Pour prendre un peu de hauteur sur les problèmes économiques du quotidien, je rencontre Mathieu Gobbi et Jérôme Giacomoni, à la tête d’une belle entreprise prospère.
Ces deux amis Polytechniciens ont créé voici 6 ans dès la sortie de leur (prestigieuse) école leur entreprise autour de leur passion commune. Aérophile née en 1994 est aujourd’hui leader mondial dans son domaine : la conception, fabrication, installation et exploitation de ballons captifs : au contraire des montgolfières ils sont reliés au sol. Une particularité qui autorise leur installation en milieu urbain. Et ouvre des tas de marchés…
En ce froid matin de novembre, au parc André Citroën de Paris, les deux amis créateurs remerciaient l’Etat pour les aides reçues au démarrage de leur société : Oseo pour le soutien à l’innovation, et le secrétariat d’Etat au commerce extérieur pour l’aide à la conquète des marchés export. La ministre, Anne-Marie Idrac n’en finissait pas d’interroger les deux entrepreneurs sur leurs réalisations et projets.
Car Aérophile n’en finit pas de remporter des contrats à l’export : à mi novembre la société avait exporté 44 ballons dans 25 pays différents. Rome, Dubaï, Berlin…En décembre, Aerophile inaugurera un ballon au VietNam, installé pour le compte d’un complexe hôtelier écologique (eco-resort) qui sort de terre.
Aerophile compte même une filiale aux Etats-Unis où la société a réussi l’exploit de vendre à Disneyworld la seule attraction qui ne soit pas Disney : son ballon !
La crise ? "C’est surtout la faiblesse du dollar qui nous inquiète. Je paye mes coûts en euros et je suis payé en dollars", note Jérôme Giacomoni. "Mais cette année j’aurai quand même stabilisé le chiffre d’affaires (8 millions d’euros) et même réussi à améliorer nos marges".









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