Vous en avez forcément entendu parler : samedi dernier, la start-up belge Rentabiliweb a tenté un coup publicitaire de grande envergure, en distribuant des billets (de 5 €à 500 €) en plein Paris. Le spécialiste du cashback Mailorama prévoyait initialement de distribuer 100 000 € en liquide, ce samedi à 14 heures à Paris, au pied de la Tour Eiffel.
Une opération qui s ‘est soldée, pour la marque, par un échec, à tous points de vues : elle a donné lieu à des débordements d’une violence certaine, et la Préfecture l’a annulée au dernier moment pour des raisons de sécurité. D’autant qu"elle était parfaitement illégale (en l’occurrence par la distribution d’argent à des fins publicitaires).
Rentabiliweb a aussi mis en lumière les aspects parfois peu reluisants du "guerilla marketing", en vogue dans le monde anglo-saxon. Concrètement, il sagit de techniques de marketing à budget réduit (et donc accessibles aux petites entreprises), prenant pour terrain d’exposition la rue ou les lieux publics, et reposant sur des méthodes non-conventionnelles. Et du même coup, des méthodes parfois à la limite de la légalité et de la déontologie publicitaire.
Les précédents ? Ils étaient plus light en France, relevant souvent du street marketing, des opérations de marketing qui se déroulent dans la rue, avec en général l’accord des pouvoirs publics. En 2005, l’agence Ubi Bene revêt la copie parisienne de la Statue de la Liberté , d’un maillot géant de Tony Parker, pour le compte de la marque Nike.
Autre type d’opé assez fréquent, la distribution de flyers, et le collage d’afffichettes sur une zone précise. Comme en septembre dernier, lorsque Adidas accolait Place de la Bastille ces petites affiches sur des poteaux , pour promouvoir sa gamme vintage, Adidas Originals, et ses nouveaux sneakers.
Cette forme de marketing alternatif est d’ailleurs devenu un créneau en soi : des agences comme M Communication, Tribeca ou You to You sont spécialisées en la matière, et certains leaders se sont aussi positionnés : Publicis Dialog s’est doté d’un département ad hoc.








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regardez ce qu on trouve sur le net: http://bit.ly/machette
à mon avis la police n’a pas été prévenue par la prefecture pour encadrer l’événement… c’est peut etre ça finalement qu’hortefeux veut cacher…
Le chef d’orchestre de cette opération (Stéphane Boukris) n’en est pas à son premier « coup » : il avait fait du bruit avec son site faismesdevoirs.com, où les élèves pouvaient payer pour que d’autres personnes fassent leurs devoirs.
Le fait est qu’il y a un attrait/tabou très fort sur l’argent, et que c’est (hélas) un ressort bien classique. En période de crise, la distribution de cash devait forcément virer à la foire d’empoigne.
Capucine, vous dites mauvais coup de pub et échec. Êtes vous certaine? Mailorama était encore il y a un mois un site assez peu connu par les Internautes. Aujourd’hui le site a profité d’une couverture médiatique très forte que peu de sites Internet français peuvent se targuer avoir eue.
Je pense que l’objectif de mailorama était d’acquérir de la notoriété et non de travailler son image. Et l’objectif est plus qu’atteint !
En revanche, je pense que l’image du CashBack a souffert de cette opération ; ce qui est à mon avis dommage car sur ce secteur de sérieuses entreprises travaillent depuis de nombreuses années.
Pour illustrer mes propos, je conclurais en indiquant que mailorama est un acteur nouveau sur le marché du CashBack, que historiquement le site proposait à ses membres d’être rémunérés sur la lecture d’emails publicitaires. En vous lisant, je découvre que Mailorama est « le spécialiste du cashback » !!! Preuve en est que l’opération n’est pas totalement un échec.
@Antoine : c’est juste, sur le fond : l’objectif essentiel est que la marque Rentabiliweb est connue du grand public (du moins à court terme) et son fondateur pourra cultiver son image d’original trash en kilt et dreadlocks…
J’admets par ailleurs avoir écrit un peu vite que Mailorama était LE spécialiste du cashback, c’est un acteur du marché parmi d’autres, cependant présent sur le marché depuis 2002…
@EniKao : très juste, j’avais omis de rappeler le parcours pour le moins atypique de Stéphane Boukris, récemment nommé « responsable marketing » de Mailorama.
@milos : merci pour le repérage ! Une machette en pleine manif, ça donne une idée, effectivement, du manque total encadrement de l’événement.
Rentabiliweb déclare d’ailleurs avoir adresse une « demande écrite » d’autorisation à la Préfecture pour organiser cette manif, et a bien orchestré le buzz 15 jours avant, étonnant que les pouvoirs publics aient laissé passer cela.
« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » / F. Bacon
Tout à fait d’accord avec Antoine. Au fond, peu importe la manière, ils ont obtenu une notoriété spontanée assez forte, de nombreuses citations télé, radio, presse et blog. Et ceci à moindre frais. ils auront beau jeu de se poser ensuite en victime des casseurs… Et tout ceci sera oublié dans quelques semaines. Leur image ne sera vraiment négative que si personne ne se rend sur le site. Ce qui, dans la situation actuelle, n’est pas imaginable.
Quant à la machette, ne l’aurait-il pas prise pour être sur de pouvoir récupérer les plus gros billets distribués ?
moi aussi je pense que c’est un bon coup de pub. D’ailleurs on ne parle que d’eux. Et le buzz est positif même si c’est une image négative.
J’ai l’impression qu’ils savaient qu’ils n’allaient pas pouvoir en distribuer. Même plus besoin de faire du streetmarketing. Il faut juste l’annoncer.
Je voudrais rajouter en disant que Mailorama c’est des arnaqueurs. J’ai testé les mails rémunérés. Annoncés entre 50cts et qq euros en fait 0,1 € 99% des mails et 0,2 € le restant. Alors s’ils font la même chose avec le cashback,ça ne m’étonne pas qu’ils peuvent donner 100.000 € au secours populaire.
Mauvais coup de pub, on ne parle que d’eux, mais ce que l’on retient c’est : une entreprise qui ne tient pas ses promesses.
Pour un site de cashback, système dont les internautes n’ont pas vraiment confiance (et pour cause quand on lit le message de James Blunt), c’est, à mon avis, une très mauvaise pub pour eux.
On avait beaucoup parlé d’une opération similaire qui s’est déroulée il y a quelques mois à New York. Un homme (« Bill le renfloueur ») distribuait des liasses de billets dans son petit kiosque, il suffisait que les gens viennent lui expliquer en quoi la crise avait bouleversé voire dévasté leur vie et il attribuait à chacun un montant variable.
Il s’est avéré que c’était un coup marketing pour un site de petites annonces…
@Morgane Falaize : Excellent, merci pour l’info, très intéressante ! Preuve que Rentabiliweb n’a rien inventé…
ils le disent qu’ils n’ont rien inventé.
cela s’est déjà passé au Canada, USA. Sans problème.
Rentabiliweb tirent la conclusion qu’on ne peut pas faire une opération comme cela en France.
Moi je me demande, coment cela se fait qu’en France y a des débordements alors qu’ailleurs cela fonctionne.