Résultats tagués Publicité comparative

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Voilà une campagne de pub qui, pour le moins, n’est pas passée inaperçue. Hier matin, les principaux quotidiens (Libération, La Tribune, Les Echos, Le Parisien…) comportaient en dernière page une même publicité, plutôt particulière.

Un faire-part de naissance, tout ce qu’il y a de plus officiel, pour annoncer le lancement de la nouvelle Peugeot 3008. Normal. Au détail près, que cette pub émanait de… Nissan, une des principales concurrentes de la marque française.

Le slogan: "Nissan, précurseur du Crossover en France, est heureux d’apprendre que la famille s’agrandit et souhaite la bienvenue au 3008, le Crossover de Peugeot.

Qashqai, Qashqai + 2 et Murano".

Avec cette opératon inédite – les journalistes auto ont carrément reçu ce ‘faire-part’ dans leur courrier hier – la stratégie de communication de Nissan est à première vue étrange, mais très habile.

Peugeot devient son concurrent frontal en lançant son 3008, son premier Crossover. Késako ? Dans le jargon des passionnés (je n’en suis pas) des bagnoles et autres 4×4, cela désigne ces 4×4 urbains, donc plus petits que les 4×4, littéralement un "croisement" entre les 4×4 et une voiture normale.

Les précurseurs sur le marché : la Renault Koleos, la BMW X6, la la Toyota RAV 4, et… la Nissan Qashqai. Ce dernier s’étant d’ailleurs taillé un certain succès sur ce marché de niche, essentiellement destiné aux jeunes urbains. Il avait d’ailleurs mis le paquet lors de sa campagne de communication, l’accompagnant d’un jeu viral sur Internet.

Ici, avec ce faire-part, Nissan joue avec les codes de la communication : il est dans le second degré, il frôle les limites de la pub comparative (je vous renvoie à cet article sur cette forme de pub particulière)… sans les franchir, dans la mesure où cette pub ne comporte aucun caractère diffamatoire ou infamant pour Peugeot.

Contrairement à Leclerc, qui s’y était essayé de manière plus agressive dans cette campagne.

Bref, la pub, habile, a été remarquée. Nissan réaffirmant du même coup qu’il est le précurseur, le créateur des Crossover, ce genre automobile. Sur son site dédié, il présente même sa ‘saga’, autoproclamée "véritable histoire de la génération Crossover par Nissan". Et se relégitime ainsi sur ce marché de niche, en refaisant sa propre publicité, par ricochet.

Sans se prétendre précurseur, pour le lancement de son 4×4 Koleos en juin 2008, Renault s’était pour sa part essayé au marketing de la nostalgie, comme j’en parlais dans ce billet.

Depuis le 20 fèvrier dernier, Leclerc repointe le bout de son nez sur nos écrans de télévision.

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A première vue, la nouvelle campagne de pub concernant son comparateur de prix sur internet peut surprendre. On y apprend qu’un pot de crème fraîche légère Bridélice serait moins cher chez Leclerc que chez Carrefour ou Géant.  Il n’en fallait pas plus pour voir ressurgir les démons de la pub comparative.

En effet, déjà en novembre dernier, Leclerc avait réalisé une campagne similaire mettant en scène des marques de flans.

En allant sur le site du distributeur, quiestlemoinscher.com, on a droit en bonus à un cours magistral sur la pub comparative. Le maître de conférence n’est autre que le journaliste Jérome Bonaldi, célèbre chroniqueur conso, un temps pressenti pour faire partie du "Jury de déontologie publicitaire". Ça ne s’invente pas.

Leclerc, récemment accusé de pratiques déloyales par le député du Loiret Jean-Paul Charié (UMP), flirte dangereusement avec la ligne, dont au niveau juridique.

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