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C’est le petit événement de la rentrée guetté par les enseignes textiles. Quelques années après l’arrivée en trombe du suédois H&M, des espagnols Zara et Mango, de l’américain Gap, et tout juste quelques semaines après COS, c’est… un japonais qui tente de s’imposer, à son tour, sur ce segment du textile ‘grand public’ si particulier.

Qui, pour résumer, s’est imposé ces dernières années avec un business model particulier : peu de stockage, pour des lignes de vêtements renouvellées très régulièrement dans les travées (il y a donc pluseirus lignes en une saison), au gré des nouveautés qui apparaissent ans les défilés… Une nouvelle tendance de business – et de consommation – de la mode,qui s’est imposée comme un modèle prédominant dans l’industrie textile depuis les années 90, que l’on pourrait surnommer ‘fast retailing’.

C’est donc l’enseigne Uniqlo, du groupe japonais Fast Relaiting – nom précurseur – qui ouvre sa première boutique en France le 1er octobre, à Paris.  Elle a opté pour un emplacement de choix : rue Scribe, dans le très chic quartier de l’opéra Garnier à quelques encablures de Gap, Zara et H&M. Ca tombe bien.

Le japonais teste en fait déjà le marché français depuis un certain temps: il a notamment ouvert en décembre 2007une première boutique dans la galerie commerciale les Quatre Temps (La Défense), près de Paris.

Là, il met le paquet : son mégastore rue Scribe s’étalera sur 2 164 m², et proposera à foison des pulls à 29,90 € et des jeans à 39,90 €.  Comme les autres, il proposera donc des basiques à bas prix, pour homme, femme et enfants, fabriqués en Chine.

Mais attention : pour bien se distinguer de ses concurrents occidentaux, Uniqlo se veut la vitrine de la culture japonaise, entre pop multicolore et mangas. Branchitude ultime, pour sa première "collection" présentée à Paris, il a pour directrice artistique officieuse Jil Sander, la créatrice allemande, qui dévoilera sa collection Capsule + J pour Uniqlo.

Au passage, il récupère une stratégie qu commence à pointer dans ces enseignes semi-low cost du textile : faire appel à des ‘signatures’, des créateurs de renom, pour proposer des collections relativement bon marché… Et donc rendre ces signatures (et la part de rêve qui va avec) accessibles à tous : ce que fait déjà H&M depuis un certain temps, avec beaucoup d’habileté, ayant déjà invité le chausseur Jimmy Choo pour cet automne, comme j’en parlais dans ce billet.

Après Singapour, et bientôt Moscou, Uniqlo poursuit donc sa stratégie de conquête internationale, à coups d’ouverture de grands magasins un peu partout dans le Monde. Tout en évitant le précédent anglais, où il a ouvert 20 petites boutiques… dont 16 ont fermé.

Mais tout doucement, Fast Retailing s’impose dans le textile occidental. Deux faits, pourtant très révalateurs, sont passés presque inaperçus : en 2005, ile groupe japonais rachetait tour à tour la très chic marque française de textile Le comptoir des cotonniers, en prenant 31% dans le groupe Felson Finances SAS, ainsi que celle de lingerie féminine Princesse Tam Tam, en rachetant 95% de sa maison-mère Petit Véhicule, moyennant 70 millions d’euros.

 

 

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C’est Darplanneur, blogueur et planneur stratégique chez Publicis, qui a lâché l’info ce matin : Jimmy Choo arrivera chez H&M cet automne, avec dans son escarcelle une collection de chaussures et de sacs.

Et ce selon un principe déjà éprouvé par Hennes & Mauritz : la marque – partenaire dans cette opération à durée limitée sortira une collection (limitée, cela va sans dire) de quelques sacs et chaussures, spécialiement créés pour l’ocasion. Et cela s’accompagnera d’une campagne de pub en print et affichage, Jimmy Cho fournissant par ailleurs les emballages (sacs et boîtes à chaussures) à sa propre marque.

De fait, le communiqué de presse est tombé ce matin. Assurément, c’est encore une fois un très joli coup de la part de la marque low-cost suédoise qui, en une dizaine d’années, s’est imposée en distributeur (plus qu’en marque) de vêtements low-cost auprès des ados notamment, avec une stratégie de distribution agressive (de nombreuses boutiques ouvertes à des endroits stratégiques en centres-villes).

Comme elle l’a fait nagère avec les créateurs Karl Lagerfeld, Matthew Williamson, Stella McCartney, Viktor&Rolf, ou encore Roberto Cavalli, là, elle permet aux modeuses fauchées d’accéder à une marque de chaussures Jimmy Choo, jusque là peu accessible pour le commun des mortels, plutôt localisée Avenue Montaigne.

Autre annonce, H&M devrait dévergonder ses clientes cet automne avec la Japonaise Rei Kawakubo et sa marque Comme des Garçons.

Une manière d’empiéter légèrement sur le créneau moyen/haut de gamme, comme elle l’a fait dernièrement en ouvrant, dans le quartier du Marais à Paris, la première boutique française de sa nouvelle marque COS.

 

 

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ça ne vous aura pas échappé, en cet hier frisquet, on a assisté au grand retour des bonnets en ville. Le bonnet, accessoire privilégié à la campagne ou aux sports d’hiver pour ceux qui ont la chance d’y partir, a fait un retour remarqué dans les grandes villes. Dans le métro au petit matin, dans le bus, nombre de passagers étaient pourvus de leurs bérets, bonnets, souvent bonnets de ski récupérés à l’arrache au fond d’un tiroir, vieux béret, ou bonnet tricoté maison ;) . Certain(e)s se risquaient au chapeau, voire à l’assortiment bonnet – gants – écharpes, un peu comme à l’école…

Du coup, je pense q’il y aurait vraiment un créneau à saisir en matière de créations de bonnets pour les prochains hivers. Certaines marques font preuves d’une inventivité revigorante.

Déjà, vus dans certains métros, des ados ou jeunes adultes branchés se balladant avec leur casque branché à leur lecteur MP3 – casque qui fait aussi office de protège-oreilles ;) On assiste en effet depuis quelques mois an grand retour dans la rue des casques au design neo-70′s. Mon préféré : la marque très fashion Skullhandy, qui édite des casques délicatement bordés de moumoute ;)

Signalée par nos confrères de La Tribune, la société Béatex, qui fabrique des bérets basques à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées Atlantiques), vient de se lancer dans la fabrication de bérets.. écolos. Concrètement, elle utiliserait désormais des teintures biodégradables, et  mettrait en place une centrale d’eau fonctionnant en circuit fermé avec filtrage et récupération des micro-éléments.

Mon préféré : le site Golden Hook, un site où l’on peut commander le bonnet de ses rêves – des mamies reines du bonnet vous le tricotent à la demande.  Vous choisissez, la forme parmi un éventail de modèles, la laine (cachemire, alpage, angora..), la ou les couleurs. C’est une mamie , que vous  choisissez , qui tricotera votre bonnet personnalisé. Cette action  lui permettra de conserver un lien social  et de compléter ses revenus.  Une fois l’ouvrage terminé, Golden Hook vous propose de rester en contact avec  celle-ci, grâce à une étiquette d’identification cousue sur le bonnet ,où il  y a son prénom. So sweet :)

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