J’en parlais dans le premier billet de ce blog, les Français adoooorent les cartes de fidélité. A tel point qu’ils en possèdent une multitude, et les acceptent presque automatiquement, même venant d’une boutique où ils sont à peu près certains de ne pas remettre les pieds.
Grosso modo, le principe classique est que le client y cumule un certain nombre de points au fil de ses achats, et lorsque sa carte est remplie, il obtient par exemple une remise sur son prochain achat, ou encore reçoit des chèques-cadeaux selon le nombre de poitns cumulés (carte Etam), des services et avantages (livraison gratuite, retouches gratuites pour les marques textiles)…
De plus en plus, les marques y ajoutent des fonctions carte de paiement, avec souvent une possibilité de paiement différé, voire, la carte s’applique à plusieurs enseignes (carte Conforama).
Mais les marques ont décidé de faire ‘évoluer’ le principe de la carte de fidélité, en la rendant… payante. Même s’il s’agit d’une simple carte de fidélité, sans service de carte de paiement (ce qui en justifierait, en soi, le pruincipe d’une cotisation anuelle). Cette carte de fidélité est donc payante – qui plsu est, la plupart du temps à durée limitée.
Faites le test, vous remarquerez qu’une multitude d’enseignes vous proposent leur carte de fidélité uniquement en version payante, souvent autour de 10 € par an. Et souvent, au moment de payer vos achats, le vendeur / vendeuse se fait fort de tenter de vous convaincre de l’adopter.
Des exemples ? Body Shop est passé à la carte de fidélité payante (10 € par an, qui vous donne 10 de réducrion sur vos achats). Un business model de carte de fidélité aussi adopté par la chapine de pressings 5 à Sec. La Fnac, elle aussi, est passée l’an dernier à la carte de fidélité payante (ou pouvait jusqu’alors choisir la carte de fidélité gratuite, sans service de paiement différé).
Et visiblement, ça marche – pour certaines enseignes du moins, peu coutumières d’opérations de promotions. Un an après sa carte payante "VPhildar", la marque a récolté plus d’un million d’adresses dans sa base de données (ce qui est un des objectifs principaux du lancement de cartes de fidélité… outre de pousser le client à privilégier son enseigne), avec à l’appui une artillerie lourde (e-mailings, dont pour les anniversaires des clientes, chèques cadeaux…).
En filigrane, ces cartes de fidélité induisent parfois un système d’abonnement. Comme la marque de vêtements low-cost Clubatcost, qui propose des vêtements à prix coûtant (et ne se fait pas de marge)… aux seuls membres qui souscrivent à l’abonnement annuel (120 €, tout de même). Du coup, le client aura intérêt à acheter un maximum pour rentabiliser son abonnement ! Malin.
Reste que je me demande si le système qui s’esquisse n’est pas quelque peu périlleux pour les marques. Ce qui est sûr, c’est que le client ou prospect choisira davantage ses cartes de fidélité, et par extension les enseignes dans lesquelles il envisage de revenir. c.) a généré une forte augmentation de la fréquence de visites des clientes porteuses en magasins avec une progression d’achat de 20 à 30 % en moyenne.
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