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Une Barbie ingénieur en informatique

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C'est un petit pas pour les féministes, et mine de rien, une sacrée révolution : Mattel vient d'annoncer, comme le relaie Clubic, qu'il sortait la première Barbie... ingénieur(e) en informatique. De quoi susciter des vocations techies chez les petites filles ?

Car la vénérable Barbie, qui compte déjà 124 déclinaisons (et donc rôles) différents, revêtira bientôt un costume d'ingénieur informatique. Une profession à mille lieues des hôtesses de l'air, infirmières, chanteuses et simples bimbos que reflétaient les Barbie classiques.

C'est la première fois que la Barbie incarnera ainsi un métier à priori perçu comme masculin. Certes, on est encore loin de voir une Barbie chef des travaux, architecte, pilote d'avion, ou même chef d'entreprise (même si, certes, quand j'étais petite, j'avais une Barbie 80's business woman - ma mère avait bien fait les choses ;).

Il n'empêche, cela ouvre une sacrée brèche, alors que l'on reproche depuis toujours aux Barbie d'incarner un certain archétype féminin, voire de créer certaines prédispositions chez les petites filles, avec cette poupée-bimbo... Et que l'on reproche aux fabricants de jouets pour enfants d'imposer un marketing sexué excessif, entre ensemble électroménagers miniatures pour les petites filles et trousses à outils pour les petits garçons.

Là, on a donc une Barbie informaticienne : certes, le rose pâle prédomine très largement (on ne peut pas tout avoir...), mais les petits détails sont là. La geekette a ses petites lunettes, son laptop entre les mains, son oreillette, et - détail vestimentaire geek que j'adore - un long T-shirt doté de 0 et de 1.

Barbie reste tout de même Barbie et chez Mattel, la Barbie Geekette (c'est son nom) restera chic : l'informaticienne nouvelle, perchée sur des talons (roses) vertigineux portera une jolie paire de lunettes rose, une oreillette ainsi qu'un long tee-shirt décoré de 0 et de 1, et tapera ses lignes de code sur un petit netbook rose.

La démarche même de Mattel pour aboutir à cette Barbie moderne est assez nouvelle : la maison a organisé un vote en ligne, qui se clôturait le 12 février. Les intenraute pouvaient voter pour d'autres métiers, comme environementalist (grosso modo lobbyiste écolo), architecte, ou médecin.

L'autre métier qui fait rêver les internautes ? Reporter, en seconde position dans les suffrages. Barbie Reporter sera donc lancée en même temps que Barbie Geekette, lors des fêtes de fin d'année.

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Les produits "sans", un "plus" marketing

 

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Plus que jamais, la simplicité est dans l'air du temps. A tel point que ce sera (petite avant-première ;) un des sujets forts dans le prochain numéro du mag L'Entreprise. Dans un papier bien troussé publié ce lundi 25 janvier, La Tribune montrait que l'argumentaire marketing autour des produits "sans" est de mise. "Sans paraben", "sans colorants", "sans matière grasse", "sans conservateurs",  "sans pesticides", "sans OGM", "sans phosphates", "sans travail des enfants", "sans sucres ajoutés", sans ... (si vous avez d'autres suggestions, n'hésitez pas :p ).

Le phénomène est patent dans les secteurs de l'agroalimentaire (à relier au succès des produits bio notamment), et de l'hygiène-beauté. Un phénomène qui "a émergé aux ertats-Unis au début des années 2000 sous l'influence de groupes de pression, avant d'atteindre la France 2 ans plus tard", précise dans le même papier Babette Leforestier, de TNS Sofres Intelligence (et auteure - passionnée et passionnante, à chaque interview que j'ai eue avec elle - du fameux Marketing Book, étude annuelle sur les tendances de conso).

On le sait, l'ère est aux produits épurés, les plus simples possible. Je sais, c'est éculé, mais cela va de pair avec notre époque où l'on est à la recherche de produits authentiques, sûrs, traçables, etc, et où l'on aspire à plus de transparence.

Reste, pour les industriels, à se positionner dans cette vogue des produits "sans" (ou en tous cas avec "moins"). Certes, cela leur coûte plus cher : ils doivent revoir leurs formules, trouver des substituts aux composants (souvent plus chers) aux composants habituels, réinvestir en R&D... Mais cela leur permet de tenir un nouveau discours, voire de le "verdir" un peu. Bref, à pratiquer un peu de greenwashing, mine de rien :)

Dans l'agrolimentaire, il suffit de voir le succès des laitages "sans lactose" ou bio, avec l'exemple des yaourts Vrai (une petite marque perçue comme une alternative aux multinationales telles que Danone), comme j'en parlais dans ce billet.

En cosméto, les produits "sans paraben" ou "sans sels d'alumininim" (composants qui pourraient être potentiellement cancérigène) montrent que la marque a l'intention de changer, et qu'elle prend en compte les nouvelles préoccupations du consommateur. Cela lui permet de s'afficher comme soucieuse de l'environnement, du principe de précaution... Pratique, par exemple si la marque ne veut pas sauter le pas du bio (qui lui reviendrait encore plus cher). Du même coup, elle peut faire accepter au consommateur un prix supérieur !

Ce qui est intéressant est que cette tendance touche même des produits d'entrée de gamme, comme la crème historique Nivea crème (le fameux pot bleu), présentée comme "sans paraben - Sans conservateur - 100 amour". Vous avez sans doute remarqué la campagne d'affichage déployée pour l'occasion. Et pour cause : autant les campagnes précédentes s'accompagnaient d'une signature comme "La beauté est un choix", autant, ici, le slogan "Depuis toujours, du soin et rien d’autre" vise à ancrer le produit dans le passé, lui créer une histoire, les codes et les couleurs propres à la marque étant respectés. Le passage au thème santé et environnement se veut comme une évidence, sans être une rupture nette.

Le risque ? Les industriels sont forcément tentés de biaiser leurs discours. Comme par exemple avec les yaourts Sveltesse "Nature de fruits sans édulcorant, ni colorant de synthèse, ni conservateur"... mais avec sucre ;).

 

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"Consommez trois produits laitiers par jour"...

Vous avez sans doute entendu cette campagne de pub diffusée en ce moment sur plusieurs radios le matin (durant le p'tit déj, ça tombe bien) : après les 5 fruits et légumes par jour, place aux... 3 produits laitiers par jour. Cela fait actuellement l'objet d'une campagne de sensibilisation en radios, qui succède à celle diffusée en télés fin 2009.

La raison ? Les Français ne mangeraient pas assez de produits laitiers ! "Entre 50 et 70% de la population n'en mange pas suffisamment", a expliqué à plusieurs reprises dans les médias le Pr Jean-Michel Lecerf, nutritionniste, et hef du Service de Nutrition de l'Institut Pasteur de Lille, à l'origine du programme national nutrition santé (PNNS) - qui recommande précisément de manger trois produits laitiers (yaourts, lait, fromage...) par jour.

Et pour cause : la baisse globale de consommation de lait est de 24% entre 1999 et 2007, d'après une étude menée par l'Afssa (agence française pour la sécurité sanitaire des aliments) sur les habitudes alimentaires des Français.

Cette situation est "inquiétante" et même "dangereuse", estime le médecin. Outre le calcium, le lait et ses dérivés apportent  "des protéines, des vitamines (A, D, B2, B12...), des oligo-éléments comme le sélénium, le zinc, mais aussi du magnésium, du phosphore". Autant d'éléments qui peuvent être apportés "par d'autres aliments", reconnaît le nutritionniste, mais souvent en quantité insuffisante.

Bref, du coup, cette campagne de sensibilisation reçoit une onction médicale bienvenue, les médecins concernés invoquant "l'enjeu de santé publique" qui se profile derrière. Une campagne d'autant plus bienvenue que  la crise du lait bat son plein, avec des prix de vente du lait "brut" en chute libre, comme le déplorent les producteurs.

Mais derrière cette campagne d'information, la guerre des lobbies poursuit son chemin, comme le rappelait hier Le Monde dans cet article très documenté. Certains médecins commencent à remettre en question les bienfaits des produits laitiers, pourtant considérés depuis longtemps comme basiques pour tout régime alimentaire équilibré. La polémique s'était accentée en 2007 avec la parution du livre Lait, mensonges et propagande, écrit par Thierry Souccar, journaliste scientifique. A tel point que la très old school Académie de médecine s'est emparée du sujet, pour y consacrer une conférence de presse dans la foulée !

Un doute qui, relayé par la presse féminine (qui évoque des corollaires tels que l'allergie au lactose), crée forcément le doute dans l'esprit du consommateur. Du pain-bénit pour certaines marques : les offres de substitution commencent à trouver leur place dans les rayonnages avec campagnes de pub idoines), telle la marque bio Bjorg, qui propose pas moins de... 20 laits au soja ou boissons végétales, sans compter ses yaourts au soja.

Vous avez sans doute déjà vu, aussi, les publicités un rien agressives rentre-dedans de Sojasun ("Vous avez le droit"... ). Les Leader Price et autres Leclerc commercialsent des produits similaires en marque distributeur.

 

 

 Et même Lactel, un des principaux acteurs de l'industrie des produits laitiers, a lancé en 2000 "Matin léger", garanti avec 90% de lactose en moins. En clair, cette remise en cause permet tout de même l'émergence de nouveaux business, mmm ? ;)

Du coup, les marques de produits laitiers "classiques" jouent, à longueur de campagnes publicitaire, sur le registre retour aux sources, notamment les marques bio. Comme par exemple la marque de yaourts bios "Vrai", dans cette campagne de 2008, avec tous les codes rassurants en vigueur. Elle montre des agriculteurs réunis autour de la table familiale de la ferme, en pleine campagne, pour... leur prochaine campagne de publicité. "Il faut un film, de l’affichage et de la presse. On a deux semaines. Il faut dire que c’est l’initiateur du bio. Et que c’est du lait et du goût, rien d’ajouté", lance la patronne, en blouse bleue.

Un autre exemple ? En avril 2008, Candia lançait son "lait solidaire", intitulé "Oui aux petits producteurs". Pour cette marque de lait, produite par une vingtaine d'exploitations qui se sont converties à l'agriculture bio, l'entreprise a orchestré une campagne d'affichage dans les grandes villes, du 26 mai au 8 juin, avec l'agence Quai des Orfèvres, accompagnée d'un site Web dédié. Et des affiches représentant des vallées en pleine montagne, ou encore un champ de coquelicots avec des titres accrocheurs comme « Un petit producteur peut-il récolter la fine fleur du lait ? ».

Bref, un produit aussi basique que le lait peut faire l'objet de campagnes de lobbying assez effrénées.

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David contre le Goliath du café ou quand Nespresso attaque une PME française de ventes de dosettes 91324283.jpgTout le monde le sait, quand on achète une machine à expresso de marque connue, se procurer des dosettes de café est plutôt simple car le choix est réduit. Il suffit juste d’acheter les dosettes de même marque. Rentable pour Nespresso, Malongo, Tassimo ou Lavazza qui ne laissent pas le choix aux consommateurs de découvrir d’autres cafés et se font facilement de la marge. Là repose leur business modèle.

Fort de ce constat, la PME française « Chacun son café.fr », site marchand spécialiste du café et des machines à café expresso, dénonce depuis plusieurs mois le monopole de ces grandes marques et leur business modèle. Sur son site Internet, elle a mis en avant, grâce à un tableau comparatif, le prix de ces dosettes, et cela fait réfléchir : 0.25 à 0.50 centimes par unité non recyclable. Pour Denis Fages, dirigeant de la PME, il existe des solutions plus simples, plus écolos et surtout moins cher qu’il veut faire connaître au grand public. C’est ce qu’il explique aussi dans un article et une vidéo postés sur son site.

Et cela ne plaît pas. Un des leaders du marché, la célèbre marque Nespresso, poursuit en justice la PME pour pratique de publicité comparative illégale et dénigrante. Denis Farges s’explique sur son site : "Nous ne pensons pas dénigrer Nespresso. Nous avons cherché à informer honnêtement les acheteurs potentiels sur les avantages et inconvénients de chaque "systèmes" à café. Nous désirons promouvoir les systèmes à café "libres" et faisons connaître des cafés de petits torréfacteurs, respectant des méthodes de torréfaction lente et artisanale ».

Cette histoire, relatée par le Parisien du 10 novembre, nous montre que la concurrence est rude, surtout quand on n’a pas Georges Clooney pour représentant officiel !
 

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Ça a été une redécouverte. Le son légèrement irrégulier, en même temps profond, avec parfois des grésillements. Et mettre la musique, qui s'apparente à un petit cérémonial : sortir l'objet de sa pochette, en le faisant glisser délicatement, le poser sur la platine, appuyer sur 'Play', puis déposer progressivement le bras sur sa surface, pour que le diamant du lecteur l'effleure juste... Ensuite, ''musica''.

Peut-être un petit snobisme de mélomanes, de nostalgiques d'une autre période, une envie de retour à la musique matérielle, qui se concrétise par un objet que l'on manipule : il s'agit donc bien du disque vinyle, donné pour mort dans les années 80, lors de l'arrivée en force du CD ('compact disc', disaient alors les pubs), mais qui effectue un joli retour en force depuis quelques années.

Pour ma part, trentenaire mélomane, aux  goûts musicaux qui se confirment avec les années, je viens de me faire offrir une platine vinyle. Mon père était trop content de pouvoir la choisir de manière avertie. Eh oui :) Le matos : une platine vinyle design basée sur le DIY, où je devrai monter et régler le bras, pour qu'il effleure juste ce qu'il faut le disque.

La "faute" aux DJs, dans un premier temps, qui ont ressorti de classiques vinyles 33 tours et 45 tours pour effectuer de savants mixages.. Chacun ayant sa propre collection de vinyles, qu'ils ont donc remis au goût du jour... Y compris les trentenaires nostalgiques de cet objet représentatif de générations précédentes de mélomanes. Ou, de façon plus basique, bon nombre ont racheté une platine après avoir hérité de la collection de vinyles de leurs parents ;)

Déjà, il y a le plaisir littéralement sensuel au simple fait de mettre un vinyle (je vous renvoie au 1er § :) sur une platine microsillon, en effleurant le disque, et en pouvant apprécier les photos et textes grand format de la pochette (ça change des livrets lilliputiens des CD). Un véritable plaisir retrouvé, à l'ère du dématérialisé,  où la musique en format mp3, abstraite, au son trop parfait, se déshumanise.

Surtout, cela permet à nos générations de (re)découvrir des musiques qui ont marqué notre enfance ou notre adolescence (et nos premières soirées...). Sur une brocante près de chez moi, je me suis acheté des vinyles d'occasion qu'il ne me serait pas venu à l'idée d'acheter en CD, ou même de télécharger : Georges Michaël, Tina Turner, les Who, un petit inédit de Mike Jagger en solo (et tout jeune)...
Chez mes parents, j'ai eu le plaisir de découvrir ce magnifique double live de David Bowie en 1974 (époque dope donc, comme on le voit sur les photos intérieures...).

En tous cas, le business redevient prometteur. Il représenterait actuellement 10% de la musique vendue au niveau mondial.  Et les professionnels de la musique l'ont bien compris. A l'heure où la vente d'albums en CD ou en téléchargement légal dégringolent, paradoxalement, celle de vinyles importés ou d'occasion se porte bien.

Quelques boutiques spécialisées ouvrent leurs portes, et encore dernièrement, à une brocante, un particulier m'expliquait avoir liquidé sans problème tous ses vinyles le matin même. Sa clientèle : des 20-30 ans.

Majors musicales et groupes repensent même le vinyle comme un bel objet collector... susceptible d'être vendu plus cher ;) quitte à y ajouter des plus-produits pour satisfaire le fan de base devenu adulte. Du coup, les éditeurs commencent à sortir un nouvel album *aussi* en format vinyle. Ils n'y sont pas forcément perdants : un vinyle neuf se vend actuellement 20 à 30 €, un poil plus cher qu'un CD donc... et bien plus qu'un vinyle dans les 80's.
Surtout lorsqu'ils jouent sur le côté série limitée. Les majors sont inventives en la matière : je me suis vue offrir le dernier album de PJ Harvey en vinyle. Comme vous le voyez, outre le vinyle, on me propose à l'intérieur un poster, et... un code m'offrant la possibilité de télécharger le même album en format mp3, légalement. Bien vu, non ?
 

octobre_2009_007_m.jpgEn tou cas, côté business musical, cela pose de nouvelle squestions : est-ce que tout groupe se doit de sortir son album aussi sous format vinyle ? Auquel as, les coûts de compression et d'édition ne seront-ils pas (beaucoup) plus élevés que pour une simple publication en CD et format mp3 ?

D'ailleus, côté matériel pro, ma chef (épouse d'un rocker des 70's ;) me souffle qu'il n'es tpas certain que beaucoup de presseurs soient encore disponibles sur le marché. Est-ce qu'un constructeur comme MPO en vend encore ?



Côté high-tech, le business est tout aussi prometteur. On a vu débarquer il y a 3-4 ans des lecteurs vinyles 'mixtes', avec une sortie USB permettant de numériser ses disques en format mp3, ou encore un dock pour iPod. Pour les plus malins, des logiciels informatiques permettent (si tant est qu'ils ont une chaîne hifi dotée d'une sortie mp3 ou idoine pour un câble) de numériser leurs vinyles avec un logiciel ad hoc.

Les platines 2009, dans leur design, sont ainsi présentées "façon vintage, futuriste, pop art, ou accompagnée d'une fonction de numérisation des disques pour les convertir en fichiers MP3", souligne Didier Sanz dans ce très bon papier du Figaro.
Les marques présentes sur ce marché en plein revival ? "Même des fabricants qui n'ont jamais fait de vinyle, comme Denon, Marantz ou encore Goldmund, spécialiste du numérique chic, s'y mettent", d'après le Fig'.

Alors, nouvelle tendance de conso de fond ? A voir. Rendez-vous après Noël...

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