La torpeur estivale ne doit pas faire oublier que la crise continue. D’ailleurs la radicalisation actuelle des conflits sociaux vient le rappeler : les salariés de New Fabris ou Nortel expriment leur révolte et vendent leur peau au prix fort (50.000 euros par tête ou on fait sauter la boîte avec nos bonbonnes).
Les banquiers eux continuent de se refaire une santé. Et une fois de plus se voient reprocher de ne pas assurer le financement continu de l’économie. Quand la Cgpme déplore les difficultés croissantes pour une petite entreprise d’obtenir un financement d’un faible montant (moins de 10.000 euros), c’est un exercice assez routinier. D’ailleurs de manière aussi classique les banques répondent que le problème vient des entreprises qui ne leur demandent pas assez de crédits ! Et font savoir au passage elles ne pourront tenir leur engagement public d’augmenter leurs concours de 4%…
Mais quand c’est le président de la Banque centrale européenne lui-même qui s’inquiète alors là…Jean-Claude Trichet exhorte cet été les banques commerciales de la zone euro à alimenter en crédit l’économie.C’est le moins qu’elles puissent faire : elles ont été renflouées sans compter. Pour elles la BCE a même abaissé son principal taux directeur à un taux historiquement bas (1%)… et n’exclut pas d’aller encore plus loin. Bref les banques sont inondées de liquidités bons marché. Mais rien à faire, aucune reconnaissance du ventre !
Ces p. de banquiers rechignent toujours à répercuter les baisses de leurs coûts de refinancements sur leurs crédits aux entreprises (ou aux particuliers d’ailleurs). Ils continuent de refaire leurs marges.
"Nous rappelons les banques à leurs responsabilités de prêter aux entreprises à des taux appropriés et dans des volumes suffisants" a donc exhorté Jean-Claude Trichet mi juillet à Munich. Manière de dire en creux que les banques actuellement ne prêtent pas assez ou alors à des prix trop élevés…









Pingback:P...de banquiers !