Après le buzz énorme généré par l’opération “best job in the world” qui consistait à devenir le “gardien” d’une île supposée déserte de la région du Queensland en Australie (avec toutes les contraintes associées : plongée sous-marine, promenades sur la plage, farniente et, bien sur, salaire lui aussi “épanouissant”), on voit fleurir toute une série de jobs formidables :
Le “2eme meilleur job du monde” : être payé pour faire du shopping
Le “job de vos rêves” : être payé pour préparer vivre et partager ses voyages
Le “job de stars” : être payé pour jouer au poker à travers le monde
… J’en oublie forcément …
La ou la tendance est nouvelle c’est dans son approche particulière de la notion de jeu concours, et ce à au moins 2 égards :
1/ le “travail”
Faire gagner des lots de tous types et de toutes valeurs pour faire la promotion d’une société, d’une produit ou d’une offre commerciale n’est pas nouveau; en revanche, “marketer” ce lot comme un emploi paraît assez original.
Si on prend l’exemple du “2eme meilleur job du monde”, l’opération aurait surement été moins visible dans le cas ou il ne se serait agit “que” de gagner 20 000 euros.
Le rapport au travail, dans une période économique peu faste semble donc un levier de visibilité.
2/ le “casting”
Ici aussi, on dépasse le jeu concours et son simple tirage au sort pour départager les participants. Le sociologue de PMU qui sommeille en moi suppose que l’exhibitionnisme / voyeurisme de la Facebook generation dope l’intérêt des jeunes pour ce type de compétition. Le communicant terre à terre que j’ai tendance à être se dit que c’est un excellent moyen de faire durer l’exposition médiatique dont bénéficie une opération tout en lui adjoignant des mécanismes voués à la recherche d’un effet viral (du type “invite tes amis à voter pour toi”).
Enfin bref, revenons à nos moutons : le vrai recrutement de vrais gens qui font un vrai métier (qui lui, mérite salaire).
Vous aviez bien évidemment noté qu’aucune des ces 4 opérations ne cherche à faire la promotion d’opportunités professionnelles, on parle ici de mettre en avant un office de tourisme, un site de shopping, un site de poker, un site de voyages …
Traditionnellement, les entreprises ont plutôt tendance à exposer le moins possibles leurs jobs les plus “sexy” pour éviter que des offres d’emploi qui trouveront preneur sans aucune difficulté ne se voient submergées de milliers de candidatures.
Et si la tendance était de changer la donne? Si les meilleurs jobs des entreprises servaient d’étendart à leurs politiques de recrutement?
Et si les vrais job VIP n’étaient pas ceux des “jeux concours” mais ceux ou l’on est bien payé dans une bonne entreprise pour un travail utile et passionnant?

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Pingback:Le 122eme meilleur job du monde?
Il y a aussi une deuxième valeur. On sait très bien que certaines entreprises demandent des exigences particulières lorsqu’elles passent une annonce d’emploi dans les journaux afin de controler leur image. Une entreprise reconnue internationalement mettre certainement « bilingue exigé’ dans son profil de poste, même si la personne à aucun moment ne sera confronté à une autre langue que celle qu’il parle au quotidien. Les annonces d’emplois sont aussi une source, minime certes, de valorisation d’image d’une entreprise.
De plus, une entreprise qui recrute, en temps de crise, c’est une entreprise qui va bien.
Donc il y a cette deuxième notion, poussé à l’extrème ce qui se faisait déjà sur les jobs board, valoriser une image d’une entreprise qui marche et qui a des valeurs.
De plus, le casting renforce la crédibilité de votre employé. Comme si une entreprise lambda demandait à ses prospect d’élire le meilleur profil pour son commercial. Il va se créer forcément une sorte « d’intimité » avec le gagnant, et donc ce dernier sera plus à même de vendre un produit.
Excellente analyse en tout cas