Je n’aime pas l’idée selon laquelle les chômeurs et les femmes créateurs d’entreprise auraient un taux d’échec plus élevé que les autres créateurs. Certes l’Insee vient de publier une étude étayant cette idée : "Les entreprises crées par des chômeurs cessent plus rapidement. Cinq ans après leur création un peu moins d’une sur deux est encore active". C’est vraiment l’épaisseur du trait : pour l’ensemble des créateurs c’est "un peu plus d’une sur deux" qui existe encore 5 ans après.
Toujours à en croire l’Insee, les entreprises créées par des jeunes (moins de trente ans) et des femmes seraient moins durables. A ces statistiques qui me hérissent un peu, je préfère opposer un de ces petits faits revigorants :
Dans le Choletais 33.bis.com propose des vêtements pour enfants de 2 à 10 ans fabriqués à partir de chemises d’hommes récupérés auprès d’associations caritatives comme Relais ou Emmaüs. La confection est confiée à des ouvrières d’AD Confection un petit atelier créé par sept femmes, chômeuses qui ont créé de l’activité et leur emploi à Cholet, après leur licenciement par l’enseigne textile New Man. Chaque modèle est original, chaque pièce unique.
Anne PIllet et Danielle Simonneau les deux créatrices d’AD Confection n’ont pas moins l’esprit d’entreprise que d’autres créateurs. Elles ont autant l’esprit business que les autres. Tout simplement parce que leur emploi dépend directement des commandes qu’elles décrochent !









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