chronométrer le temps de parole de chacun lors de la première séance. Si vous parlez plus que le coach, c’est un bon signe. L’inverse est une alerte.

Méfiez vous du coach « gourou » qui certes vous charme mais limite votre autonomie. Attention aussi au coaching « psy » qui investigue trop les causes de vos problèmes alors que l’objet du coaching dans le cadre professionnel consiste à travailler sur le « comment » faire pour progresser. Ne vous laissez pas embarquer dans une psychanalyse.

Le coaching ne se réduit pas aux séances formelles. Chaque séquence se termine par un mini contrat de progrès ; le coach commençant la séance suivante par : « Où en êtes- vous de vos résolutions ? Que vous apprennent vos difficultés et vos réussites ? »

Enfin, le coaching vous permet en outre de prendre soin de vous. Mettez toutes les chances de votre coté en planifiant à l’avance sur votre calendrier les séances et considérez les comme essentielles sans les reporter pour telle ou telle raison, si bonne soit elle.

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1 commentaire

Emmanuel Portanéry

Les précautions à prendre sont nombreuse, Jean-Louis, et je suis d ‘accord avec toi quand tu précises bien que le Coach ne doit pas être un psy, un gourou ou un consultant qui arrive avec ses solutions toutes faites !

J ‘ ai envie d ‘ajouter un point pour « se mettre dans de bonnes dispositions pour profiter au mieux d’un coaching » : le futur coaché me semble avoir tout intérêt à se libérer Vraiment l’esprit pour vivre au mieux son coaching ; en effet , certains managers font un coaching entre 2 portes, entre 2 emails, entre 2 réunions, et donc ne vivent pas pleinement leur séance …….
Dans l’idéal, arriver à un coaching avec quelques heures correctes de sommeil, avec une bonne disponibilité mentale et émotionnelle, avec une certaine vision interne de ses difficultés et objectifs , avec l’ idée que le changement est possible et qu’il doit majoritairement venir de Soi, favorise l’efficacité de la séance d coaching.

Ainsi le coaché comme le coach pourront tirer la  » substantifique moelle  » de ce moment rare et précieux que peut devenir une séance de coaching !
ET l’entreprise bénéficier à court ou moyen terme de cet investissement auprès de son collaborateur.

Bien Cordialement

Emmanuel


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A propos de l’auteur


Jean-Louis Muller

Expert auprès de Cegos, leader européen du conseil et de la formation au management , Jean-Louis Muller intervient sur les offres internationales « Leadership » , « Change » et « Time » ainsi que du développement de la multimodalité. Il accompagne des équipes dirigeantes lors des transformations de leurs entreprises ou de leurs organisations publiques. Il contribue à la diffusion des démarches sytémiques auprès des managers et chefs de projets.

En parallèle, il est chargé de cours à l’université Paris 9 Dauphine où il conçoit et anime deux modules du Master Management Global.

Auteur de nombreux ouvrages, il dirige également depuis sa création en 1998, la collection « guides pratiques Cegos » chez ESF éditeur.

Il a coordonné le « guide du management et du leadership » paru récemment chez RETZ.

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