Le « Charlie marketing », une triple erreur

l-entreprise-et-les-medias, publié le , mis à jour à

3suisses

La tentation était trop forte. Beaucoup (trop) d’entreprises, organismes ou particuliers ont surfé sur le tsunami Charlie Hebdo pour gagner en visibilité. Même si tous s’en défendent la main sur le cœur, le but était quand même, sous couvert de solidarité, de tenter de profiter d’une exposition médiatique colossale. Les 3 Suisses, par exemple, le jour même de la tuerie du boulevard Richard Lenoir, ont publié une image associant leur nom et logo au « Je suis Charlie », via un petit jeu de mots à première vue pas bien méchant. Problème, en transformant en slogan le cri spontané d’un pays sous le choc, l’enseigne de vente par correspondance est immédiatement passée pour une entreprise opportuniste et sans scrupule, prête à tout pour se faire de la pub. Les commentaires méprisants et écoeurés sur les réseaux sociaux ont afflué dans l’heure. Et en masse, à un moment où toute la blogosphère, Facebook et Twitter bouillonnaient de messages de soutien, de témoignages et de sentiments forts exprimés à chaud. Les 3 Suisses ont réagi rapidement, en réfutant toute démarche commerciale et promettant qu’il s’agissait d’un « engagement citoyen ». Sans convaincre grand monde. Le mal était fait.

L’enseigne a négligé 3 éléments essentiels. Le premier, c’est qu’un événement qui plonge un pays, puis la planète, dans la stupeur et l’indignation ne supporte aucune esquisse de récupération. A cet instant, l’économie et le marketing, à l’instar de la politique, sont priés de faire relâche. On n’aurait pas pardonné à un parti politique ou un syndicat de déballer son logo, son slogan et sa banderole juste après les attaques terroristes. Si les grands rassemblements du 11 janvier ont été aussi forts et intenses, c’est parce que c’est une foule, certes immense, mais aussi anonyme, qui s’est massée un peu partout. Dans ce moment si particulier, la place médiatique impose la même retenue, le même renoncement à se mettre en avant que sur les places de la République ou de la Nation.

La deuxième chose que les 3 Suisses ont sous-évaluée, c’est la formidable caisse de résonance que représentent internet et les réseaux sociaux. En particulier en ces heures où les Français ont partagé leur temps libre entre leurs ordinateurs/tablettes/smartphones et les chaînes d’info en continu. Ce moment d’émotion intense, ressenti et partagé en temps réel, est particulièrement propice aux réactions passionnées et épidermiques. Plus encore que d’habitude, l’indulgence n’est pas de mise, on ne laisse rien passer. Même dans l’hypothèse où les 3 Suisses souhaitaient sincèrement diffuser un simple message de solidarité, celui-ci avait toutes les chances d’être interprété différemment et très négativement.

Enfin, en associant son logo à l’événement, les 3 Suisses ont été mis dans le même sac que tous ceux qui, sans aucune ambiguité, profitent des attentats pour remplir leur portefeuille ou leur tiroir-caisse. En dénonçant le « marketing Charlie hebdo », les médias ont cité largement l’enseigne de VPC comme ils ont raconté ces vendeurs sur eBay tirant des sommes indécentes de leurs anciens numéros de Charlie Hebdo. Ou bien ces innombrables petits e-commerçants qui ont proposé casquettes et t-shirts « Je Suis Charlie » à 20 ou 30 euros le jour même du massacre.

AILLEURS SUR LE WEB

Contenu proposé par Taboola

Commentez cet article

Votre commentaire sera publié directement et modéré a posteriori. En publiant vous acceptez la charte des commentaires

39 commentaires

ouicessa

C’est malheureux et triste de voir ces dérives pour l’appât du gain.
Ceux la ne sont pas Charlie!
Ils sont ORDURES..


Répondre

    Avatar de bibi

    bibi

    Mais il est facile de cracher sur Les3suisses, alors que les premiers a avoir fait leur choux gras sont bien les journaux, magazines et autres …


    Répondre

Avatar de Stephane

Stephane

Parce que cela surprend encore du monde ce type de pratiques ?

Il existe des milliers d’exemples qui se déroulent chaque jour sans que personne ne trouvent à redire…


Répondre

    Avatar de JFR151

    JFR151

    L’émotion égare parfois, sans doute …. (Cf.communiqué regrets 3Suisses sur sa page Facebook).
    Mais, plus sûrement, comme l’a dit quelqu’un * : La connerie, c’est difficile à définir mais on peut donner des exemples ». Voilà un cas d’école …
    Présentation du compte officiel 3Suisses sur Twitter : « une marque audacieuse, passionnée avec une pointe d’humour et ce qu’il faut d’impertinence ! … »
    Dans le contexte actuel, on dirait une citation de Charlie Hebdo…
    Et comme ça patauge toujours, le communiqué de 3 Suisses précise : « Comme plusieurs de nos amis sur Facebook nous l’ont recommandé, nous optons désormais pour l’emploi du visuel communément utilisé sur les réseaux sociaux. »
    Heureusement qu’ils ont des amis, les 3 Suisses ! Et qu’il savent manier la langue de bois, à défaut du sens de la dignité.
    * Michel Audiard, je crois.


    Répondre

    Avatar de scribe25

    scribe25

    Ah oui, c’est vrai. Plus la connerie est répandue, moins il faut en parler !


    Répondre

    Avatar de Anne Marie

    Anne Marie

    Charlie a tiré 7 millions d’exemplaires pour ce dernier numéro avec un prix de 3 euros au lieu de deux euros… Je dis ça je ne dis rien, mais moi cela m’a interpelé…


    Répondre

Avatar de Mister M

Mister M

« Le premier, c’est qu’un événement qui plonge un pays, puis la planète, dans la stupeur et l’indignation ne supporte aucune esquisse de récupération. »

Comment ne pas interpréter les manifestations de marches républicaines qui se sont déroulées un peu partout en France comme une récupération sans vergogne de l’émotion légitime suscitée par les tueries dont la région parisienne a été le théâtre ?


Répondre

    Avatar de Lucien 1757

    Lucien 1757

    il y a toujours un aspect nauséabond quand il y a une récupération de ce genre. puis le temps passe et si un résultat financier positif est enregistré, tout s’oublie et même on louera l’auteur de cette « brillante » idée.la lucidité devrait donc déboucher sur le boycotte de la marque.


    Répondre

    Avatar de d'aboville

    d'aboville

    Cette récupération est malheureusement un épiphénomène. Le plus grave est que ce cahos est délibérément orchestré. Cette gigantesque manipulation consiste justement à nous mettre dos à dos les uns avec les autres.
    Une Organisation infiltre les groupuscules islamistes pour attiser les conflits, fomenter des attentats. Elle utilise les islamistes.
    Et certains gouvernements se servent aussi d’eux pour monter un coup, lorsqu’ils ont besoin de réhabiliter leur image dans l’opinion ou déclarer la guerre.
    Nous sommes de véritables enfants de coeur face à leur machiavélisme.


    Répondre

      Avatar de scribe25

      scribe25

      Que de telles bassesses soient encore possibles aujourd’hui, nous interroge sur notre statut d’individus soit-disant libres parce qu’informés !


      Répondre

co06grasse

Pauvre de nous , l’argent toujours l’argent. Et l’être vivant? La vie, le partage, la foi d’exister et de rependre le bonheur, pas de profiter de la misère pour du profit. ..


Répondre

Avatar de tierim

tierim

Scandaleux, mais les médias (certains direct sont honteux et recherche de l’audience) n’ont pas été au top et les politiques ne vont pas tarder…


Répondre

Avatar de Florence H

Florence H

Vous-mêmes à l’Express-L’Entreprise n’êtes-vous pas aussi dans cette logique, en publiant cet article ?


Répondre

    Avatar de l-entreprise-et-les-medias

    l-entreprise-et-les-medias

    Euh, non. Sauf si vous considérez que les journalistes de l’Express-L’Entreprise (et de tous les médias) font du marketing et de la récupération en traitant l’actualité et en étant rémunérés pour cela! Et encore, concernant ce blog, ce serait même pas le cas puisqu’il s’agit d’une contribution libre et non rémunérée! JMB


    Répondre

Avatar de h-c proknoum

h-c proknoum

Oui la récupération d’un événement comme celui ci est dégueulasse. mais ceux sont qui sont décédés en auraient tirés de l’humour,et auraient trouves prétextes à rire. Malheureusement il faut être très fort pour s’élever a ce niveau et arriver à cela. Mais combien de media au nom de l’information tirent profit de la misère du monde. Alors !!!!!


Répondre

Avatar de dennevert

dennevert

mais si la presse vous êtres pire que les 3 suisse
au nom de l audimats le poids des mots le choc des photos…..
pour preuves le parisien.fr annonce des et 20 blessés…qui a du etre démenti par le ministère de l intérieur
BFM avec les otages cachés
le point et sa photo choc du policier abattu à bout portant qui la couverture sans se soucier du choc pour la famille …. ETC

et tout cela au nom de la liberté d expression


Répondre

    Avatar de l-entreprise-et-les-medias

    l-entreprise-et-les-medias

    C’est votre opinion sur la presse et les médias. J’imagine que vous ne la lisez pas et ne regardez pas la TV puisque vous les détestez tant. Ceci dit, le billet ne portait pas sur la presse et sa couverture des événements, mais sur la fausse bonne idée, pour une entreprise, de vouloir toujours surfer sur l’actualité, avec parfois des retombées plus négatives que positives en matière d’image. JMB


    Répondre

Avatar de Angelique

Angelique

Liberté d expressionnnnn MDRRR avant de laisser les gens poster leur commentaire vous les validé ou pas avant super koi!!!!!!!!

Vous avez raison ne mettez que ce qui Vous arrange!!!!

Pfffff


Répondre

    Avatar de l-entreprise-et-les-medias

    l-entreprise-et-les-medias

    Absolument. Tout commentaire est relu avant d’être validé, et heureusement, et ce dans tout forum ou blog digne de ce nom. Ne serait-ce que pour filtrer les commentaires haineux, injurieux (comme les précédents vous concernant), diffamatoires, racistes, antisémites, xénophobes, homophobes, les apologies du terrorisme etc. Si la liberté d’expression est une valeur fondamentale, le respect d’autrui doit l’être aussi. Sur internet comme ailleurs. JMB


    Répondre

      Avatar de Anne Marie

      Anne Marie

      Donc on est d’accord, la liberté d’expression ne peut exister si on touche au respect de l’autre, elle a ses limites, ce que Charlie n’a pas fait avec ses caricatures…Malheureusement ceci a coûté la vie à 12 personnes.
      Mais on est bien d’accord aussi que cela ne justifie pas cette tuerie.
      Bon bref, la liberté d’expression ne s’applique que quand ça arrange certains dans certains cas à certains endroits…


      Répondre

    Avatar de azibert

    azibert

    Pas pour tout le monde la liberté d’expression. Regardez Dieudonné, ils font tout pour le carré à cause d’un passage du spectacle que je ne dirais pas qui ou quoi ont mal pris donc sa veut le carré et il a fait de l’ironie sur sa page facebook, certe c’était très déplacé mais c’est la liberté d’expression. Sa me dégoute de voir les différences dans cette société


    Répondre

VINAY

Merci de ne pas mettre tout le monde dans le même panier.

On peut avoir été ému et avoir envie de le faire savoir.

Je suis chef d’une jeune entreprise mais je n’ai pas abandonné ma passion et mon émotion pour autant. Ce serait bien de pouvoir avoir des sentiments sans forcément être taxé de vouloir récupérer cela à des fins commerciales.

Amicalement à tous


Répondre

Avatar de Thierry PICK

Thierry PICK

Allons, allons,un peu de modération…Epiphénomène marginal…les entreprises et leurs salariés ont tous agis sur le coup de l’émotion et sans intention de récupération. Trop facile de jouer les inquisiteurs vertueux une semaine après les événements. Les panneaux et messages « je suis Charlie » ont fleuri partout dans mon entreprise, et même associés à nos signatures électroniques, sans aucune arrière pensée commerciale. Non, je ne suis pas d’accord avec vous, messieurs les propriétaires de la morale et de la pensée. avec toutes mes amitiés républicaines quand même :)


Répondre

Avatar de l-entreprise-et-les-medias

l-entreprise-et-les-medias

Bien noté. Pour en revenir au billet, vous aurez tout de même remarqué que l’initiative des 3 Suisses est très mal passée auprès du grand public. En utilisant les réseaux sociaux pour diffuser son logo relooké sur le mode « Je suis Charlie », l’enseigne a été éreinté sur ces mêmes réseaux sociaux avec commentaires assassins, détournements de logo etc. Même en laissant aux 3 Suisses le bénéfice du doute, sa démarche a été interprétée de manière très négative. Mon propos reste le même: en terme de communication, il s’agit d’une maladresse qui écorne l’image de l’entreprise, au moins ponctuellement. Amitiés républicaines également :)


Répondre

Avatar de dennevert

dennevert

j ai travaillé 26 ans dans le milieu la presse donc je connais bien
meme trop bien

je vous rappelle que BVM = TV
le parisien.fr = web
le point = presse ecrite

donc je m informe multi support

mais que pensez vous de la couverture du point avec cette photo
beaucoup de journaliste regrets cette attitude du point
les 3 suisses c est quand même moins agressif


Répondre

    Avatar de l-entreprise-et-les-medias

    l-entreprise-et-les-medias

    Personnellement, la une du Point m’a mis mal à l’aise. D’ailleurs, le magazine a été critiqué pour ce choix, dans les rédactions mais aussi par le grand public, notamment sur les réseaux sociaux. Comme quoi, en matière de communication et d’image, la sanction est immédiate, pour les 3 Suisses comme pour Le Point. Mais la comparaison s’arrête là. Les 3 Suisses sont une enseigne de VPC, Le Point est un magazine d’info. Ce dernier est dans son rôle en traitant l’actualité, même si la manière peut faire débat. D’ailleurs, chaque événement important, notamment tragique, s’accompagne de polémiques sur le traitement qui en est fait par les médias. Ces derniers sont accusés de faire dans le sensationnel, de jouer avec le poids des images, le choc des mots dans les titres etc. Ou parfois, ils sont accusés de mollesse ou de couardise. Aux Etats-Unis par exemple, la décision de certains journaux de ne pas oser publier les Une de Charlie Hebdo a été critiquée, parfois très vivement. Pour ma part, je trouve très sain et salutaire que les citoyens aient un regard attentif et aiguisé sur leurs médias et la manière dont les journalistes traitent l’actualité.


    Répondre

Avatar de dennevert

dennevert

aujourd’hui je suis triste pour WOLINSKI MORT POUR RIEN… car lui ne voulait pas

Les propos de Wolinski, repris dans l’Est Républicain du 8 janvier dernier, le laissent entendre. Interrogé en 2012, à l’occasion de sa venue à Longwy, à propos de la parution des caricatures de Mahomet dans Charlie hebdo, déclarait: « Moi, ça ne me plaît pas beaucoup (…). Je suis laïc, je suis athée, je n’aurais pas choisi de faire des dessins pour me moquer du prophète ».
Il pressentait le risque d’explosion que comportaient de telles publications. Ses amis ont passé outre, « car », lui ont-ils dit, « c’est de la provoc’, ça permet de mettre les choses au point »… « Moi « , ajoute Wolinski,  » je ne vois pas bien quoi. Pour ma part, je ne pense pas que j’aurais fait ces dessins ».
Les drames actuels, hélas, lui donnent raison!

paix à son âme


Répondre

d'humières

l’édito me semble démobilisateur et inutilement critique, à un moment où l’engagement collectif ne doit pas trouver de limite, dans l’entreprise y compris, très concernée. Cijoint, le texte en ce sens, publié sur mon blog.

LA PLACE DE L’ENTREPRISE EST ENTRE LA PLACE DE LA REPUBLIQUE ET LA PLACE DE LA NATION
Le contexte grave dont la France est l’épicentre, conduit les acteurs d’entreprise, des salariés aux dirigeants, à se poser la question : l’entreprise doit-elle rester neutre, voire compréhensive dans cette situation où doit elle y tenir une place particulière, volontariste ?
Notre réponse est celle de représentants de la communauté économique qui sont engagés dans une entreprise au cœur de la société, solidaire de son progrès et contributive déterminante à la qualité de la vie sociale, dont la dimension culturelle, la liberté politique sont indissociables de sa mission productive, inventive et distributive. La raison d’être de l’entreprise est « la démocratisation de la prospérité », selon la définition du capitalisme par Schumpeter, ce qui lui confère une vision intégrée pleinement à la marche de l’histoire. Les grandes entreprises se sont toutes fondées sur des corps de valeurs, portées par leurs fondateurs, qui étaient rarement des hommes ou des femmes mièvres, abrités derrière leurs intérêts. Car l’histoire économique est aussi une histoire sociale et politique et l’oublier, de façon idéologique ou lâche, est insultant pour tous les entrepreneurs, les ouvriers, les inventeurs, d’André Citröen aux Michelin, des Schneider à Marcel Dassault , qui ont été à la pointe de nos grandes réactions nationales. Croire que les temps sont plus simples aujourd’hui, que les interpellations sont moins impliquantes et que les défis de l’entreprise ne sont que technologiques et financiers, est une grave erreur. Chaque époque interpelle ses contemporains : la nôtre l’est par l’universalisation des droits humains, notamment du droit des femmes et des minorités, de la démocratie sociale, de la laïcité, de la liberté d’expression et de la préservation de notre planète, ce que les objectifs du développement durable onusiens proposent de mettre au-dessus de tout.
Oui, l’entreprise responsable est partie prenante du progrès « politique » des pays où elle exerce ses activités. Cette responsabilité s’incarne au travers de grandes valeurs fondamentales qui s’imposent à elle et qui ont été posé dans des référentiels universels, que des dirigeants pionniers et volontaires, dont beaucoup de français, ont poussé à ratifier dans les vingt dernières, confrontées à une mondialisation où l’application de ces valeurs ne va pas de soi. Faisant suite au combat contre l’apartheid, la charte des Droits de l’Homme est désormais applicable à l’entreprise dans les pays signataires ; et il y a les 10 principes du Pacte Mondial des Nations Unies, signés par plus de 10 000 chefs d’entreprises et plus largement les principes directeurs de l’OCDE que 40 gouvernements doivent faire respecter « pour une conduite responsable des affaires », incluant aussi bien la liberté syndicale que le respect des lois, des communautés locales, la transparence et la sécurité de tous.
Ce corps politique qui s’est imposé au business, par-dessus la loi du marché, est pris à cœur par nombre de dirigeants et d’administrateurs qui font leur cette hiérarchie des principes. Cela inclut pleinement le respect de la liberté d’expression et d’opinion, le respect de la presse, qui n’ont pas que des conséquences confortables pour l’entreprise. De même qu’il n’est pas automatique pour l’entreprise, soumise comme toute organisation humaine aux tentations discriminatoires ou claniques, d’intégrer la neutralité syndicale, politique, la neutralité religieuse,la lutte contre les injustices et les inégalités dans son périmètre d’influence. Il faut pour cela une volonté affichée du dirigeant de prendre parti. Depuis plusieurs années, les patrons allemands ont pris des positions très fortes contre le racisme, tout à leur honneur. Les systèmes d’alerte imposés par la loi américaine doivent être pris au sérieux pour ces raisons de fond.


Répondre

Avatar de Shadok

Shadok

Devinette : qui a parlé des « eaux glacées du calcul égoïste » ?
Et aussi attention aux mots quant à « la planète plongée dans la stupeur « ; n’oubliez pas par exemple le même jour les villes nigériannes rayées de la carte par Boko Haram…non pas par nier l’horreur de ce qui s’est passé, mais pour ne pas rester enfermer dans notre hexagone…


Répondre

Avatar de Mado

Mado

Beaucoup de personnes mélangent tout.

Pour ma part, je pense que bon nombre de personnes qui ont manifesté le week-end dernier étaient dans la rue pour dire « cela suffit, c’est horrible ce qui s’est passé, non au terrorisme »

Maintenant, pour ce qui est du matraquage médiatique concernant la presse et Charlie en particulier, c’est, à mon avis, trop politisé…

Un sujet qui pourrait être donné cette année au bac, s’il n’a pas été déjà donné antérieurement : peut-on rire et se moquer de tout ? Personnellement, je ne le pense pas ! Pour moi, le respect des autres est primordial… Précision : je suis athée.


Répondre

Avatar de sudni

sudni

business is money


Répondre

    Avatar de Bernard

    Bernard

    Les seules victimes à pleurer sont les journalistes ,que Dieu ait leur âme!


    Répondre

Avatar de Aline

Aline

Bonsoir,

que pensez vous de Charlie Hebdo, entreprise qui allait mal et qui va faire 5 millions d’exemplaires, certaines personnes n’avaient jamais acheté ce journal et maintenant ils ont prit un abonnement meme le gouvernement 50 abonnements….?


Répondre

    Avatar de l-entreprise-et-les-medias

    l-entreprise-et-les-medias

    C’est un mouvement massif de sympathie envers le titre et une envie toute aussi massive de témoigner de son soutien et sa révolte face aux attaques sanglantes contre les journalistes et dessinateurs… L’ampleur incroyable de cet élan est une surprise pour tout le monde, y compris chez Charlie Hebdo qui se retrouve avec un capital sympathie aussi large qu’inattendu et bientôt une manne financière colossale. Tous ces événements accréditent l’idée du « rien ne sera plus comme avant »…


    Répondre

Avatar de azibert

azibert

C’est une honte de la part des 3 suisses. Commend peut on s’approprié un évenèment de cet envergure pour de l’argent. Je suis écoeuré


Répondre

Avatar de philippe

philippe

vous ne trouvé pas que les politiques #UMPS ont fait de meme ils ont jouent aussi largement,pas avec l’argent mais avec les voix du pleuples encore plus grave


Répondre

Avatar de barbu

barbu

Au fait, est-ce que BFM TV, qui a dévoilé la présence des otages cachés durant la prise d’otage, à fait figuré ou continu de faire figurer « je suis Charlie » sur ses supports ? Je dis ça comme ça …


Répondre

Avatar de lombardi

lombardi

j’aime bien être avec des cons, comme ça je peux parler …


Répondre

Avatar de dennevert

dennevert

mais dit moi qu a bien pu faire pour la France charlie hedo
pour mériter 1 million euros du ministère du la culture

à partir du moment que l’on nous dit que se ministère n a plus un euro pour sauvegarder mon patrimoine historique

et google 250000 euros belle pub pour lui….

c est vrais qu en France il n y a personne qui crève de faim dans les rue donc on peut se le permettre


Répondre

A propos du blog

Jean-Michel Boissière

Jean-Michel Boissière Comprendre le fonctionnement des médias représente un atout stratégique. Une entreprise ne communique pas malgré mais avec les journalistes. A travers de multiples conseils et illustrations puisés dans l’actualité, ce blog sur les relations entreprises-médias pourra vous éclairer sur la manière de rendre votre communication plus efficace et dynamique.

Voir leurs profils

S'abonner au flux de ce blog

[De quoi s'agit-il?]

Derniers commentaires
Archives

Retour vers le haut de page