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La marque est-elle encore une "valeur" rassurante pour le consommateur ? Et quelles marques sont les plus connues, et donc les plus présente sdans son quotidien ?

En la matière, chaque année, le classement Interbrand publié cette semaine par WLN a valeur de baromètre. Or, pour la première fois en dix ans, ses calculs font apparaître une baisse de 4% (soit 31,7 milliards d’euros) de cette valeur rattachée à la marque même pour les plus grandes marques mondiales.

Dans ce classement général (consultable ici, je vous renvoie aussi à ce papier + podcast vidéo de BusinessWeek),  des marques comme Coca Cola, Microsoft, MacDonald’s, Disney, Toyota, GE, Marlboro… continuent de parader en tête.

Autre fait, les marques de produits électroniques grand public ou informatique se distinguent, avec 8 présentes dans le top 20, avec des marques qui, précisément, ont cherché à se créer une identité mondiale ces dernières années: IBM, Microsoft, Intel, HP, Cisco, et Nokia forcément, mais aussi le Sud-Coréen Samsung, Google, qui grimpe en valeur de +25%, et… Apple (+12% tout de même), en vingtième position seulement, fait assez surprenant au vu du succès sans précédent de l’iPhone, qui a contribué à installer Apple dans le quotidien du grand public.

De même, les boissons alcoolisées reculent de 15%, le cognac Hennessy disparaissant carrément du classement Interbrand. Son erreur a été de diluer son image dans celle des cocktails,  à longueur de campagnes publicitaires.

Quant aux marques françaises, la première d’entre elles, Louis Vuitton, n’apparaît qu’en 16e position. Les autres frenchies dans ce Top 100 font d’ailleurs essentiellmeent partie du secteur du luxe, la mode  et la cosmétique (on y trouve aussi Chanel, L’Oréal, Nivea, Hermès, Cartier, Moët & Chandon, Adidas), même si, certes, Danone sauve (un peu) la mise ;) . Preuv eque, hélas, seules les marques de luxe continuent de rprésenter la France au niveau mondial.

De manière générale, les marques tech et informatiques sont surreprésentées (magré une légère perte en valeur pour la plupart d’entre elles): faut-il y voir un reflet de la prise d’importance de plus en plus importante de ce secteur dans le quotidien du consommateur ? Il est vrai que, comme toute marque, les Nokia, Apple et autres IBM cherchent de plus en plus, à travers leurs campagnes publicitaires, à créer un univers autour d’eux, à mettre en avant leurs services plus que leurs produits. Dans ses campagnes de pub pour l’iPhone, Apple met ainsi systématiquement en avant ses multitudes d’applications, et en quoi elles simplifient le quotidien du consommateur.

Crise oblige, forcément, ce sont les principales marques financières qui ont le plus souffert. Leur valeur est en recul de 40%, elles se retrouvent vers la fin du peloton, Citi et UBS perdant 50% de leur valeur, Visa se retrouvant en queue de classement, et American Express, Morgan Stanley et HSBC en sortent carrément. Mais à vrai dire, on pourrait trouver surprenant  le simple fait que certaines marques financières fiigurent encore dans ce classement.

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L’étude peut laisser perplexe. Mais elle reflète une certaine insousciance des consommateurs.

La société CoreMetrics, éditrice de solutions d’optimisation du marketing et de la vente en ligne, vient de publier une étude sur le ciblage comportemental, une technique de marketing qui consiste à cibler les internautes à partir de leur comportement sur un site, face à la pub… Voire à partir de son comportement sur Internet (sur quels sites il va picorer ou s’attarder), grâce à des petits mouchards très discrets, les cookies.

Intrusif, limite en termes de respect de la vie privée de l’internaute, le flicage "ciblage" des comportements del ‘intenraute fait encore débat, alors que Google a annoncé la semaine dernière son nouveau joujou en la matière (censé lui drainer des annonceurs), comme j’en parlais , et comme Benjamin Ferran le décryptait ici.

Du coup, je me suis penchée ave curiosité sur l’étude de CoreMetrix (forcément juge et partie sur le sujet…).  Evidemment, à l’en croire, les consommateurs adooorent le ciblage comportemental : 62% se déclarent satisfaits par cette technique. Bon.
 52 % pensent même qu’ill les aide à découvrir des produits nouveaux et intéressants, 49 % estiment qu’il attire bien leur attention sur les offres et les promotions et qu’il peut leur faire gagner du temps, et 30 % estiment qu’il peut leur faire faire des économies.

Ce qui m’a titilée est que (seuls) 24% déclarent qu’il s’agit d’une atteinte à leur vie privée.

C’est du côté des annonceurs que ces techniques suscitent le plus de craintes, dont 51% estiment  que les consommateurs ont une opinion négative du ciblage comportemental, et que cette stratégie marketing doit être renommée pour paraître moins agressive. Peut-être parce qu’ils connaissent  mieux le ciblage comportemental et son mécanisme que les consommateurs ? Seuls 24% pensent que les consommateurs sont intéressés par ce sujet.

Une forte méfiance des annonceurs donc, pour cette esquisse d’un format publicitaire qui vise à retracer les comportements des internautes – et donc leur profil de consommateur – pour mieux les identifier, non sans dangers et nouvelles questions éthiques.

L’auteur


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