"Je sais bien que beaucoup de mes livres se vendent parce que les gens espèrent y trouver un secret pour faire fortune". Les assoiffés de recettes pour devenir milliardaire seront déçues par la prose du célèbre spéculateur et philanthrope. George Soros, à en croire le récent portrait dans Le Monde a toujours soif de reconnaissance. Le milliardaire aimerait tant être reconnu aussi comme philosophe ! C’est qu’il est depuis son passage (en 1946) à la London School of Economics un disciple de Karl Popper et de la société ouverte. "Open Society Institute" est d’ailleurs le nom de l’organisme qui regroupe toutes ses fondations et organisations philantropiques à travers la planète. Dans "La vérité sur les crises financières" (Denoël), il s’en prend aux fondamentalistes du marché, Reagan, Thatcher avant-hier, Greenspan hier, Bush encore aujourd’hui.
Il balaie le paradigme actuel, qui est à la base du système financier international : "Les marchés financiers tendent naturellement vers l’équilibre". "Erroné et trompeur", écrit Soros. Il n’ y a pas de concurrence ni de connaissance pure et parfaite en ce bas monde. Et de proposer un autre paradigme pour comprendre le choc actuel : "Les idées fausses et les erreurs d’interprétation jouent un rôle majeur dans l’évolution du cours de l’histoire". C’est sur qu’avec cette clé-là on comprend beaucoup mieux la crise que nous traversons ! Avec l’ancienne, on en est encore à se demander ce qui a ‘planté’ dans le système ! Merci George Soros !









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