Fred Alegoët, breton pure souche, co-fondateur de la marque Kanabeach est décédé le 10 mai. (Photo Ouest-France)


Il était l’un des pionniers du surfwear en France. Fred Alegoët, breton pure souche, co-fondateur de la marque Kanabeach est décédé vendredi 10 mai, à 51 ans, d’une longue maladie. Figure emblématique du surf made in breizh, il avait su imposer sa marque dans l’univers hyper concurrentiel du surfwear.

Ancré dans son indépendance, Kanabeach s’était fortement développé depuis sa création en 1985 par une bande de copains, bien décidé à l’époque à créer leur propre gamme de tee-shirts.

Depuis, la marque avait pris son envol jusqu’à devenir une des références françaises, tout en cultivant ses racines bretonnes. Des boutiques sur la majorité des spots de la côte atlantique, mais aussi des points de ventes dans les grandes agglomérations comme Paris, Marseille ou Strasbourg.

Le Kanabeach Surf Shop du Cap-Ferret (Photo Surf-Report)

Malheureusement, la crise qui touche le textile, n’a pas épargné les bretons. Des pas de portes hors de prix, une trésorerie à fleur d’eau, et comme souvent dans ce cas là, des banques qui ne suivent plus. Conséquences, Kanabeach et sa centaine de salariés – qui étaient placés en redressement judicaire depuis 2012 – n’est pas parvenu à redresser la barre. Les ultimes tentatives de reprises effectuées en début d’années n’ont pas abouties et la liquidation judiciaire était prononcée en mars dernier.

Le petit monde du surf indépendant est orphelin d’une de ses marques. Et le Finistère pleure l’un des siens.

Maquette du stade de la « Florida Atlantic University »
dont le nouveau partenaire est GEO Group, spécialiste américain des prisons

Le problème dans le marketing c’est le message. Mardi 19 février, une société américaine GEO Group annonçait la signature d’un contrat de « naming » avec une importante université américaine : la « Florida Atlantic University ». Le principe, rebaptiser pour 12 ans le stade de l’université du nom de cette entreprise, moyennant un joli chèque de 6 millions de dollars.

Construit depuis deux ans, le flamboyant stade (30 000 places) de l’Université de Florida, cherchait un sponsor pour éponger une partie de ses dettes (70 millions de dollars d’investissement, dont 45 millions d’emprunt) Pour se faire, l’option du « naming » a été retenue. Il faut dire que les exemples, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, sont légion. La Mercedez-Benz Superdome de la Nouvelle Orléans, théâtre du dernier Super Bowl. Le Citi Field à New York… mais aussi l’Emirates Stadium de Londres (Arsenal), l’Allianz Arena à Munich (Bayern), sans oublier le modèle français : la MMArena du Mans et la future Allianz Riviera de Nice. Des exemples qui se multiplient à mesure que les nouveaux stades sortent de terre.

Mais le GEO Group Stadium de l’université de Florida ne serait qu’un exemple supplémentaire, si l’activité de cette marque n’était pas si particulière. En effet, GEO Group est une société privée… qui gère des prisons. Une entreprise qui enferme les gens pour sponsoriser un sport de plein air. Ca fait désordre…

Dans les faits, l’argent ne provient pas directement des fonds de GEO Group, mais de son programme de « charity business ». Une action philanthropique, menée par le deuxième opérateur privé des prisons aux Etats-Unis, qui ne fait cependant pas sens pour la majorité des experts américains du marketing. Qu’à cela ne tienne. Les responsables du groupe GEO sont surtout là pour se faire connaître. Une stratégie qui passe aussi (et surtout) par la politique. Ainsi sur les trois dernières élections américaines, le groupe a versé plus de 1,2 millions de dollars au Parti Républicain. Un parti qui vient justement d’approuver une expansion massive des prisons privées… dans le sud de la Floride.

La vérité sur les Spanghero

Document de l’INA. 16 janvier 1966.

Walter Spanghero au micro de BFMTV le 15 février 2012

Une entreprise, une fraterie et un glorieux chapitre de l’Histoire du rugby français… Spanghero est une marque historique qui mêle passion et terroir. Mais avant de devenir une succursale à scandale dans la boucherie chevaline, Spanghero était reconnue pour ses plats cuisinés. Vous savez, ces plats du « terroir » que vous commandez dans certaines brasseries, et qui, bien souvent, sont des préparations toutes faites « prêtes à réchauffer ».

Attention, pas de panique ! Je n’ai pas dit que c’était mauvais. Encore moins qu’ils y mettent n’importe quoi. Je dis juste qu’il ne faut pas se leurrer : beaucoup de restaurateurs ont adopté le « prêt à servir ».

Géographie oblige, chez les Spanghero, la spécialité, c’est le cassoulet. Dès lors, avoir retiré l’agrément sanitaire sur l’ensemble des activités de l’entreprise était donc une menace économique importante. De ce fait, les salariés peuvent être (en partie) soulagés.

Walter Spanghero en janvier 1966

Mais cette histoire laisse un arrière-goût amer dans la gorge des Spanghero, eux qui ont vendu l’entreprise familiale en 2009. Car dans cette famille qui donna six enfants au rugby Français, la valeur travail n’est pas un vain mot. Très loin de l’image écornée de ces derniers jours, celle des années 70 suscite le respect. Celle de la vie d’une ferme familiale, qui s’organise entre les entraînements de rugby (mardi et jeudi) et les matchs, le dimanche, à Narbonne, club historique des Spanghero.

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu les frères sur le petit écran. Il aura fallu un scandale pour voir réapparaître les légendes.

L’heure est donc venue de rétablir la vérité sur les Spanghero. Celle d’une famille de l’Aude, que visita la légende du journalisme, Roger Couderc, un matin de janvier 1966. Une ferme où se conjugue préparation physique à l’ancienne et respect de la hiérarchie patriarcale. Bienvenu chez les Spanghero, « une famille de la Terre » ou le labeur est roi…

Ça le fait moins le « iPone » !

Et si l’iPhone n’appartenait plus à Apple ? Si la question peut faire sourire, elle crispe quelque peu le géant américain. Au Brésil, la marque à la pomme connait quelques difficultés avec un fabriquant local, Gradiente, qui utilise depuis 2008 la marque iPhone pour une gamme personnelle.

Mercredi 6 février, une source proche de l’INPI (l’Institut de la Propriété Industrielle) déclarait que « la requête d’Apple (afin d’obtenir l’enregistrement de la marque pour les téléphones mobiles) sera rejetée. L’appellation iPhone restera la propriété de Gradiente ». Sacré coup dur pour le géant américain, déjà empêtré dans une guerre des brevets avec son concurrent numéro 1, Samsung.

L’ « autre » iphone ! Celui qui gagne à être connu !

Le Brésilien Gradiente revendique l’enregistrement de sa marque « Gradiente iphone » en 2000, demande qui n’est effective que depuis 2008 donc. De son côté, la firme américaine n’a enregistré son « iPhone » qu’en 2007, année de lancement de son téléphone « révolutionnaire ».

Si la règle de l’antériorité s’applique, Gradiente pourrait bouter hors du Brésil la marque à la pomme. Une situation cocasse mais pas franchement nouvelle pour le fabriquant. En 2007 déjà , aux Etats-Unis, Apple était parvenu à un accord à l’amiable avec le géant des Télécoms Cisco, dont les droits d’utilisations de la marque iPhone avaient été déposés en 2000. Vous avez dit révolution ?

On l’avait laissé il y a quelques jours avec sa Rolls Royce (relookée par un artiste de street Art) vendue aux enchères pour 125 000 euros au profit de la fondation Abbé Pierre. Voici qu’il nous revient dans une campagne de pub pour promouvoir le savoir-faire des brasseurs industriels français. A 46 ans, Eric Cantona est semble-t-il, aussi à l’aise balle au pied qu’avec un stylo dans les mains. Sauf que désormais, les autographes qu’il signe noircissent les bas de pages de juteux contrats publicitaires. Nike, Sharp, les rasoirs Bic bien sûr, mais aussi Pepsi, Renault, The Kooples et L’Oréal pour ne citer qu’eux.

Pub pour Bic datant de 1995

Pour attaquer le marché Anglo-Saxon, Kronenbourg, qui commercialise entre autres la bière 1664, fait donc appel au « King », toujours légendaire chez les supporters. Vantant les mérites des « Farmers de l’Alsace », l’ancienne gloire de Manchester United devrait être à l’affiche dans les rues anglaises mais aussi sur les écrans de télé britanniques.

Vendre du « made by French » dans une campagne pour de la bière peut paraître osé quand on connait le patriotisme de nos voisins britanniques en la matière. C’est relativement méconnu mais nos brasseurs Français exportent massivement de l’autre côté du Channel.

Jusqu’à présent, la bonne recette consistait à produire en catimini, sous marques de distributeur à l’accent britannique, et d’envoyer les palettes françaises dans les linéaires des hypermarchés, discount essentiellement. Nul doute qu’en débauchant « Canto », Kronenbourg a atteint son but : se payer une star. Pas sur que cela suffise à convaincre les Anglais d’abandonner leurs bonnes vieilles pressions…

L’auteur


Derniers commentaires

Archives

S'abonner au flux de ce blog

[De quoi s'agit-il?]