Grande nouvelle, Le Figaro de ce 18 février nous apprenait que Milka "lutte contre la malbouffe en ajustant la taille de ses emballages". Explication : le chocolatier suisse (groupe Kraft Foods) emballe désormais ses friandises dans des sachets équivalant à 100 calories chacun.
Formidable. De quoi réduire à néant toute mauvaise conscience de la consommatrice gourmande (comme moi
, ou chez les parents, en plein débat sur le rôle de la junk food des aliments gras et sucrés (et donc du grignotage) dans l’obésité infantile. On appelle ça le marketing de la déculpabilisation : je continue de me faire plaisir, tout en en maîtrisant les conséquences , jusqu’au nombr ede calories que j’absorbe… Il en coûtera 2€60 par boite de 12 friandises, empaquettées par deux.
Forcément, les industriels de ces secteurs ne sont plus trop en odeur de sainteté, en plein débat sur une éventuelle interdiction de la pub télévisée pour ces aliments dans les plages horaires des programmes pour enfants (comme j’en parlais là) ; qui a fait l’objet d’une charte de bonne conduite, signée par des annonceurs et les ministères de la Santé et de la Culture hier même.
Donc, la gamme "100 calories packs", qui inclut les billes de blé enrobées de chocolat, des biscuits, et des gaufrettes enrobées de chocolat, cible "les femmes actives de 30 à 40 ans qui veulent se faire plaisir snas en payer les conséquences", epxplique Cécile Merlin, directrice marketing chocolat de Kraft Foods France au Fig’. D’ailleurs, Monoprix, Carrefour et Intemarché référencent ces friandises à la taille ajustée depuis le début de l’année.
Ils ne sont pas les seuls à céder à la vogue du nutritionnellement correct : Coca Cola a sorti aux US, en 2007, une canette de 24 centilitres contenant 100 calories (contre 139 Kal pour une axcnette de 33 cl). Mars a revu et corrigé sa barre chocolatée, pour la faire passer de 240 à 186 Kal.
Assurément, cette nouvelle pratique de packaging est innovante, intéressante, et peut donner des idées à toute entreprise dans le secteur agroalimentaire. D’autant que nous sommes dans une ère où les emballages de taille réduite, plus pratiques, ont aussi un effet rassurant pour le consommateur.
Juste, je me pose la question : le prix au kilo de ces produits en emballage à taille réduite reste-t-il le même ?
Il y a avait eu une polémique, en plein débat sur la hausse des prix des produits alimentaires fin 2008. Certaines marques agro-alimentaires réduisaient la taille de leurs emballages (par exemple, le pot de yaourt passant de 125g à 100g) – et clamaient haut et fort baisser leurs prix. Sauf que le prix au litre restait le même…







Derniers commentaires