L’actualité a fait trembler la communication de Warner Bros

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Ce mercredi, comme prévu, la Californie s’effondre sur grand écran. Au programme du film San Andreas qui sort en salles, des immeubles qui s’écroulent, Los Angeles ravagée par un séisme de magnitude colossale, San Francisco balayée par un tsunami, des dizaines de milliers de morts et une ambiance de fin du monde. Problème : l’actualité récente, avec les dramatiques tremblements de terre au Népal (un pays dévasté pour de vrai, plus de 7.000 morts, bien réels ceux-là aussi), donne à l’arrivée de ce blockbuster américain une résonance particulière, et, pour tout dire, un peu dérangeante.

Le groupe Warner Bros, qui produit le film, a dû intégrer l’événement dans sa campagne de communication. Les studios n’ont pas poussé la compassion jusqu’à repousser la sortie du film. Mais ils ont été contraints de prendre en compte les secousses de l’actualité au Népal. Et de le faire savoir. C’est entre autres dans le magazine Variety que la Warner Bros explique comment elle a décidé de continuer la promotion du blockbuster tout en y ajoutant un message de soutien. « Nous allons continuer d’adapter notre campagne marketing mondiale pour bien montrer que nous partageons la souffrance des personnes touchées par cet événement tragique », ont déclaré les studios. Le réflexe compassionnel préconisé en communication de crise trouve donc sa place également ici, lorsqu’il s’agit de prévenir toute accusation de comportement déplacé.

Les posters et les bande-annonces, déjà diffusées sur le web depuis des mois, resteront les mêmes. Pas question de renoncer à mettre en avant les effets spéciaux : ce sont eux, surtout, qui vont attirer les spectateurs dans les salles. Mais les dernières moutures proposent des informations sur les moyens d’apporter son soutien aux victimes de la catastrophe népalaise. En parallèle, les studios Warner ont diffusé une campagne de prévention contre les tremblements de terre et autres colères de Dame Nature.

En clair, Warner Bros applique du mieux qu’elle le peut le principe de base pour poursuivre une campagne de communication dans l’adversité : faire du positif avec du négatif.

Dans le même temps, dans les interviews de promotion du film, acteurs et réalisateur s’efforcent de gommer le label « film catastrophe » et de recentrer l’intérêt du film sur autre chose que ses accents apocalyptiques. Exemple avec cette vidéo mise en ligne ces derniers jours sur le site allocine. L’acteur principal Dwayne Johnson explique qu’il s’agit avant tout d’un film émouvant, centré sur une famille déchirée qui tente de se retrouver. Le réalisateur Brad Peyton assure de son côté qu’il est fier d’avoir mis en boîte un film dramatique, centré sur « l’intime, l’histoire, la persévérance à vouloir se relever quand on est à terre ». Il le jure, il n’a « jamais abordé ce film comme un film catastrophe ».

Les soubresauts de l’actualité ont aussi provoqué des répliques chez les studios Universal. Leur propre film catastrophe, Everest, qui doit sortir en septembre, relate une expédition dans l’Himalaya qui tourne au drame. Même quelques mois après, les avalanches meurtrières qui ont emporté des dizaines d’alpinistes lors du séisme népalais seront encore dans les esprits.

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Jean-Michel Boissière

Jean-Michel Boissière Comprendre le fonctionnement des médias représente un atout stratégique. Une entreprise ne communique pas malgré mais avec les journalistes. A travers de multiples conseils et illustrations puisés dans l’actualité, ce blog sur les relations entreprises-médias pourra vous éclairer sur la manière de rendre votre communication plus efficace et dynamique.

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