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La vérité sur les Spanghero

Document de l’INA. 16 janvier 1966.

Walter Spanghero au micro de BFMTV le 15 février 2012

Une entreprise, une fraterie et un glorieux chapitre de l’Histoire du rugby français… Spanghero est une marque historique qui mêle passion et terroir. Mais avant de devenir une succursale à scandale dans la boucherie chevaline, Spanghero était reconnue pour ses plats cuisinés. Vous savez, ces plats du « terroir » que vous commandez dans certaines brasseries, et qui, bien souvent, sont des préparations toutes faites « prêtes à réchauffer ».

Attention, pas de panique ! Je n’ai pas dit que c’était mauvais. Encore moins qu’ils y mettent n’importe quoi. Je dis juste qu’il ne faut pas se leurrer : beaucoup de restaurateurs ont adopté le « prêt à servir ».

Géographie oblige, chez les Spanghero, la spécialité, c’est le cassoulet. Dès lors, avoir retiré l’agrément sanitaire sur l’ensemble des activités de l’entreprise était donc une menace économique importante. De ce fait, les salariés peuvent être (en partie) soulagés.

Walter Spanghero en janvier 1966

Mais cette histoire laisse un arrière-goût amer dans la gorge des Spanghero, eux qui ont vendu l’entreprise familiale en 2009. Car dans cette famille qui donna six enfants au rugby Français, la valeur travail n’est pas un vain mot. Très loin de l’image écornée de ces derniers jours, celle des années 70 suscite le respect. Celle de la vie d’une ferme familiale, qui s’organise entre les entraînements de rugby (mardi et jeudi) et les matchs, le dimanche, à Narbonne, club historique des Spanghero.

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu les frères sur le petit écran. Il aura fallu un scandale pour voir réapparaître les légendes.

L’heure est donc venue de rétablir la vérité sur les Spanghero. Celle d’une famille de l’Aude, que visita la légende du journalisme, Roger Couderc, un matin de janvier 1966. Une ferme où se conjugue préparation physique à l’ancienne et respect de la hiérarchie patriarcale. Bienvenu chez les Spanghero, « une famille de la Terre » ou le labeur est roi…

On l’avait laissé il y a quelques jours avec sa Rolls Royce (relookée par un artiste de street Art) vendue aux enchères pour 125 000 euros au profit de la fondation Abbé Pierre. Voici qu’il nous revient dans une campagne de pub pour promouvoir le savoir-faire des brasseurs industriels français. A 46 ans, Eric Cantona est semble-t-il, aussi à l’aise balle au pied qu’avec un stylo dans les mains. Sauf que désormais, les autographes qu’il signe noircissent les bas de pages de juteux contrats publicitaires. Nike, Sharp, les rasoirs Bic bien sûr, mais aussi Pepsi, Renault, The Kooples et L’Oréal pour ne citer qu’eux.

Pub pour Bic datant de 1995

Pour attaquer le marché Anglo-Saxon, Kronenbourg, qui commercialise entre autres la bière 1664, fait donc appel au « King », toujours légendaire chez les supporters. Vantant les mérites des « Farmers de l’Alsace », l’ancienne gloire de Manchester United devrait être à l’affiche dans les rues anglaises mais aussi sur les écrans de télé britanniques.

Vendre du « made by French » dans une campagne pour de la bière peut paraître osé quand on connait le patriotisme de nos voisins britanniques en la matière. C’est relativement méconnu mais nos brasseurs Français exportent massivement de l’autre côté du Channel.

Jusqu’à présent, la bonne recette consistait à produire en catimini, sous marques de distributeur à l’accent britannique, et d’envoyer les palettes françaises dans les linéaires des hypermarchés, discount essentiellement. Nul doute qu’en débauchant « Canto », Kronenbourg a atteint son but : se payer une star. Pas sur que cela suffise à convaincre les Anglais d’abandonner leurs bonnes vieilles pressions…

Depuis le lancement du Hobbit de Peter Jackson fin décembre, le cinéma Pathé Wepler situé dans le 18ème arrondissement de Paris (Place de Clichy) a inauguré une nouvelle formule. La Pathé+, dotée de projecteurs nouvelle génération et d’une cinquantaine d’enceintes, murs et plafond.

Mais c’est davantage dans les rangées qu’il faut s’attarder pour trouver la nouveauté marketing. Au milieu de la salle, des fauteuils gris ont pris la place des fauteuils rouges qui habillent traditionnellement les salles du groupe. De beaux fauteuils tout neuf, gardés par un employé. « Ici, c’est premium ! » Ok ! Donc si on veut s’asseoir au milieu de la salle, il faut se le payer.

Les prochains sièges Pathé+++ ?

Et ce n’est pas donné. Un euro supplémentaire pour un siège classique, deux euros pour les fauteuils couples, trois euros pour « le premium », des sièges inclinables, un peu plus large (65 cm au lieu de 59 d’habitude). Et n’oubliez pas vos lunettes 3D (deux euros) ! Sans réduction, vous en serez donc pour plus de 16 euros la séance

Une salle du Pathé Wepler

Alors on veut bien entendre le refrain du « il faut innover » ; « redonner envie aux spectateurs d’aller au cinéma » ; « ça se faisait déjà dans les ciné-théâtres comme le Grand Rex dans les années 60-70 ». D’accord, mais justement on est plus dans les années 60-70. Depuis, on a découvert les VHS, les DVD et même la VOD… La révolution numérique a tout autant démocratisé le cinéma, qu’elle l’a fragilisé par le peer to peer. Mais franchement, si Gaumont-Pathé pense remplir ses salles en segmentant sa clientèle et en augmentant ses tarifs, on veut bien prendre le pari. Chiche ?

La Celtic, l’eau minérale de Bagelstein

Non mais, qu’est ce que c’est que cette bouteille d’eau ? Promis, il ne s’agit pas d’une parodie d’une célèbre marque de lait, mais bien d’une de ces boutades marketing qui fleurissent sur vos packagings. Vous savez, ces petits mots qui passent souvent inaperçus sur les emballages, mais qui marquent parfois les petits curieux que vous êtes. Dernier épisode en date, une bouteille d’eau minérale à l’humour pétillant, la « Celtic », inventée par la marque Bagelstein.

Celle-ci nous offre une fiche produit du plus grand goût. Extraits : « Certaines eaux permettent de nettoyer votre corps, de perdre du poids ou bien même de rallonger votre espérance de vie. La Celtic ne permet pas tout cela !! La Celtic est tout simplement une chance pour l’humanité. Quand vous la buvez non seulement vous vous désaltérez… mais surtout vous fermez votre grande gueule ! » Pourrir son client, ça fait toujours plaisir !

Depuis quelques années, la restauration rapide subit de plein fouet la révolution « street food ». Les points de ventes se multiplient comme des petits pains. C’est la course au bio, aux saveurs asiatiques et plus récemment aux « bagels » donc. Avec toujours cette même problématique : comment se démarquer de la concurrence ?

En inventant un univers, un esprit… quitte à froisser l’ego. Aussi impertinent est le ton, l’idée de Bagelstein n’en est pas moins pertinente ! Dans un grand moment de solitude matinale, qui n’a jamais « fixé » son paquet de céréales ou sa bouteille de lait (encore elle) ? Eh bien pour la pause repas, c’est pareil. L’ « expérience client » et la proximité, Graal du marketing à l’anglo-saxonne, sont les clés de la fidélisation. Celles qui font passer votre produit du statut de « non identifié »… à celui de déjà-vu.

Bagelstein
http://www.bagelstein.com/

Mais oui ça va se vendre. Et peu importe le prix même. L’iPhone est devenu un achat « coup coeur »… Mais, « One more thing », que font les opérateurs en termes de prix ? Ce matin, j’ai voulu me mettre à la page, à savoir remplacer mon iPhone 3G par un iPhone 4. Oui, je sais, j’ai un train de retard. Mais c’est comme ça. Or quelle ne fût pas ma surprise quand j’ai regardé les offres proposées par les opérateurs. Et ce qui saute aux yeux, ce sont surtout les tarifs proposés sur le dernier produit phare : à savoir l’iPhone 4S dont la commercialisation mondiale commençait justement ce vendredi… Lors de la keynote du 4 octobre dernier, Apple s’était avancé sur un prix de commercialisation, avec abonnement, de l’ordre de 199$ pour la version 16 giga. Un chiffre qui a du surprendre les opérateurs, car, selon un des services de presse concernés « Apple n’a pas l’habitude de donner les montants avec forfait« . Et pourtant, la planète savait à peu près à quoi s’en tenir ce matin à l’ouverture des magasins.

Or, il semble que c’est un peu comme au marché, les prix sont à la tête du client. Alors que l’on avait tendance à croire que les opérateurs s’accordaient sur leurs offres commerciales, l’iPhone 4S marque-t-il une rupture ? Pour le savoir, petit tour d’horizon des offres pour l’iPhone 4S 16 Go avec un forfait « de base ». Chez SFR? 129€ (avec un forfait carré Absolu à 79€/mois, 199€ dans la version Carré iPhone à 49€). Chez Orange? 199€!! (avec un forfait Origami Star à 56€, 269€ avec un forfait Origami style à 46€). Chez Bouygues? 249€ !! (avec un forfait Neo 4 à 42€) !!!! Non, mais vous y comprenez quelque chose ? Qu’est-ce qui justifie cette différence de prix ?
C’est ce que nous avons demandé aux intéressés. Réponse collégiale des services de presse, et dans le désordre : Chez Bouygues : « Nous n’avons pas vocation à commenter ces chiffres. Il s’agit d’une pratique commerciale et bien entendu, nous sommes à l’écoute du marché.  » Chez Orange: « Je ne sais pas du tout. J’imagine que les offres ne sont pas comparables. C’est une question qu’il faut voir avec le marketing, mais visiblement c’est le juste prix pour nous » . Chez SFR : « Cela fait partie de la stratégie commerciale et chaque opérateur fixe le prix qu’il a envie de fixer. Quand c’est trop cher, on nous le reproche, quand c’est moins on nous demande pourquoi… » .Convaincu ? Pas vraiment, mais, visiblement, il faudra s’en contenter.
Apparemment, l’arrivée prochaine de FREE (Xavier Niel ayant annoncé des tarifs « hyper-compétitifs ») commence à faire cogiter les historiques. D’ailleurs, en interne, chez un des trois leaders, on ne se cache pas pour dire que c’est un peu le flou. Il ne serait donc pas surprenant de voir les offres bouger dans les prochaines semaines… Et si ce dernier lancement d’Apple marquait une rupture commerciale, voir même la fin d’une ère ?

PS : Je ne résiste pas à vous faire partager la suite de ma recherche initiale d’un iPhone 4 chez Orange. A croire que BlackBerry n’a pas le monopole du bug, je suis retombé sur une autre facétie. Figurez vous que la version 16Go est moins chère que le version 8Go ! Si, si, plus c’est gros moins c’est cher. Avouez que d’un point de vue commercial, ça vous laisse pantois ! Selon l’opérateur, il s’agit d’une simple opération de déstockage. Décidément, pas facile de s’y retrouver…

A lire aussi : iPhone 4S, la Silicon Valley applaudit

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