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Merci !

 

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Bon alors voilà : après 97 billets, qui ont donné lieu à des échanges via ce blog en un an et trois mois, je pars vers de nouvelles aventures journalistiques, pour rejoindre la presse quotidienne.

Merci donc à L’Entreprise (ainsi qu’aux équipes marketing – en particulier Fleur – et aux équipes techniques) de m’avoir permis d’ouvrir ce blog, véritable plate-forme d’échanges, mais également à vous, pour votre fidélité et votre lecture attentive, et nos échanges ! C’est vous qui m’avez motivée pour creuser davantage le sillon des nouvelles formes de marketing, de publicité, et les nouvelles formes que celle-ci prend dans le quotidien des consommateurs.

Mais la vie de ce blog ne s’arrête pas pour autant ! Comme je le précisais dans le texte de présentation de ce blog, ce "média" a pour vocation à être collaboratif, ouvert à d’autres signatures.

Dont acte : Joséfa Lopez et Sébastien Pommier, deux jeunes journalistes de L’Entreprise, vont prendre la relève et tenir à leur tour ce blog. En fait, vous avez déjà eu l’occasion de les lire : par exemple, ils ont respectivement publié des billets ici et . Et quelque chose me dit que d’autres plumes de L’Entreprise viendront aussi signer ici de temps en temps…

Du coup, n’hésitez pas à leur faire part de vos commentaires, infos, voire à leur suggérer des thématiques que vous aimeriez voir traitées ici.

Pour ma part, vous pouvez d’ores et déjà me rejoindre et continuer de me lire sur mon blog perso (plus ancien… trois ans déjà !), Miscellanées.net (y compris via Netvibes), et me retrouver sur Twitter ;)

Une chose est sûre, il s’agit juste d’un au-revoir !

Le concept est inédit, et assez bluffant, parce qu’il est représentatif de nouveaux types d’opérations dans lesquelles s’impliquent les médias, mais aussi de nouvelles manières d’impliquer des communautés d’internautes – et des lecteurs. J’en parle ici non seulement par sympathie pour Pierre-Yves Lautrou, journaliste de L’Express à l’origine de ce projet (spécial copinage, donc…), mais aussi parce que le projet en lui-même est fondamentalement innovant, parce qu’il explore de nouvelles ressources (collaboratives) du web.

Mercredi 17 mars, au siège du Groupe Express Roularta (le groupe au sein duquel je bosse – pour l’instant encore ;) , Pierre-Yves Lautrou présentait son projet "Le Web prend le large". Journaliste, mais aussi coureur au large depuis plus de 10 ans, à l’origine d’un blog, Au large, qui jouit d’un joli succès, il a décidé de sauter le pas cette année, et de poser une année sabbatique pour courir la Route du Rhum 2010, et prendre le départ à St Malo le 31 octobre. Rien que cela. Pas vraiment une première, certes, puisqu’il avait déjà couru quelques régates, dont avec, déjà, Altaide pour partenaire depuis 4 ans.

Projet entrepreneurial

Mais, loin d’être un simple projet sportif perso, il s’agit d’un véritable projet entrepreneurial (ça tombe bien, à l’heure où le "journaliste – entrepreneur" est dans l’air du temps), et embarque dans l’aventure le média pour lequel il bosse, comme le relate Eric Mettout. Lequel assurera la couverture médiatique du projet, naturellement (un suivi dans le magazine est assuré, ce à quoi s’ajoutera un blog dédié à l’opération, Le Web prend le large).

Mais aussi d’autres partenaires de choix, comme Altaide (l’agence de recrutement en ligne de Jacques Froissant), et Laneo (plateforme de "mobilisation citoyenne"), ainsi que la start-up Eeple, qui gère les aspects techniques du projet. Et surtout, potentiellement, il entraînera dans son sillage… quelques milliers d’internautes.

De fait, pour parvenir à boucler le budget global de l’opération, qui s’élève à quelques 280 000 euros (qui couvrira notamment la location du bateau, l’achat de voiles, l’assurance, l’inscription, le retour en cargo, les billets d’avion, l’hôtel, les frais de télécommunication), les initiateurs du projet ont eu pour idée de proposer aux internautes, particuliers et entreprises, de sponsoriser le bateau. Chacun peut acheter via Internet, sur le site dédié, des espaces publicitaires sur le bateau. Une souscription un peu particulière donc : à partir de 100 euros, elle permet à tout un chacun d’acheter en ligne un espace sur les voiles et sur la coque du bateau. PYL portera ainsi vos couleurs ou votre message pendant la Route du Rhum. Pour les entreprises, le ticket d’entrée s’élève à 1 500 euros.

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Les "micro-armateurs" et entreprises du voilier Le Web Prend Le Large peuvent donc apposer un message, un logo ou une image assortis d’un lien sur l’espace qu’ils ont acquis sur le bateau. Forcément, j’ai testé sur le site ;) Et donc c’est fait, j’ai réservé mon petit carré au nom de mon blog. Visiblement, le système de micro-paiement en ligne n’est pas encore opérationnel, mais cela ne saurait tarder. Ce qui est astucieux, bien sûr, et que l’on peut choisir le positionnement de son/ses carrés sur le site. Les principaux partenaires auront des emplacements spécifiques réservés.

La promesse pour les internautes : suivre les coulisses de la course

A la clé pour les internautes, la promesse de "suivre le projet et la course de l’intérieur. Vous aurez accès aux informations . textes, images, sons – en avant-première. Tout au long du projet, des rendez-vous exclusifs avec le skipper, à terre et en mer, vous seront également proposés. Enfin, un concours vous permettra peut-être de faire partie des heureux gagnants invités à naviguer une journée à bord… ", annonce le site. On imagine aussi le potentiel autour d’Internet pour que la communauté d’internautes-supporters suivent au plus près : via le fil Twitter de @PYL, ses deux blogs, voire des séquences vidéos… Quant aux entreprises, pour elles, forcément, le retour sur image est garanti. Dans la présentation PDF, les initiateurs du projet annoncent même une régate virtuelle sur Internet qui sera sponsorisée. Les internautes deviendront eux-mêmes de relais autour de cet événement.

Loin d’être une opé de sponsoring classique (à laquelle seules les entreprises qui en ont les moyens pourraient participer), il s’agit donc d’une sorte de sponsoring participatif, et même de "première expérience de crowdsponsoring", dixit Jacques Froissant, soit de sponsoring par la foule.

Crowdfunding

Ce qui me passionne est qu’il y a un bouillonnement, en ce moment (peut-être passager certes) autour du crowdfunding (littéralement "financement par la foule"), cette forme de mécénat populaire à la sauce 2.0 qui est en train d’émerger comme modèle économique entière pour financer des start-ups d’un nouveau genre sur Internet, et s’inscrit un peu dans la lignée du crowdsourcing. Il permet de financer des projets en faisant appel à un grand nombre d’internautes, qui apportent de petits investissements. Ses pionniers furent les MyMajorCompany et autres Akamusic.com et Sellaband.com, qui permettaient aux internautes de financer la production de l’album d’un artiste aspirant. Un modèle que l’on a vu s’étendre au cinéma (PeopleForcinema, TousCoProd, MotionSponsor), à l’art vivant, et même au journalisme, pour pré-financer des reportages, comme j’en parlais là.

Et ce soit en complément, soit à la place de modes de financements traditionnels (banques, investisseurs…). Et pour cause : puisque l’internaute-consommateur (de culture, d’infos…) a pris l’habitude de piocher gratuitement des chansons , des articles, en suivant les recommandations de son réseau, et de donner son avis, pourquoi ne financerait-il pas les œuvres qu’il apprécie, et qu’il veut soutenir ?

C’est donc d’autant plus intéressant de voir ce jeune modèle économique s’étendre au sponsoring sportif – le premier cas connu fut celui de MyFootballClub, qui permet aux internautes de financer une équipe de foot. Une nouvelle aventure qui même donc, ici, journalisme, défi sportif, et crowdsponsoring. A suivre.

photo(2).jpgPhoto C. C.

Nombre de Parisiens ont dû être supris en voyant, ces derniers jours, de confortables fauteuils et canapés remplacer les habituels sièges et bancs (au confort plus que relatif) sur certains quais de métros. A Saint-Lazare, Champs-Elysées Clémenceau, Concorde et Opéra, le Suédois Ikéa s’est en effet offert une campagne de pub grandeur nature, en disposant certains de ses canapés et fauteuils. Avec au-dessus des affiches publicitaires directement liées, soit par des slogans incitatifs ("Essayez ce canapé"), soit avec des photos de bibliothèques qui créent un drôle d’effet trompe-l’oeil, qui fait que l’on se croirait dans un salon.

De fait, sur les quais des stations concernées, durant l’opération, qui se déroule du 11 au 24 mars, Ikéa préempte aussi l’ensemble des panneaux publicitaires. Et de facto, il a ainsi quelques stations de métros entièrement customisées à ses couleurs. En clair, ces sièges prolongent la pub sur le quai. Avec pour but de faire tester aux Parisiens les nouveaux modèles de la collection, et montrer qu’il s’agit de canapés littéralement tout-terrain (testés dans le métro ;) .

 

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C. C.

 

Ce n’est pas la première fois qu’Ikéa mène une telle campagne : il avait déjà expérimenté un dispositif similaire dans des abribus. Mais là, elle set sûre de toucher les quelques millions de passagers qui transiteront par ses lignes durant l’opération. C’est l’agence Ubi Bene, qui se revendique comme agence de "marketing alternatif", qui a monté cette campagne.

Ce type de campagnes de pub hors-médias, dans les stations de métros, est en fait expérimentée par la RATP depuis quelques années. Il y avait eu cette station-fantôme customisée, de manière éphémère, aux couleurs de H&M et Sonia Rykiel.

De fait, depuis 6 ans, Métrobus (filiale de Publicis), la régie publicitaire de la RATP, expérimente de nouveaux formats publicitaires dans ses espaces, qu’elle commercialise aux agences d’achat d’espaces des annonceurs, et dont elle dispose (plus ou moins) à sa guise. Des nouveaux formats qui attirent les annonceurs… Et assurent des revenus bien plus généreux que des traditionnelles campagnes de pub en affichage.

Déjà d’autres annonceurs avaient testé ce concept de pub grandeur nature, comme Camper et Fanta en 2007.

On le sait peu, mais le métro est considéré comme un espace privé, et n’est donc pas soumis aux règlements publicitaires en vigueur. La RATP en dispose donc à sa guise… quitte à avaliser des campagnes quelque peu monochromes (en clair, aux couleurs d’un seul employeur) – ce qui peut poser question…

 

 

La pub passe aussi à la 3D

On le sait, Avatar connaît un succès bien au-delà des espoirs de ses initiateurs, et par-là même, consacre – et légitime – la trois dimensions (3D) comme nouveau format au cinéma. Du coup, les annonceurs s’en lèchent les babine, alors qu’il y a encore un an, beaucoup diminuaient leurs investissements publicitaires – support trop cher, en période de crise, estimaient-ils alors…

Là, dans la lignée d‘Avatar, bon nombre d’entre eux sont bien décidés à investir la publicité en 3D, un nouveau format publicitaire à part entière. Et pour cause : plusieurs blockbusters en 3D sont attendus pour cette année, que ce soient Alice au pays des merveilles revu à la sauce trash de Tim Burton, Shrek 3, Resident Evil, Harry Potter 7… Les petits frenchies ne sont pas en reste : le premier long métrage en relief made in France, dont la sortie est prévue pour 2011, est un film d’animation adapté du thriller de Bernard Lenteric, La nuit des enfants rois, produit par Fidélité et Onyx Films. Le film a été remarqué par les Américains de la Warner, qui devrait offrir au film une carrière internationale.

D’ailleurs, plusieurs start-ups françaises se positionnent sur ce nouveau créneau, telle 3DLized, maison de production de films en 3D : elle s’était fait remarquer avec Fitou, un petit bonhomme bleu qui tire la langue tout en guidant les spectateurs pour qu’ils s’approprient leurs lunettes en 3D – et est déjà connu des millions de Français qui ont vu le film de James Cameron (14 millions d’entrées à ce jour). Le même personnage – guide en 3D accompagnera les spectateurs pour les autres films (ou dessins animés) que je cite plus haut. Joli coup de pub pour la jeune pousse française…

Les marques dans l’urgence

Les marques avaient loupé le coche Avatar (où les publicités en 3D était très rares – je n’en n’avais pas vu pour ma part, contrairement à Greg qui soupçonnait déjà l’avenir prometteur de ce format publicitaire. Une des rares qui avait anticipé était Haribo, qui avait proposé, avec KR Media, le premier spot publicitaire en 3D sur les écrans français, dès l’été 2009. On y voit des nounours et autres fraises Tagada flotter et tourner autour des spectateurs. Publicité troublante, tellement réaliste : on est presque tenté d’essayer de saisir les bonbons avec les mains. D’ailleurs, la marque de confiserie a limité la pub à quelques secondes… pour ne pas provoquer de nausées. En tous cas, la marque a réussi à fédérer une nouvelle communauté de fans : le groupe Facebook (apparemment né de l’initiative de spectateurs) dédié à cette pub compte 29 400 fans.

La pub Haribo en 3D – A voir avec les lunettes appropriées…

Les autres marques, que ce soient dans les jeux vidéos, les jouets, la confiserie, ou le luxe, se préparent en quatrième vitesse. Dans l’urgence. Et nul doute que les annonceurs habitués aux écrans de cinémas vont devoir eux aussi s’adapter à cette nouvelle donne 3D, pour "en être" eux aussi, alors qu’à Hollywood, quelques dizaines de productions en 3D sont programmées pour cette année. Et que quelques régies publicitaires cinéma commencent à monter des offres tarifaires sur mesure, incluant des pubs en 3D.

Quand même bien même, certes, la 3D reste loin derrière la diffusion 2D dans les salles de cinéma. Parce que cela reste adapté à un nombre restreint de films (dessins animés, films de science-fiction, à grand spectacle…), et parce que cela coûte cher aux distributeurs. Il n’empêche, le réseau de cinémas UGC, un des derniers refuzniks à la 3D (aucune de ses salles n’a diffusé Avatar en 3D) a plié à son tour, et a annoncé il y a quelques jours que les 600 salles du réseau passeront au tout numérique, d’ici 3 ans, grâce au partenariat signé avec Ymagis. Coût : de 30 à 40 millions d’euros. Déjà une quinzaine de salles sont censées être équipées d’ici le 24 mars.

Vers la pub 3D… à la télé

Un enjeu se profile, à moyen terme, derrière ce nouvel engouement : la pub 3D… à la télé. Même si, là, on est sur une logique de moyen terme : les marques de constructeurs sont dans une logique de "pré-lancement", mais il n’est pas sûr que les écrans télé en 3D vont devenir un produit grand public, encore moins à court terme – autrement dit, qu’une majorité de consommateurs vont choisir la technologie 3D pour leur prochain écran – sachant que le renouvellement de matériel tech "lourd" est en moyenne tous les 5 ans.

La semaine dernière, Panasonic a annoncé la commercialisation en mai de son premier téléviseur écran plat 3D, le TX-P50VT20, doté d’une diagonale de 50 pouces. Le prix : autour de 2 500 €, avec chaque paire de lunettes pour une centaine d’euros. "Les chaînes de télévision travaillent d’arrache-pied sur différents projets 3D. (…) En France, Orange, France TV et Canal + sont très avancées sur la question", confiait récemment Laurent Roussel (Panasonic France) dans 20 Minutes… Samsung lui a emboîté le pas, avec le LCD LED 9000. Et il y a fort à parier que les régies pub s’y préparent aussi.

 

"And Then There Was Salsa" from Frito Lay Dips on Vimeo.

Cette publicité pour les Tostitos Restaurant Style Salsa fait le tour de la Toile depuis ce matin. via le site de partage vidéo Vimeo. Et pour cause : sur la page Vineo d’origine, le format publicitaire en lui-même est innovant : simple vidéo au début, celle-ci déborde progressivement de son cadre pour occuper la totalité de l’écran…  A l’origine de cette pub : Frito Lay dips and chips, visiblement une marque de snacks et chips. 

J’aime beaucoup le graphisme du dessin animé, extrêmement coloré, gourmand et chamarré, avec la salsa girl (et la musique qui va bien), la fraise découpée au premier plan, le paysage composé de tomates et d’oignons géants… Tout un univers visuel, dont on comprend à la fin qu’il est "concentré" dans une simple boîte de Tostitos.

Dans le jargon publicitaire, on appelle ce format une "vidéo-flash immersive" – en tous cas une pub inventive (qui tient en 40 secondes), innovante, bluffante pour les yeux :) Et que l’on imagine très bien en 3D – mais cela fera l’objet d’un prochain billet ;)

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