Pendant que Sarkozy et Fillon exhortent encore et toujours les banques à soutenir les PME (il y a du boulot) je relis une tribune d’un patron de terrain dans les pages Idées des Echos, une Lettre ouverte à mon banquier, signée Patrick Dargent, président du Réseau-Entreprendre, qui fédère 37 associations et 6500 chefs d’entreprise pour parrainer des créateurs d’entreprises et leur accorder des prêts d’honneur. Patrick Dargent se montre magnanime envers les banquiers et leurs excès en matière de "finance financière", à laquelle le patron de terrain confesse ne pas comprendre grand chose : "Tout doit être fait pour éviter l’écroulement du système car si la finance financière m’est étrangère, le financement de l’économie réelle m’est beaucoup plus familier". Et Patrick Dargent d’inviter avec humour les banquiers à revenir vers les PME, "PARCE QUE CHEZ NOUS VOTRE ARGENT EST CLAIREMENT INSCRIT A NOTRE BILAN". Les PME ouvrent lerus portes : les banquiers peuvent venir visiter les ateliers, rencontrer les équipes qui innovent, commercialisent, forment et managent. Bref les banquiers peuvent palper le risque PME, le toucher beaucoup plus surement que les risques ‘subprimes’, ‘CDS’ et autres risques mathématiques, modélisés, sans odeur et sans saveur et au final toxiques. En plus les banques trouveront un pilote dans l’avion à qui parler, à savoir le patron de PME ! "Venez sentir l’odeur qui nous est si familière du risque entrepreneurial". A bon entendeur…









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