Une entreprise, une fraterie et un glorieux chapitre de l’Histoire du rugby français… Spanghero est une marque historique qui mêle passion et terroir. Mais avant de devenir une succursale à scandale dans la boucherie chevaline, Spanghero était reconnue pour ses plats cuisinés. Vous savez, ces plats du « terroir » que vous commandez dans certaines brasseries, et qui, bien souvent, sont des préparations toutes faites « prêtes à réchauffer ».
Attention, pas de panique ! Je n’ai pas dit que c’était mauvais. Encore moins qu’ils y mettent n’importe quoi. Je dis juste qu’il ne faut pas se leurrer : beaucoup de restaurateurs ont adopté le « prêt à servir ».
Géographie oblige, chez les Spanghero, la spécialité, c’est le cassoulet. Dès lors, avoir retiré l’agrément sanitaire sur l’ensemble des activités de l’entreprise était donc une menace économique importante. De ce fait, les salariés peuvent être (en partie) soulagés.
Mais cette histoire laisse un arrière-goût amer dans la gorge des Spanghero, eux qui ont vendu l’entreprise familiale en 2009. Car dans cette famille qui donna six enfants au rugby Français, la valeur travail n’est pas un vain mot. Très loin de l’image écornée de ces derniers jours, celle des années 70 suscite le respect. Celle de la vie d’une ferme familiale, qui s’organise entre les entraînements de rugby (mardi et jeudi) et les matchs, le dimanche, à Narbonne, club historique des Spanghero.
Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu les frères sur le petit écran. Il aura fallu un scandale pour voir réapparaître les légendes.
L’heure est donc venue de rétablir la vérité sur les Spanghero. Celle d’une famille de l’Aude, que visita la légende du journalisme, Roger Couderc, un matin de janvier 1966. Une ferme où se conjugue préparation physique à l’ancienne et respect de la hiérarchie patriarcale. Bienvenu chez les Spanghero, « une famille de la Terre » ou le labeur est roi…





















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