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Il fallait s’y attendre. Plusieurs annonceurs ont été régulièrement épinglés pour excès de greenwashing, notamment dans le secteur aotomobile, avec certaines de leurs campagnes (je vous renvoie à ce billet de Sébastien Pommier sur l’opé de Land Rover, ainsi qu’à ce diaporama de campagnes ‘trop’ green par Joséfa Lopez, sur L’Entreprise.com), y compris par les associations écolos.

Du coup, les professionnels de la publicité ont décidé de tout mettre en oeuvre pour éviter les recours aux arguments écologistes exagérés. Au second semestre 2008, en la matière, l’ARPP (ex-Bureau de Vérification de la Publicité), dotée d’un "jury de déontologie", a été sollicitée par des agences et annonceurs pour apporter 937 conseils en la matière.

L’Association des agences conseils en communication (AACC), qui rassemble les professionnels de la publicité, annonce même la création d’un indicateur, qui permettra de mesurer l’impact écologique des campagnes publicitaires, apprenait-on au détour d’un article dans le supplément management de La Tribune de lundi dernier. La question étant : selon quels critères cet indicateur sera réalisé ? Et surtout, avec qui ? Le risque étant que cette démarche relève de l’autorégulation (démarche que tentent aussi d’adopter les annonceurs dans le domaine de la publicité alimentaire, comme je l’évoquais ).

Par ailleurs, l’AACC annonce qu’elle participera cette année à la rédaction d’un guide contre le ‘greenwashing’ réalisé par l’ADEME.  A suivre…

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Le débat est complexe, soulevant autant des questions de santé publique, de responsabilité des parents-téléspectateurs, mais aussi sur l’économie des médias. Depuis quelques années, le débat fait rage : faut-il interdire la publicité pour les aliments et boissons gras ou sucrés dans les programmes pour enfants ? Ces pubs étant perçues comme ayant une influence directe sur le comportmeent alimentaire des enfants, et par conséquent sur l’augmentation assez préoccupante deu surpoids et de l’obésité chez les enfants.

Les publicités pour les biscuits, barres chocolatées, chips, sodas et autres confiseries, entre deux dessins animés, pourraient en fait  bientôt disparaître des écrans télé. Déjà il y a un an, comme j’en parlais , la ministre de la Santé Roselyne Bachelot annonçait  vouloir encadrer davantage les écrans publicitaires destinés aux enfants, ainsi que le retrait des sucreries en caisse, pour lutter contre l’obésité infantile.

Or, cette semaine, la commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale a adopté un amendement interdisant la pub alimentaire dans les émissions jeunesse, au détour du projet de loi… sur l’hôpital. Ainsi, la commission veut interdire la diffusion de spots publicitaires pour les produits "avec ajout de sucre, de matière grasse, ou d’édulcorant de synthèse", avant, pendant et après les programmes de jeunesse. Egalement, dans la lignée des messages sanitaires diffusés pendant les publicités pour les produits "gras ou sucrés", la commission veut y ajouter des indications sur le nombre de calories du produit. Elle prône la diffusion de messages de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, et veut relever de 1,5% à 3% la taxe sur la pub alimentaire et la rendre obligatoire.

En fait, amenés à choisir entre l’autodiscipline des industriels du secteur (typiquement, avec l’EU Pledge) ou la législation dans les pubs alimentaires pour enfants, les pouvoirs publics hésitent toujours. La charte d’engagements volontaires,  proposée mi-2008 par les ministères de la Culture et la Santé, ainsi que les chaînes, aux annonceurs, se fait toujours attendre.

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