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Merci !

 

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Bon alors voilà : après 97 billets, qui ont donné lieu à des échanges via ce blog en un an et trois mois, je pars vers de nouvelles aventures journalistiques, pour rejoindre la presse quotidienne.

Merci donc à L’Entreprise (ainsi qu’aux équipes marketing – en particulier Fleur – et aux équipes techniques) de m’avoir permis d’ouvrir ce blog, véritable plate-forme d’échanges, mais également à vous, pour votre fidélité et votre lecture attentive, et nos échanges ! C’est vous qui m’avez motivée pour creuser davantage le sillon des nouvelles formes de marketing, de publicité, et les nouvelles formes que celle-ci prend dans le quotidien des consommateurs.

Mais la vie de ce blog ne s’arrête pas pour autant ! Comme je le précisais dans le texte de présentation de ce blog, ce "média" a pour vocation à être collaboratif, ouvert à d’autres signatures.

Dont acte : Joséfa Lopez et Sébastien Pommier, deux jeunes journalistes de L’Entreprise, vont prendre la relève et tenir à leur tour ce blog. En fait, vous avez déjà eu l’occasion de les lire : par exemple, ils ont respectivement publié des billets ici et . Et quelque chose me dit que d’autres plumes de L’Entreprise viendront aussi signer ici de temps en temps…

Du coup, n’hésitez pas à leur faire part de vos commentaires, infos, voire à leur suggérer des thématiques que vous aimeriez voir traitées ici.

Pour ma part, vous pouvez d’ores et déjà me rejoindre et continuer de me lire sur mon blog perso (plus ancien… trois ans déjà !), Miscellanées.net (y compris via Netvibes), et me retrouver sur Twitter ;)

Une chose est sûre, il s’agit juste d’un au-revoir !

(Note, pour anticiper toute remarque en la matière :) billet aussi publié sur mon blog perso)

Vous en avez sans doute entendu parler, de Foursquare, cette sorte de réseau social mobile, par lequel chaque membre s’auto-géolocalise à partir de son application iPhone (ou Blackberry, ou Android), pour dire où il est à l’instant T : pour signaler un lieu qu’il aime bien, pour suggérer à ses contacts membres du réseau à proximité de le rejoindre, ou… par simple narcissisme ;)

En avertissant de leur présence dans tel ou tel lieu, les internautes gagnent des points, des badges, et ils peuvent même devenir le Maire virtuel de la ville. Il s’agit en fait d’un réseau social qui permet de signaler à ses amis où on se trouve, de se créer une nouvelle communauté (plus axée sur la mobilité), tout en jouant. A noter que ce service a déjà été lancé dans plusieurs capitales.

En fait, il y a déjà eu quelques tentatives (plus ou moins réussies) de réseaux sociaux mobiles, parfois avec une dose de géolocalisation : avec par exemple Mobiluck, Brightkite, ou encore le réseau social de rencontres Yuback. Mais là, ce qu’il y a de nouveau, est que l’on y ajoute une "couche" de recommandation (donc de l’info à valeur ajoutée) apportée par le mobinaute.

Alors, qu’est-ce que ça vaut ? Les premiers retours parmi les twitterers que j’ai sondés (encore merci à eux :) sont… variés : "faut laisser un peu de temps" pour voir, estime @ZaraA. "Gadget", tranche @ivalerio. A l’inverse, "marrant, potentiel marketing énorme" pour @Delorme ; "dire où l’on est une forme de signal social correspondant à une usage déjà répandu" sur d’autres réseaux sociaux (comme Facebook et Twitter) pour @palpitt…

 

Nouvel Eldorado pour les marques

Dans quoi réside le vrai potentiel ? Sans doute, déjà, le système de "badges" mais surtout les "tips", ces bons plans signalés par Foursquare, qui vont des autres bonnes adresses du service similaires (resto japonais, bar…) à celle où s’est localisé l’internaute, aux réductions et autres happy hours offertes, comme par exemple ceci (merci @xmoisant pour le screenshot) :

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Forcément, cela fait déjà saliver les agences de pub et les marques : "l’engagement des lieux via de la publicité ou des tips est puissant (vu beaucoup d’informations) à Chicago", explique, toujours sur Twitter, @xmoisant. De fait, en proposant une réduc sur mesure aux connectés à Foursquare, rien de tel pour cibler une nouvelle clientèle…

D’ailleurs, comme le signale Kriisiis sur son blog, Foursquare permet aux entreprises (siège social, bar, resto…) de se géolocaliser d’elles-mêmes, pour permettre aux clients (potentiels) de les retrouver. Du me^me coup, elles se positionnent comme early adopters. Et, last but not least, elles peuvent y faire du marketing (très) ciblé, via l’API de Foursquare : "ce qui peut vous permettre de récupérer un grand nombre d’informations au sujet des « foursquare-users » qui visitent votre organisme. Quel trajet ont-ils fait avant et après leur passage chez vous ? Que visitent-ils, et donc, quels sont leurs centres d’intérêt ?…", précise Kriisiis.

 

Premières applis Foursquare customisées par des médias

Les médias commencent aussi à s’intéresser à cet outil de socialisation. Ca tombe bien, alors que tous cherchent à mettre une dose de Web communautaire, en ce moment, sur leurs sites. Le journal Metro du Canada a ainsi déjà noué, fin janvier, un partenariat avec la start-up new-yorkaise, me signale @eni_kao, pour ouvrir cette page co-brandée.

D’après le communiqué, Metro va ainsi ajouter son propre contenu éditorial au service de Foursquare, et ses services propres, comme un système d’alertes pour signaler aux membres d’autres membres à proximité. Une bonne manière pour Metro d’attirer la communauté de Foursquare :)

Mais comment rattacher cela à son activité première – le journalisme et l’actu ? L’argument est tout trouvé : "Metro has always offered readers the right information at the right time and place, and Foursquare lets us take that to the next level" ("Metro a toujours offert la bonne info au bon endroit, et Foursquare nous permet d’atteindre le niveau supérieur"), argumente Jodi Brown, directeur marketing et service Interactif de Metro Canada. mieux, Metro se lance du même coup dans les articles géolocalisés. Un exemple d’initiative à suivre…

 

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                                         Source : Techcrunch

C’est Techcrunch US qui l’annonce cette semaine, iStockPhoto, la ‘place de marché’ en ligne où les photographes amateurs peuvent tenter de revendre leurs photos, se lance sur un nouveau créneau : celui de la création et de la vente en ligne de… logos personnalisés, tant pour les entreprises que les particuliers, comme le relaie son forum officiel.

L’annonce est intéressante : le propriétaire de la place de marché, l’agence photo Getty Images (qui l’avait racheté pour quelques 50 millions de dollars en 2006, misant alors sur la vogue du ‘journalisme participatif’, comme j’en parlais dans ce billet), a en effet annoncé qu’il allait bientôt faciliter le stockage et la vente en ligne de logos via sa marketplace (place de marché) en ligne.

Les clients de iStockPhoto pourront donc acheter des logos personnalisés sur cette plateforme d’échanges.

Question : par qui seront-ils conçus ? Comme le business model d’iStockPhoto repose sur le crowdsourcing (une sorte de sous-traitance de tâches à des internautes disséminés, tendance dont les marketeux commencent à s’emparer), la création de ces logos, qui relève habituellement de créatifs et de designers, sera ici assurée par… la "vaste communauté de designers affiliés" à iStockPhotos, "les encourageant ainsi à utiliser iStock comme un ‘supermarché’ pour proposer leurs centaines de logos différents qu’ils auraient créés au cours de leur carrières, sans parvenir à les exploiter", à en croire le communiqué de presse publié cette semaine.

Du coup, Getty Images élargit les domaines couverts par sa marketplace : de la photo, la vidéo, l’audio et les illustrations, elle s’étend aux logos. Il y aura donc yun système de logos approuvés par Getty Images, de facto ‘éditeur’ en ligne, avec pour paiement la somme royale de… 5 $ par logo approuvé, voire 10 $ si Getty recueille 10 000 propositions (sic) au 1er janvier 2010.

Voilà pour le pitch. Cela dit, cela impliquerait que les entreprises virent leurs illustrateurs et designers pour trouver sur iStock le logo idéal, conçu par des designers bien souvent amateurs et anonymes.

Etonnant, non ? Le concept me laisse plutôt perplexe. Et je serai curieuse de voir les futures conditions générales d’utilisation, et surtout comment seront gérés les droits de propriété intellectuelle relatifs à ces créations…

Le forum donne quelques premiers indicateurs : le créateur possède le copyright, mais cède les droits commerciaux pour utiliser la police de caractères du logo (sic), qui, en elle-même, ne sera pas comprise dans le dossier que le client acquiérera…

Et encore : les logos ne devront pas avoir été proposés ailleurs, relever de la création exclusive, les royalties s’élèveront à 50% pour le concepteur… N’est-ce pas une manière de tirer à vue sur l’industrie du design graphique ?

Je pense qu’iStockPhoto ouvre encore plus largement une brèche déjà entamée depuis quelques temps, où nombre de créations (photos notamment) sont sous-payées.

En matière d’illustrations, il y avait déjà eu ce précédent du logo de Twitter (le fameux oiseau bleu),  révélé par Wired, pour lequel le designer Simon Oxley aurait touché… 2 à 6 $, les fondateurs de Twitter l’ayant acheté sur iStockPhoto pour un prix de 10 et 15 dollars – les graphistes qui vendent leurs œuvres sur  la place de marché touchant donc de 20 et 40% de montant de la vente d’une de leurs créations.

Créateurs sous-payés, lecture très flexible de leurs droits de propriétés intellectuelle,  puisqu’ils ne peuvent qu’à peine revendiquer leurs droits sur leur oeuvre… C’est là le revers de la médaille du crowdsourcing, un temps vanté comme une (trop brillante) facette de partage de créativité via Internet, censé caractériser le Web 2.0.

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Bon alors voilà. Un peu plus de deux mois après son arrivée au secrétariat d’Etat à la Prospective et du Développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet organisait hier soir un dîner avec une quarantaine de blogueuses et 5 hommes qui y étaient admis :) . A l’ordre du jour, Internet, et les relations de "nous, les filles" ;) avec la Toile. Soirée sympathique, intéressante, à laquelle participaient des blogueuses d’horizons très divers, et des membres du cabinet de NKM.

L’occasion de croiser des blogueuses et journalistes-blogueuses, entre que je connaissais déjà, de visu (Géraldine Dormoy de Café Mode, Isabelle Germain) ou par leur signature (Corinne Dillsenger, Elodie Jacquemond, Natacha Quester-Séméon, de Mémoire vive). Ce fut surtout (c’est l’intérêt de ce genre de soirées, qui relèvent aussi du networking), d’en croiser des nouvelles, comme Anna Sam, ancienne caissière lettrée (titulaire d’un DEA, rien que ça) auteure de ce blog (dont elle a tiré un livre), Bénédicte Desforges, qui tient ce très bon blog de flic (le second tome de son livre est en préparation), ma voisine de table Isabelle Cantarero (avec son blog de maman)…

L’occasion d’échanger, sur les pratiques de blogueuses, leur besoin de bloguer (et s’évader ainsi), et les polémiques (comme les blogueuses rémunérées "à la pige" par des marques pour leurs billets ?…) – sans compter les polémiques pichrocolines du moment (cf ces blogueuses qui se seraient linkées les unes les autres pour remonter en tête du dernier classement Wikio – ‘en bloguant à propos de tricot’, me lâchait une blogueuse effondrée). Elles se seraient "backlinkées" entre elles pour monter dans le classement, précisait Mry hier dans ce billet.

Les annonces de NKM ? Je m’attendais à une soirée où elle consulterait les blogueuses, dans un objectif de remontées d’infos, pour lui donner des idées dans une logique prospective. Finalement, cela fut plutôt une soirée prise de contacts. Affable, simple, elle a ouvert la soirée par un petit discours improvisé, sans notes.

Où elle s’est notamment étonnée de la "peur" qui règne actuellement autour de l’Internet (petite anecdote qu’elle nous a raconté au passage – "des députés m’ont fait part de leur proposition de créer une commission sur les ‘dangers de l’Internet’. Je leur ai plutôt proposé de créer une commission sur les ‘atouts et les risques de l’Internet’") ; a annoncé vouloir travailler sur le "numérique" de façon très large, de la prospective, l’économie, jusqu’à l’art numérique…

Point de programme précis. Ni de soirée-débat ou quoi que ce soit de ce genre.

Nous étions réparties sur 4 tables, où NKM avait son couvert, elle rejoignait une table pour chaque étape (entrée, plat..) du dîner. Et faisait la conversation, s’enquiérant de nos blogs et professions respectifs. Esquisses d’infos, toutefois, sur les dossiers qu’elle compte faire avancer, notamment sur le télétravail (une proposition de loi à l’ordre du jour, en discussion à l’Assemblée la dernière semaine de mai – voilà pour l’info).

Et sur sa présence numérique sur la Toile, puisqu’elle a sa page Facebook depuis peu, et son fil Twitter depuis hier, où elle compte déjà 400 followers (son collègue Laurent wauquiez vient aussi d’ouvrir le sien). Cela sera intéressant de voir l’usage qu’elle en fera : va-t-elle y égréner ses déplacements et remarques, ou s’en servira-t-elle pour veiller, ou véhiculer ses messages politiques ?

Utiliser Twitter en entreprise

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J’en parlais récemment dans cet article sur L’Entreprise.com, Twitter commence à être utilisé par les entreprises comme outil de marketing à part entière, même si le phénomène reste maissant.

Le cabinet d’étude Gartner  vient de sortir une étude, précisément, sur l’utilisation de Twitter en entreprises, 4 manières dont les entreprises utilisent Twitter. La question de fond étant : comment intégrer le Web et certains outils de publication communautaires dans les relations entreprises – consommateurs ? Car les blogs, les réseaux sociaux tels que Facebook, les plateformes Digg-like (qui permettent aux consommateurs-internautes d’émettre des propositions pour améliorer les services liés à une marque…) changent le donne.

Justement, le service de micro-blogging Twitter soulève d’autant plus cette question. Sur Twitter, les enteprises ne peuvent insérer de bannières publicitaires, tout juste personnaliser le fond de leur page Twitter.

L’étude de Gartner distingue les principaux usages de Twitter en entreprises.

- Utilisation directe : Twitter sert de  canal de marketing et de relations publiques

- Utilisation indirecte : les salariés de l’entreprise utilisent Twitter pour améliorer leur réputation personnelle, valorisant du même coup celle de leur société. En toute logique, on peut imagienr qu’ils sont rattachés à des services plus familiers avec ce genre d’outils (service com’, marketing…)

- Utilisation interne : Twitter est utilisé comme plateforme de diffusion d’information par rapport à leurs projets et les idées qu’ils souhaitent partager. Très pratique, pour informer son équipe d’un point-clé du dossier, surtout pour des équipes disséminées géographiquement.

- Veille : les flux des mises à jour des "statuts" sur Twitter fournissent une source d’information riche et inédite sur ce que pensent de vous les consommateurs, mais aussi ce qu’ils pensent de vos concurrents. Un peu comme les blogs (mais en plus simple), cela peut être aussi un outil parmi d’autres pour désamorcer une situation de crise, en communiquant de manière quasi-instantanée auprès de la "communauté" qu’une marque se crée par ce biais.

Reste que l’entreprise va devoir revoir sa manière de communiquer via Twitter.Et l’intégrer à un arsenal de communication plus large, où Twitter et les divers réseaux sociaux (comme Facebook) resteront des supports parmi d’autres.

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