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« Le capitalisme c’est comme le cholestérol,  il y a du bon et du mauvais », écrit Geoffroy Roux de Bézieux, capitaliste qu’on peut ranger du côté du bon.   Pour l’auteur, créateur de The Phone House, actuel patron de Omea télécom/Virgin Mobile, seul le capitalisme d’entrepreneur est bon pour la société et l’individu. Lui seul créé de la croissance.

L’auteur rejette les trois autres avatars de capitalisme que sont le capitalisme d’Etat (« Big brother aux manettes ») le capitalisme oligarchique (« Une kleptocratie, c’est le vol ! ») et le capitalisme de grosses entreprises (« Trop gros pour innover » ). L’Etat ne sait pas innover, les grandes entreprises perdent le goût du risque. Ce n’est pas le mastodonte IBM qui a innové et créé Windows dans les années 1970 mais des jeunes entrepreneurs en créant Microsoft ou Apple, ce n’est pas Microsoft le mastodonte  qui a inventé Google mais deux jeunes étudiants, ce n’est pas le mastodonte Google qui a inventé Facebook mais deux jeunes étudiants etc. etc . etc.

Le capitalisme entreprenant, c’est celui où chaque fois qu’un cartel se met en place dans un secteur, un individu se lève et impose une innovation de rupture qui casse le cartel, défait le pouvoir ou l’oligopole en place et ringardise les anciens modèles économiques.

Plaisir de créer Joie d’entreprendre.

C’est donc bien l’éloge de l’entrepreneur schumpeterien auquel se livre Geoffroy Roux de Bézieux dans « Pour sortir de la crise le capitalisme » (Editions du Moment) : un processus de destruction créatrice est toujours à l’œuvre dans les dynamiques d’innovation. «Et il constitue la donnée fondamentale du capitalisme », écrivait il y a près d’un siècle (1912) Joseph Schumpeter. L’Entrepreneur capitaliste prend plus son pied en créant, en construisant qu’en possédant. Il n’est pas obnibulé par l’argent. « D’ailleurs ceux qui sont dans ces dispositions n’ont généralement pas créé grand-chose !» !

Geoffroy Roux de Bézieux, par ailleurs vice président de l’Unedic et de Pole Emploi au nom du Medef,  ne passe pas complètement par pertes et profils les dégâts sociaux et « collatéraux » qu’engendre immanquablement le capitalisme même vertueux. : « des canuts lyonnais au XIXème siècle à ceux de l’usine Continental de Clairoix en passant par les mineurs et ouvriers de la métallurgie des années 1980, on ne compte plus les victimes ». Mais ce n’est pas si grave puisque le  vrai entrepreneur schumpeterien se préoccupe de réintégrer dans le jeu économique ceux que les innovations technologiques ont exclus. Hélas pour nous, le monde n’est pas rempli d’entrepreneurs schumpeteriens…

Ce qui rend plaisant le bouquin de Geoffroy Roux de Bézieux c’est le ton vif et alerte de l’écriture : on sent que c’est l’ouvrage d’un homme d ‘action qui ne tourne pas autour du pot, fonce. Bien sûr il n’échappe pas du coup aux raccourcis, aux propos vite dits.

Mais sur le fond, on peut saluer l’éloge de l’homme seul qui se dresse face au système, et pas seulement dans la sphère purement marchande. Car Roux de Bézieux fait aussi l’éloge des entrepreneurs comme Claude Griscelli initiateur de l’Opération Pièces Jaunes ou de l’entrepreneur Coluche avec ses Restaus du cœur, qui n’a pas été inventé par l’Etat. De même que l’ONU n’a pas inventé le micro-crédit, mais Mohamed Yunus. Tout ce qui marche, une idée, une initative émane du bas c’est à dire des individus et non des organisations. « Cela tient à la nature libre de l’homme autant qu’à la nature bureaucratique des organisations« , écrit Roux de Bézieux, libéral au sens pur du terme.

L’auteur prend également position : il se réjouit de la probable fin du capitalisme à la Jacques Welch, qui se battait pour la seule création de valeur pour l’actionnaire. Ne cache pas que le capitalisme a besoin aussi de l’Etat, qui doit rester le catalyseur des initiatives de ses citoyens.Il plaide pour que les pauvres soient « recapitalisés » : « L’individu en société de précarité doit pouvoir accéder aux actifs matériels (le logement) et avant tout immatériels (le système éducatif) ». La recapitalisation des moins aisés, c’est la théorie de Philippe Blond, un théologien britannique, beau frère de l’acteur Daniel Craig (James Bon) et inspirateur de David Cameron, le Prime Minister britanique…

Crans Montana, station huppée (le nombre de joailleries en centre ville c’est fou) des Alpes suisses, dans le  canton du Valais. S’y tient depuis le 16 décembre le Cristal festival, un Festival de créativité publicitaire. L‘Entreprise y est présent pour repérer des tendances, des innovations,  humer l’air -frais- du temps. Agences de pub ou de marketing services, annonceurs, réalisateurs… tout le petit monde (plus de 600 participants) de la pub, du marketing et de la comm est réuni là. Exercice d’auto-célébration « mais sans les paillettes de Cannes » (l’atmosphère enneigée y est pour beaucoup) confie un fils de pub.

Exercice de réflexion aussi sur le métier. On s’y interroge sur l’impact des nouvelles technologies, l’arrivée  et les défis de la TV connectée à internet entre autres. Un oeil aussi sur les innovations en marketing digital outre-Atlantique, avec un compte rendu des meilleurs ‘business cases’ repérés lors du dernier DMA de San Francisco. C’est Yan Clayessen qui effectue le compte rendu.

Deux trois idées force à la volée :

1) Plus que jamais l’essor se confirme de la triple tendance du cross canal, du marketing mobile et des réseaux sociaux. Chiffres parlants : en mai 2010 Facebook est devenu numéro 1 en pages vues devant Google ! 25% des 500 millions d’utilisateurs de Facebook y donnent leur numéro de téléphone mobile. 40% des fans de marques sur Facebook sont motivés par des réductions, promotions bons d’achat. Bref les réseaux sociaux sont incontournables pour doper le business.

2)Un mot d’ordre : « SOCIAL AS THE RULE NOT THE EXCEPTION ». 85% des entreprises américaines utilisent les réseaux sociaux. 50% des entreprises américaines auront un community manager en 2011. Zappos, le fameux site de chaussures en ligne, communique avec ses clients via Twitter (trop sous exploité en France) y compris le CEO. 65% des entreprises américaines auront un compte corporate sur Twitter en 2011. Dell utilise Twitter pour faire des offres promotionnelles…Et internet est partout. Un magasin physique doit faire la promotion du compte  Twitter de la marque. Facebook lance une offre pour les retailers (les magasins) afin de générer du trafic dans leur points de vente physique…

Les réseaux sociaux sont déjà le quotidien -et non plus l’avenir- du shopping ! Bienvenue dans l’ère du « social shopping ». Une marque, une entreprise ayant un réseau de points de vente physique ne peut faire l’impasse d’une réflexion « drive to store » à partir du « on line ».   »Mais il n’y a pas un canal qui va dépasser ou l’emporter sur les autres« , observe Yan Clayessen, « tous vont grossir« . Pour le manager de la relation client mieux vaut être en ce moment « channel agnostic » : adopter une vision unique du client et utiliser tous les canaux à disposition pour le  servir.

Allez pour rire, un bel exemple successful de campagne de digitale marketing : Tippex, le correcteur oui, a augmenté ses ventes de 30% grâce au buzz énorme de son opération de  marketing viral via Youtube. Image de prévisualisation YouTube

Le principe : on y voit un chasseur sur le point de tuer un ours. Les internautes peuvent empêcher le massacre en votant contre.  Alors le chasseur  décide d’effacer avec la pub Tippex à droite de la video  le titre de la video ( » Un chasseur tue un ours ») pour retitrer : « Un chasseur joue au ballon avec un ours ». S’ensuit une nouvelle video où l’ours et le chasseur s’échangent des passes. Fun, décalé…et surtout efficace en termes de business sonnant et trébuchant !

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Esprits business, parce qu'entreprendre relève d'abord d'un état d'esprit.

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