Pendant la crise les affaires continuent. Simplement il faut vendre "avec les dents" pour reprendre le titre d’un récent dossier de L’Entreprise. Forcément à 2,5% de récession au premier trimestre, quand le gâteau rétrécit à ce point les convives sont plus nombreux à vouloir leur part. Quand il se fait encore, le business se fait vraiment "à l’arrache". Pourtant l’époque a du bon.
L’avantage des difficultés (dans la vie économique ou la vie tout court), c’est qu’elles nous poussent à imaginer d’autres façons de faire (si on ne baisse pas les bras bien entendu). Et sur le plan de l’action commerciale, les initiatives qui fleurissent ici ou là pour continuer à vendre font preuve d’une belle inventivité ! Le Pay What You Want (PWYW) parti des pubs et restaus anglais a traversé la Manche : nos restaurateurs s’y essaient pour remplir leurs salles et redonner de l’appétit au consommateur. Quelques restaurateurs interrogés par l’AFP ont trouvé que les clients jouaient bien le jeu, certains payant même au dessus du prix.
Brandalley, (le site de vente en ligne de produits de fin de série de marque) s’en est inspiré : il a ainsi mis en vente 10.000 articles de mode au prix minimum de 1 euro. Au client de payer ce qu’il estime que çà vaut. Opération pas forcément rentable sur le moment mais qui a au moions permis aux équipes marketing de Brandalley d’engranger pas mal de contacts et d’enrichir la base de données.
Coup de balai ou coup de marketing ? Peugeot brade en ce moemnt un millier de ses 4×4 4007 sur son site de vente en ligne ventesflash.peugeotwebstore.com . Vérification fait on peut juste effectuer une préréservation sur le site. Mais le rabais est vraiment monstre : 8000 euros sur un véhicule vendu 32.000 euros c’est du moins 25% minimum de rabais. Du jamais vu. Du grand déstockage avant de refaire tourner les usines ?
Mais l’avenir ce n’est peut-être déjà plus acheter sa voiture mais en payer l’usage, prendre un abonnement à l’année et ne payer que pour les kms consommés. C’est ce que propose depuis plusieurs années Zipcar aux Etats-Unis.
En France le sitecar-oline.fr propose d’acclimater ce nouveau concept de la voiture par abonnement : "Vous payez un abonnement comme pour le gaz et une facture mensuelle comme pour l’électricité" explique Jean-Pol Royneau, le fondateur. Il suffit de ne pas avoir de rapport possessif avec la voiture et de privilégier l’usage à l’avoir. Mais hausse massive du chômage et chute du pouvoir d’achat obligent à redevenir humble dans son rapport à feu la sacro-sainte bagnole…









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