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Je dis “reparlais” parce que l’idée n’est clairement pas nouvelle, dès 2005, Mobiljob proposait du recrutement via téléphone portable.
Pas tout à fait adapté ou bien trop en avance, le service ne s’est pas imposé. Pour autant l’idée demeure et les raisons d’y croire sont finalement encore plus nombreuses qu’à l’époque :

  • les forfaits “data” se sont démocratisés
  • on va désormais sur le web et plus uniquement sur le wap (sorte de web mobile) ou sur “gallery” (tentative des opérateurs de recréer la machine à cash du minitel sur le mobile)
  • les nouveaux terminaux sont plus puissants et disposent enfin d’écrans permettant d’aller sur le web
  • ils disposent bien souvent de GPS
  • bien que tout le monde ne soit pas équipé d’un téléphone dernier cri, le renouvellement du parc est plus rapide que celui des PC


Finalement, on peut dire que, s’il est encore trop tôt pour dire que cela concerne “tout le monde” (comme c’est le cas du web), il n’y a, en tout cas, plus rien qui s’oppose à des tests à grande échelle.
La vraie question, si ce n’est celle de la technologie et donc du volume potentiel d’utilisateurs, est donc celle du service et de sa valeur ajoutée.

On a vu ces derniers temps se multiplier les réseaux sociaux géo-localisés (j’entends d’ici les “anti-tout” crier au scandale alors qu’ils commençaient justement à s’essouffler à force de crier après Facebook, Second Life, les jeux vidéo, les jeux de rôles, la télévision, et les frites trop salées) comme Google Latitude, Aka-Aki ou Foursquare. Ils n’ont très clairement pas grand chose à voir avec le e-recrutement mais ils ouvrent la voie, ils démocratisent la démarche du “geo social gaming” … Car je crois bien que c’est de cela qu’il s’agit.
De relation d’abord (social), car le web fourmille d’offres d’emploi plus ou moins anonymes et, en tout cas, pas liées à une relation (au sens “Facebook Friend” du terme, pas forcement un “vrai ami”).
De géo-localisation (geo) ensuite car c’est un point sur lequel le couple “GPS / Cartographie” apporte toute sa valeur.
De jeu (gaming) enfin car il semble nécessaire d’apporter  quelque chose de nouveau et de ludique pour ne pas retomber dans les vieux démons qui ont consisté à porter des cahiers d’offres d’emploi du papier vers le web puis du web vers le mobile sans jamais vraiment se poser la question de la spécificité du support.

Les possibilités sont d’autant plus infinies que la plupart des services web recents proposent des API (outils de programmation permettant d’échanger avec eux des données) qui facilitent la création de mashups (sortes de fusions entre services, positionner les biens immobiliers d’un site d’annonces sur une carte comme Google Maps = mashup).
Alors prenons nous à rêver d’un service (parmi tant d’autres) qui fera peut être partie du quotidien de l’emploi demain :

  • je suis dans un café avec mon iPhone
  • Je me localise via “iRecommand”
  • le service m’indique les professionnels à proximité
  • je reconnais la photo du garçon qui vient de me servir
  • je choisis entre recommandation personnelle via son profil Facebook (un autre futur, celui de la cooptation amoureuse :) ) et recommandation professionnelle via son profil LinkedIn (qui vient justement d’ouvrir son API)
  • j’évalue positivement la qualité de son service
  • ce qui est une bonne chose pour lui car quelques minutes après, il reçoit une notification “iRecommand” : 2 offres d’emploi particulièrement intéressantes lui sont désormais accessibles (en effet, un hotelier du quartier avait choisi que ses offres ne soient visibles que par les candidats potentiels avec les bonnes qualifications, à moins d’un kilomètre et disposant d’au moins 5 recommandations positives). Il y a quelques minutes, mon serveur ne disposait que de 2 des 3 critères puisque je suis sa 5e recommandation.


Et vous, vous rêvez de quoi comme application mobile liée à l’emploi?

Traitons d’abord la partie "vouée à l’échec" : une seule réponse courte "iPhone" (et ses équivalents bien sur).

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Si l’entreprise empêche ses collaborateurs d’accéder à Facebook via le réseau internet, ils iront via leurs téléphones portables (et honnêtement, on peut tout à fait "perdre" autant de temps depuis un téléphone que depuis un ordinateur).

Bon, après avoir dit ça, en quoi bannir Facebook constitue une mauvaise décision?

La plupart des entreprises que nous rencontrons ces derniers mois en tant que conseils nous posent la question de l’utilisation des réseaux sociaux en général et, bien sur, de Facebook en particulier.

Il est logique de se poser des questions sur le site au 300 000 000 d’utilisateurs (avec presque 13 millions de membres, la france est d’ailleurs le 5e "Pays Facebook" le plus peuplé après les USA, le Royaume Uni, la Turquie et le Canada).

Selon une étude Universum, 88% des étudiants d’écoles de commerce et d’ingénieur sont sur Facebook et … que vous aimiez Facebook et le "buzz" qu’il génère ou pas, vous devriez vous poser la question de son utilisation dans une démarche publicitaire (au sens large du terme). Il est en effet plus que probable que, pour toute organisation cherchant à toucher des "moins de 30 ans", aucun site ne rassemble une part plus large de la cible (notons pour information que la population dont la croissance la plus forte sur Facebook n’est pas les étudiants mais les plus de 35 ans donc, "non, on ne trouve pas que des ados sur Facebook").

Maintenant la question se pose de savoir comment intégrer Facebook dans votre marketing RH … et c’est la que les choses deviennent complexes. Selon une étude (déjà un peu datée), il semble que plus de la moitié salariés américains voient leur accès à Facebook bloqué par leur employeur.

On pourrait, bien sur, craindre que ces employés hautement qualifiés destinés à être le futur de multinationales ne soient pas capables de réaliser que le chèque qu’ils recoivent à la fin du mois n’est pas destiné à financer leur partie de "paf le chien" sur Facebook (plus de 3 700 000 utilisateurs en France pour info) et qu’il soit plus sur de leur en interdire l’accès?

Sérieusement ?

Un de mes clients a une théorie intéressante à ce sujet. Il propose l’explication suivante : "quand les premiers téléphones ont été installés dans les entreprises, il est possible que les salariés aient été tellement éblouis par leur capacité toute récente à parler instantanément à n’importe qui, ni’mporte ou qu’ils se soient trouvés incapables de gérer ce nouveau "super-pouvoir". Il aura donc fallu une installation progressive de ces téléphones, un accompagnement et des règles de bonne conduite pour en permettre une utilisation raisonnée. Il en va peut être de même pour une utilisation raisonnée des réseaux sociaux". (merci Vincent)

Si votre entreprise fait partie de celles qui interdisent l’accès (ou si cette idée vous traverse la tête en tant que manager), vous devriez cependant vous poser certaines questions :

Premièrement, en partant du principe que vous utilisez les réseaux sociaux pour recruter (choix que vous devriez d’ailleurs faire), vous prennez le risque de decevoir fortement vos nouveaux embauchés en leur ayant "vendu" ce que vous n’êtes pas (comment se fait-il que les réseaux sociaux soient assez "cools" pour être utilisés avant d’arriver dans l’entreprise mais qu’ils ne le soient plus du tout une fois dans les murs?).

Deuxièmement, cela devrait finir par vous couter des employés. Si l’anglais ne vous décourage pas, cette étude Accenture (USA, Nov 08) nommée "New generation workers want technology their way" est une lecture utile.  

Si ces points ne vous ont pas encore convaincu, je peux citer une étude de plus (oui, je sais, c’est une manie) qui arrive à la conclusion que "39% envisageraient de quitter leur entreprise si leur outil de reseau social favori se voyait bloqué."

Avec la montée en puissance des forfaits "Corveables nuits & week ends", grace aux BlackBerries des nos chères entreprises, nous avons depuis lontemps admis l’incursion de notre vie professionnelle dans notre vie privée; la nouveauté réside en ce que les "jeunes" réclament désormais le droit à la réciprocité, le droit à intercaler des espaces personnels dans leur vie professionnelle ("j’accepte de quitter le bureau à 8 heures pour me rendre à un diner avec des amis car j’ai eu toute la journée pour le planifier sur Facebook. Otez moi ce droit et, au lieu de prendre 30 minutes de ma journée, je partirai 2 heures plus tôt pour tout organiser!") Alors, s’il vous plait : "Don’t ban Facebook at work" (si, si, encore une étude!))  

PS : Si votre entreprise bloque Facebook, vous avez probablement déjà essayé de remplacer "http://" par "https://" devant les www.facebook.com? Il arrive que ça fonctionne …

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Du recrutement en ligne aux nouvelles formes d’événements RH en passant par les pratiques de gestion de candidatures, ce blog tentera de couvrir les nouvelles pratiques qui apparaissent ou celles, plus anciennes, qui subsistent pour le meilleur ... ou parfois le pire.

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