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A l’heure où, en France, la publicité tend à diminuer dans les lieux publics, certains pays comme la Roumanie ont laissé toute liberté aux publicitaires. Lors de ce séjour à Bucarest, nous découvrons une ville en proie à l’affichage sauvage. On est loin de nos panneaux à l’entrée des villes ou de nos rares publicités géantes.

Sur les immeubles, dans les rues, dans chaque espace libre, la publicité a pris sa place. Et cela ne choque même plus la population qui a finit par vivre avec.

 

 

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                         Voir le portefolio :www.vuvox.com/collage/detail/0270a0b985

 

 

 Et quand je dis vivre avec, tel est vraiment le cas. En effet, partout des bâches recouvrent les façades des immeubles, parfois jusqu’à dissimuler les fenêtres des gens qui y vivent. Pour quelques ” lei” ( monnaie locale) par mois, ils acceptent de ne plus voir la lumière du soleil. Un gardien d’immeuble explique que chaque agence de pub paye, soit directement les familles, soit verse de l’argent à l’association des locataires pour rénover et entretenir l’immeuble. Il désigne un panneau d’agence de voyage sur le perron. ” Pour ça par exemple, l’entreprise qui travaille au rez-de-chaussée paye 100 lei ( environ 25 euros) par mois”, explique t-il.

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Les boîtes aux lettres regorgent aussi de flyers et autres prospectus. Les habitants n’ont aucun moyen de les refuser. Et ce n’est pas dans leur mentalité.

De toutes les tailles et de tous les formats, la publicité est donc omniprésente dans la ville. Un cauchemar pour les associations anti-pubs ( très rares), le rêve pour les entreprises. En tout cas, on peut le constater aujourd’hui, la société de consommation a transformé le pays et a fait des dégâts.

photo(2).jpgPhoto C. C.

Nombre de Parisiens ont dû être supris en voyant, ces derniers jours, de confortables fauteuils et canapés remplacer les habituels sièges et bancs (au confort plus que relatif) sur certains quais de métros. A Saint-Lazare, Champs-Elysées Clémenceau, Concorde et Opéra, le Suédois Ikéa s’est en effet offert une campagne de pub grandeur nature, en disposant certains de ses canapés et fauteuils. Avec au-dessus des affiches publicitaires directement liées, soit par des slogans incitatifs ("Essayez ce canapé"), soit avec des photos de bibliothèques qui créent un drôle d’effet trompe-l’oeil, qui fait que l’on se croirait dans un salon.

De fait, sur les quais des stations concernées, durant l’opération, qui se déroule du 11 au 24 mars, Ikéa préempte aussi l’ensemble des panneaux publicitaires. Et de facto, il a ainsi quelques stations de métros entièrement customisées à ses couleurs. En clair, ces sièges prolongent la pub sur le quai. Avec pour but de faire tester aux Parisiens les nouveaux modèles de la collection, et montrer qu’il s’agit de canapés littéralement tout-terrain (testés dans le métro ;) .

 

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C. C.

 

Ce n’est pas la première fois qu’Ikéa mène une telle campagne : il avait déjà expérimenté un dispositif similaire dans des abribus. Mais là, elle set sûre de toucher les quelques millions de passagers qui transiteront par ses lignes durant l’opération. C’est l’agence Ubi Bene, qui se revendique comme agence de "marketing alternatif", qui a monté cette campagne.

Ce type de campagnes de pub hors-médias, dans les stations de métros, est en fait expérimentée par la RATP depuis quelques années. Il y avait eu cette station-fantôme customisée, de manière éphémère, aux couleurs de H&M et Sonia Rykiel.

De fait, depuis 6 ans, Métrobus (filiale de Publicis), la régie publicitaire de la RATP, expérimente de nouveaux formats publicitaires dans ses espaces, qu’elle commercialise aux agences d’achat d’espaces des annonceurs, et dont elle dispose (plus ou moins) à sa guise. Des nouveaux formats qui attirent les annonceurs… Et assurent des revenus bien plus généreux que des traditionnelles campagnes de pub en affichage.

Déjà d’autres annonceurs avaient testé ce concept de pub grandeur nature, comme Camper et Fanta en 2007.

On le sait peu, mais le métro est considéré comme un espace privé, et n’est donc pas soumis aux règlements publicitaires en vigueur. La RATP en dispose donc à sa guise… quitte à avaliser des campagnes quelque peu monochromes (en clair, aux couleurs d’un seul employeur) – ce qui peut poser question…

 

 

Si vous êtes à Londres pour la traditionnelle semaine de soldes entre Noël et le Nouvel An, profitez-en pour passer devant la vitrine d’Hugo Boss, dans le quartier de Sloane Square. La marque teste en effet un nouveau format publicitaire, qui repose sur l’interactivité et la réalité augmentée.

En partenariat avec la start-up française Total Immersion (constructeur de tables tactiles, comme j’en parlais dans ce diapo), ainsi que l’agence londonienne Simonandjohn, Hugo Boss teste un dispositif qui permet aux passant d’interagir avec la vitrine, au moyen d’une carte Boss Black Magic. En la bougeant devant la vitrine, le passant peut ainsi voir s’afficher un défilé de mode.

A l’intérieur des boutiques des Sloane Square, les clients peuvent ainsi jouer virtuellement au black jack, de manière plus vraie que nature : un jeu de cartes s’affiche, défile (virtuellement) avant qu’une carte ne soit sortie du paquet : les personnes ayant une carte identique à celle sélectionnée dans le jeu  peuvent gagner jusqu’à 250 £. L’objectif de ce jeu interactif (ou "expérience ludique", en jargon marketing ;) est clair : faire franchir le seuil du magasin aux passants.

Ce qui est passionnant réside bien sûr dans les usages que promet ce type d’applicationen réalité augmentée : feuilletage des cataogues, même en vitrine (donc même hors des horaires d’ouverture du magasin), voire pré-commande ou réservation d’articles en direct…

Vosu pouvez vous faire une idée, à partir de cette vidéo (un rien corporate et publicitaire, certes ;) diffusée par Hugo Boss.

 

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Publicité Mir – 1962

 

Une expo qui a pour particularité de ne rassembler que des marques… qui fêtent leur anniversaire. Voilà le concept de l’exposition "Design 9 / Joyeux anniversaire", qui se tient jusqu’au 2 janvier 2010 à Paris (1). C’est ainsi la seconde édition de cette expo, lancée en 2008 lors de la Biennale internationale de design de Saint-Etienne, initiée par Anne-Marie Sargueil, présidente de l’Institut français du design (IFD).

Elle rassemble des marques et produits lancés lors d’un millésime en "9". L’exposition, mise en scène par Olivier Saguez, présente une sélection d’objets et d’inventions majeures de ce siècle, une fresque illustrée retraçant 350 anniversaires de griffes, de produits et d’événements, avec des textes de Jean-Watin Augouard (auteur de Marques de toujours), et des projections de films publicitaires de l’époque.

L’originalité de l’expo ? Outre son caractère pédagogique et socio-historique, elle offre bien évidemment un écrin sur mesure aux marques, dont une vingtaine de marques partenaires, de divers secteurs. Depuis Campingaz, qui fête ses 60 ans, à Citroën (80 ans), en passant par Mir (120 ans), les verres Duralex (70 ans), ou encore Guinness et ses 250 ans… Fait intéressant, on y retrouve les bibliothèques Billy d’Ikéa (20 ans) : de cette manière, le vendeur suédois de mobilier impose une de ses gammes à succès comme une marque à part entière.

Du pain-bénit pour les marques, alors que, précisément, plusieurs d’entre elles ont bâti leurs dernières campagnes de pub, précisément, autour de leur anniversaire. Rien de tel pour se créer une histoire, susciter des émotions chez les consommateurs, et surfer sur le marketing de la nostalgie. Car une marque qui (a) fait partie de notre quotidien nous renvoie forcément à une certaine période de notre vie, parfois idéalisée : les verres Duralex que l’on avait à la cantine, notre premier stick lèvres Labello…

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Frigidaire : "Le mot est une marque", déclame la pub

 

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Duralex / Saint-Gobain

 

L’exemple de Danone est révélateur : à l’occasion de ses 90 ans, la marque en a profité pour ressortir un yaourt nature "Origines" avec un pot en verre (… forcément vendu plus cher que les yaourts natures normaux – le vintage a un prix ;) . Et ce en l’accompagnant d’une campagne de pub TV noir et blanc, qui retrace son historique, et rappellle que les premiers yaourts Danone étaient vendus en pharmacies – un rappel très opportun, alors qu’elle se positionne sur la dermonutrition.

 

 

 

 

 

 

(1) Expo "Design 9 / Joyeux anniversaire", Espace animation des Blancs-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, 75 004 Paris

C’est là que se déroulait hier soir la soirée de clôture du Web09, qui a réuni  le gratin de l’entrepreneuriat high-tech pourdeux jours de réseautage et de conférences. Du coup, c’set un peu par hasard que j’ai découvert ce lieu, qui soulève de nouvelles questions en termes de marketing et de promotion de marques, et que Géraldine Dormoy avait découvert avant moi.

Nullement une galerie d’art, encore moins un bar – trop banal – ce raout s’est donc déroulé à L’Eclaireur, rue de Sévigné au coeur du Marais, dans le 4ème arrondissement à Paris. C’est en fait une boutique de mode féminine, dans laquelle des vêtements de stylistes (donc, inabordables pour le commun des mortels ;) ont pour écrin un cadre surprenant, avec des façades constituées de métaux recyclés, et d’étranges sculptures en bois qui trônent au milieu de la pièce.

Car ici, la récup’ est de mise : tôles, cartons, planches cloutées (homogénéisés par une cuoche de peinture, certes) ornent les murs.  Un design particulier, qui est l’oeuvre de l’artiste belge Arne Quinze.

Au fur et à mesure que l’on progresse dans la pièce, on découvre des portants de vêtements, ainsi que des niches éclairées dans les murs, au milieu desquelles trônent des bijoux.Loin d’être de simples murs, ils sont en fait ornés de panneaux superposés, avec des matérieux recyclés. Quelques écrans télé diffusant en continue des images ajoutent une touche high-tech à l’ensemble. A la surprise du spectateur, ces panneaux s’ouvrent et se ferment, par télécommande, dévoilant ou dissimulant les portants de vêtements.

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Inventif, écolo et high-tech, cette nouvelle boutique L’Eclaireur – son fondateur, Armand Hadida, en a déjà inauguré 4 autres à Paris et à Tokyo – est en fait révélatrice d’un nouveau symptôme : celui des concept stores, ces endroits où la marque met plus en avant une ambiance, des valeurs qu’elles veut véhiculer, pour en faire (bien) plus que de simples lieux de ventes.

Certes, les concept stores, c’est déjà connu. Adidas, Nike, et plus récemment Sony, et bien sûr pple ont tôt fait d’ouvrir les leurs. Ou encore, on peut citer le Windows café, ce concept-store éphémère que j’évoquais déjà dans ce billet.

Là, ce qui est intéressant est que L’Eclaireur, par ces lieux, s’impose lui-même en tant que marque, au-delà des griffres pointues (Lanvin, Margiela…) qu’il propose. Il tente même de promouvoir de nouvelles formes d’achats. Dans sa dernière boutique rue de Sévigné, une table Microsoft Surface (la fameuse table tactile et interactive) trône dans l’entrée. Là, le client peut choisir de feuilleter virtuellement le catalogue maison, en effleurant l’écran de son doigt, et en choisissant ses modèles favoris en quelques clics. La cliente peut ensuite passer en salle d’essayage (bien réelle, elle) pour choisir certains modèles.

Certes, il s’agit là d’une boutique hautde gamme. Il n’empêche, cette tendance à de espaces de ventes personnalisés, s’affirme : la Fnac s’est lancée dansle bain avec ses "espaces Passion"  thématiques début décembre. Autour de thèmes tels que la hi-fi, ou encore les mangas. En jargon marketing, on parle de "nouvelles expériences" à offrir au client. Mais aussi, une manière d’être sûr qu’il se souviendra mieux de son passage dans cet espace – et donc de la marque.

 

 

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