Récemment dans la catégorie Marketing de l’innovation

 

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                                         Source : Techcrunch

C’est Techcrunch US qui l’annonce cette semaine, iStockPhoto, la ‘place de marché’ en ligne où les photographes amateurs peuvent tenter de revendre leurs photos, se lance sur un nouveau créneau : celui de la création et de la vente en ligne de… logos personnalisés, tant pour les entreprises que les particuliers, comme le relaie son forum officiel.

L’annonce est intéressante : le propriétaire de la place de marché, l’agence photo Getty Images (qui l’avait racheté pour quelques 50 millions de dollars en 2006, misant alors sur la vogue du ‘journalisme participatif’, comme j’en parlais dans ce billet), a en effet annoncé qu’il allait bientôt faciliter le stockage et la vente en ligne de logos via sa marketplace (place de marché) en ligne.

Les clients de iStockPhoto pourront donc acheter des logos personnalisés sur cette plateforme d’échanges.

Question : par qui seront-ils conçus ? Comme le business model d’iStockPhoto repose sur le crowdsourcing (une sorte de sous-traitance de tâches à des internautes disséminés, tendance dont les marketeux commencent à s’emparer), la création de ces logos, qui relève habituellement de créatifs et de designers, sera ici assurée par… la "vaste communauté de designers affiliés" à iStockPhotos, "les encourageant ainsi à utiliser iStock comme un ‘supermarché’ pour proposer leurs centaines de logos différents qu’ils auraient créés au cours de leur carrières, sans parvenir à les exploiter", à en croire le communiqué de presse publié cette semaine.

Du coup, Getty Images élargit les domaines couverts par sa marketplace : de la photo, la vidéo, l’audio et les illustrations, elle s’étend aux logos. Il y aura donc yun système de logos approuvés par Getty Images, de facto ‘éditeur’ en ligne, avec pour paiement la somme royale de… 5 $ par logo approuvé, voire 10 $ si Getty recueille 10 000 propositions (sic) au 1er janvier 2010.

Voilà pour le pitch. Cela dit, cela impliquerait que les entreprises virent leurs illustrateurs et designers pour trouver sur iStock le logo idéal, conçu par des designers bien souvent amateurs et anonymes.

Etonnant, non ? Le concept me laisse plutôt perplexe. Et je serai curieuse de voir les futures conditions générales d’utilisation, et surtout comment seront gérés les droits de propriété intellectuelle relatifs à ces créations…

Le forum donne quelques premiers indicateurs : le créateur possède le copyright, mais cède les droits commerciaux pour utiliser la police de caractères du logo (sic), qui, en elle-même, ne sera pas comprise dans le dossier que le client acquiérera…

Et encore : les logos ne devront pas avoir été proposés ailleurs, relever de la création exclusive, les royalties s’élèveront à 50% pour le concepteur… N’est-ce pas une manière de tirer à vue sur l’industrie du design graphique ?

Je pense qu’iStockPhoto ouvre encore plus largement une brèche déjà entamée depuis quelques temps, où nombre de créations (photos notamment) sont sous-payées.

En matière d’illustrations, il y avait déjà eu ce précédent du logo de Twitter (le fameux oiseau bleu),  révélé par Wired, pour lequel le designer Simon Oxley aurait touché… 2 à 6 $, les fondateurs de Twitter l’ayant acheté sur iStockPhoto pour un prix de 10 et 15 dollars – les graphistes qui vendent leurs œuvres sur  la place de marché touchant donc de 20 et 40% de montant de la vente d’une de leurs créations.

Créateurs sous-payés, lecture très flexible de leurs droits de propriétés intellectuelle,  puisqu’ils ne peuvent qu’à peine revendiquer leurs droits sur leur oeuvre… C’est là le revers de la médaille du crowdsourcing, un temps vanté comme une (trop brillante) facette de partage de créativité via Internet, censé caractériser le Web 2.0.

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Même en temps de crise, c’est sans aucun doute un des segments du secteur high tech qui se porte le mieux. Aujourd’hui, les Français sont prêts à débouser sans ciller quelques centaines d’euros dans des appareils photos numériques dernier cri, des joujoux dont ils ne maîtrisent pas forcément toutes les innovations technologiques.

Contraste surprenant avec l’ère des appareils photos argentiques, un marché sur lequel la plupart des consommateurs lambdas possédaient un appareil basique et pas cher.

Il m’a semblé intéressant de me pencher un peu sur ce marché, alors que s’ouvre bientôt le Festival Visa pour l’image de Perpignan (sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, puisque j’y passerai), le rendez-vous annuel à la fois autour du photojournalisme et du business de la photo.

Car le mode de consommation des Français autour de l’univers de la photo a évolué. La frontière entre appareils grand public et appareils professionnels s’est brouillée, notamment parce qu’une bonne partie des APN, initialement destinés aux professionnels, ont été adoptés par le grand public. Notamment les reflex numériques, avec des musts tels que la gamme Eos de Canon (précisément une des grammes déjà les plus réputées dans sa version argentique). Les APN, bien que dotés de fonctionnalités de plus en plus complexes, ont (initialement) rendu la photo plus accessible, moins technique, aux photographes amateurs.

Pour autant, le marketing de la nostalgie est toujours de mise, dans le design de ceratins appareils, qui rappelle largement celui des appareils d’antan. Notamment avec l’Olympus Pen E-P1, tout juste lancé, et signalé par La Tribune d’aujourd’hui, doté d’un boîtier acier ou laqué blanc au look des années 60. Un appareil tiré, précisément, de la perstigieuse gamme argentique Pen d’Olympus. Un appareil doté des modes automatique et manuel (histoire de retrouver en partie les sensations de l’argentique), qui marie donc parformances techniques d’un APN et design d’un ancien appareil.

Dans un autre genre, les initiatives des consutrcuteurs Panasonic et Lumix avait été remarquée: doter certains de leurs modèles d’un objectif Leica, marque réputée pour être la Rolls des appareils photo. Un co-branding et une association technique qui apportait donc une touche pro, haut  de gamme et vintage à leurs modèles.

Une première. Alors que sortira dans moins d’un an la version 2010 de la suite logicielle  Microsoft Office, le géant Microsoft a annoncé il y a quelques jours qu’il proposerait  une version gratuite de sa suite bureautique, à télécharger en ligne. Un changement de stratégie pour Microsoft, qui entend ainsi concurrencer Google sur le terrain de la gratuité.

Et un test qu’il effectue probablement à reculons, même si cela se montre souvent payant : rien de tel que de faire goûter en avant-première un extrait d’un produit, qui plus est gratuitement, à un consommateur, pour le conforter dans le sentiment agréable d’être parmi les happy-fews… Et le motiver pour l’acheter lors de sa sortie officielle.

La nouveauté est d’autant plus importante que Microsoft a toujours fait front aux logiciels et services mis à disposition gratuitement sur la Toile. C’est le coeur de la philosophie des logiciels libres bien sûr, ces logiciels dont la licence "libre" autorise les utilisateurs à étudier, modifier, diffuser et (ré)utiliser librement ledit logiciel. Et en faire un usage personnalisé.

Google s’est lancé dans la même logique, avec un foisonnement de services : webmail Gmail, agenda en ligne Google Calendar, Google Documents… Et bien sûr, en dernière étape, l’annonce pour le second semestre 2010 de son navigateur Google Chrome, largement annoncé par les médias – 1-0 pour Google De quoi agacer fortement Microsoft, qui se devait de répliquer en s’aventurant à son tour sur le terrain du gratuit.

Du coup, la question se pose, plus encore sur le terrain IT : faut-il obligatoirement proposer en preview un extrait de ses services, produits… aux internautes, avant leur lancement offiiciel ?

Les applications d’Office 2010 proposées seront (forcément…) des versions allégées de Word, PowerPoint, Excel et OneNote.

En attendant, Microsoft s’est fendu d’une campagne publicitaire virale… imposante, avec  un site sur les coulisses de la nouvelle suite bureautique – Office 2010 : the movie , et un blog officiel Backstage 2010 , qui relaie les dernières nouveautés. Bel exemple de blog corporate, qu v ient juste d’être lancé, mais il y a encore (beaucoup) de boulot pour créer un semblant de communauté, à voir le peu de commentaires postés… Autre point dommage, le caractère impersonnel du blog, avec aucune signature de blogueur identifié.

Le dispositif s’accompagne de bandes-annonces accrocheuses, diffusées sur YouTube, qui jouent la carte de l’humour, comme celle-ci…

 

 

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C’est une des meilleurs innovations du moment en marketing, à mon sens (c’est pourquoi je préfère mettre l’accent sur la démarche innovante plutôt que l’aspect purement market) : à partir du 25 mai , la Poste commercialisera des timbres… à l’odeur de cacao. Cette série de timbres inédite célèbre les 400 ans de l’arrivée à Bayonne du chocolat. Et marque en même temps un joli coup de pub pour les Journées du chocolat de Bayonne, qu ont lancé cette sorte de produit co-brandé avec La Poste.

Le carnet de 10 timbres aura la forme d’une tablette de chocolat , chaque timbre sera doté d’un dessin différent, comme des fèves ou une tasse de chocolat chaud.

L’innovation ? Comme le précise La Poste dans son communiqué, grâce à des microcapsules parfumées et incorporées à l’encre, les timbres dégagent un parfum délicieux qui perdure… pendant 2 ans. Trois mois de recherche ont été nécessaires pour mettre au point ce processus de fabrication, breveté je suppose.
Je serai curieuse de voir si cette odeur tiendra le coup lors du circuit de transport du courrier.

Je pense que c’est une des premières initiatives grand public de  marketing olfactif, où on sollicite un des sens les plus aigus (et littéralement les plus  »sensuels ») du consommateur : son odorat… Déjà plusieurs agences s’essaient à cette forme de marketing avant-gardiste, comme Scentys.

Plus de 2,5 millions d’exemplaires seront mis en vente au prix de 5,60€ le carnet de 10 timbres dans les bureaux de poste et sur internet. Ces timbres, créés par Pierre-André Cousin (aucun lien avec l’intéressé…) sont disponibles aujourd’hui (23 mai) en avant-première  à Bayonne (à la Maison des associations) et à Paris (Exposition du club philatélique de l’Elysée au Pavillon Gabriel).
Dès demain, dans tous les bureaux de postes. Je vais tester évidemment, et vous ferai un petit retour. A vos marques…

Màj le 25 mai : comme me le précise très justement Akina, cette innovation avait déjà été testée par La Poste suisse en…2001, comme le précise le Blog philatélie. Bon voilà…

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Lu dans la dernière édition de la newsletter We Love New de Dufresne Corrigan Scarlett, la designer polonaise Katarzina Okinczyc a lancé avec le photographe Remigiusz Truchanowicz 60 BAG, un sac qui se dégrade… en 60 jours. Cerise sur le gâteau, ce sac green ne nécessite pas de processus coûteux de recyclage : on peut en faire du compost, et il se désintégre dans un incinérateur.

La start-up a d’ailleurs reçu un Green dot Award.

Ce sac a été réalisé à partir d’un procédé innovant, développé en Pologne, qui combine du lin, du viscose et des fibres issues de déchets industriels recyclés. Mieux, il ne nécessite pas d’utiliser des ressources naturelles et requiert un minimum d’énergie durant sa production, précise le site. Forcément, 60BAG est présenté comme "une opportunité commerciale pour les sociétés qui soutiennent le style éco-friendly".

De la même épaisseur que les traditionnels sacs plastiques, ces sacs sont disponibles dans différentes tailles et formes. Une bonne idée pour toute marque : un emballage écolo est en soi une manière de communiquer sur ses valeurs, et rattacher sa marque à des valeurs écolos sans sombrer  dans le greenwashing

Assurément, le sac recyclable a le vent en poupe, quel qu’il soit – sac en plastique recyclable, sac réutilisable en plastique épais, et bie nsûr les sacs en coton ou lin. 60BAG (qui peut être personnalisé aux couleurs d’une marque) arrive dans un contexte adéquat…

Le sac en plastique à usage unique, apparu dans les années 60, est devenu le symbole de la consommation de masse. Distribué gratuitement par les magasins, sa gratuité pèse lourd sur notre planète en terme de ressources et de pollution. Du coup, les marques commencent à se convertir à l’idée de distribuer soit uniquement des sacs payants, soit ne plus en distribuer du tout. Elles réalisent dans la foulée des économies conséquentes. Cela fait ainsi partie du business model de Leader Price depuis des années (les sachets y sont payants). D’autres marques de grande distribution s’y sont converties, comme Décathlon ou Carrefour.

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