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Green business (voire greenwashing), quand tu nous tiens… 
Les Echos et le WSJ l’ont annoncé ce midi, le groupe LVMH serait bientôt allié à Bono dans la mode. Le groupe de luxe (propriétaire des Echos) s’apprêterait à prendre une participation proche de 50% au capital de Edun, une société de vêtements ‘éthiques’ lancée par le leader de U2, groupe-phare de rock des années 80.

Bernard Arnault, le patron de LVMH, a confirmé pendant l’AG du groupe ce matin qu’il y avait bien un accord avec Edun.

Depuis ces dernières années, Bono a davantage fait parler de lui dans les médias pour ses engagements humanitaires que pour avoir rempli les salles de concerts.

Sur le fond, depuis quelques années, le phénomène des stars green envahit Hollywood. En toute bonne foi bien sûr, mais aussi pour faire la différence dans leur personal branding, les people – Julia Roberts, Cameron Diaz, Leonardo di Caprio, Brangelina… mettent en avant leurs initiatives pour sauver la planète. Au risque d’être fliqués par les ecorazzis, ces paparazzis de l’environnement, en vogue aux US, dont je parlais l’année dernière dans ce billet.

Bono est aussi devenu un très bon businessman. Car Edun est une affaire qui marche : depuis son lancement en 2005, elle s’est spécialisée dans les vêtements de coton bio produits dans des pays émergents comme l’Inde et le Pérou. Elle soutient les entrepreneurs locaux qui veulent développer leurs affaires. L’objectif est de ‘rentabiliser’ les ressources et les talents locaux, tout en prenant en compte les lois locales dans le domaine du travail.

Chaque jean Edun comporte d’ailleurs la mention "Nous montrons partout dans le monde qui sont ceux qui ont fabriqué nos vêtements". Conformément à la définition du commerce équitable, l’éthique est respectée est vérifiée à chaque étape de la chaîne de production : ainsi, dans la chaîne de confection, les ouvriers doivent percevoir un salaire juste et l’entreprise ne recrutera pas d’enfants.

Du coup, LVMH fait coup double : elle s’associe à l’initiative d’une star de musique. Et "verdit" son image, en s’associant à une petite entreprise, une marque déjà connue par les afficionados du textile éthique.

Un genre d’initiative qui est dans l’air du temps : rien de tel pour une grande marque que de prendre une participation au capital d’une PME connue sur un créneau précis. Et acquérir ainsi une coloration alter-éco, éthique et écolo auprès du consommateur. On se souvient de Coca-Cola qui s’invitait chez Innocent pour 33 millions d’euros… la prise de participation de la multtinationale Coca Cola dans Innocent, petite entreprise devenue la star des smoothies, et qui se faisait fort de mettre en avant ses principes éthiques (bilan carbone, suivi des filières, commerce équitable…), comme j’en parlais .

Reste à savoir si la greffe prendra. Et si, pour Innocent comme pour Edun, le consommateur croira à cette nouvelle virginité.

 

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Grande nouvelle, Le Figaro de ce 18 février nous apprenait que Milka "lutte contre la malbouffe en ajustant la taille de ses emballages". Explication : le chocolatier suisse (groupe Kraft Foods) emballe désormais ses friandises dans des sachets équivalant à 100 calories chacun.

Formidable. De quoi réduire à néant toute mauvaise conscience de la consommatrice gourmande (comme moi ;) , ou chez les parents, en plein débat sur le rôle de la junk food des aliments gras et sucrés (et donc du grignotage) dans l’obésité infantile. On appelle ça le marketing de la déculpabilisation : je continue de me faire plaisir, tout en en maîtrisant les conséquences , jusqu’au nombr ede calories que j’absorbe… Il en coûtera 2€60 par boite de 12 friandises, empaquettées par deux.

Forcément, les industriels de ces secteurs ne sont plus trop en odeur de sainteté, en plein débat sur une éventuelle interdiction de la pub télévisée pour ces aliments dans les plages horaires des programmes pour enfants (comme j’en parlais ) ; qui a fait l’objet d’une charte de bonne conduite, signée par des annonceurs et les ministères de la Santé et de la Culture hier même.

Donc, la gamme "100 calories packs", qui inclut les billes de blé enrobées de chocolat, des biscuits, et des gaufrettes enrobées de chocolat, cible "les femmes actives de 30 à 40 ans qui veulent se faire plaisir snas en payer les conséquences", epxplique Cécile Merlin, directrice marketing chocolat de Kraft Foods France au Fig’. D’ailleurs, Monoprix, Carrefour et Intemarché référencent ces friandises à la taille ajustée depuis le début de l’année.

Ils ne sont pas les seuls à céder à la vogue du nutritionnellement correct : Coca Cola a sorti aux US, en 2007, une canette de 24 centilitres contenant 100 calories (contre 139 Kal pour une axcnette de 33 cl). Mars a revu et corrigé sa barre chocolatée, pour la faire passer de 240 à 186 Kal.

Assurément, cette nouvelle pratique de packaging est innovante, intéressante, et peut donner des idées à toute entreprise dans le secteur agroalimentaire. D’autant que nous sommes dans une ère où les emballages de taille réduite, plus pratiques, ont aussi un effet rassurant pour le consommateur.

Juste, je me pose la question : le prix au kilo de ces produits en emballage à taille réduite reste-t-il le même ?

Il y a avait eu une polémique, en plein débat sur la hausse des prix des produits alimentaires fin 2008. Certaines marques agro-alimentaires réduisaient la taille de leurs emballages (par exemple, le pot de yaourt passant de 125g à 100g) – et clamaient haut et fort baisser leurs prix. Sauf que le prix au litre restait le même…

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