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Sarko en pleine fournaise

Fournaise au Village Olympique. On s'evente comme on peut, avec son accredit', son cahier, son panama. La trentaine de journalistes Francais- RTL, Libe, Le Figaro... y compris moi-meme- ressemblons a des sapins de Noel avec nos guirlandes officielles autour du cou. Presque 14H30. Tout le monde attend l'arrivee de Sarkozy. Les drapeaux flottent sur l'agora. On ne sent pas le vent, que la chaleur. En bas des gradins, Ladji Doucoure prend des photos avec son mumerique. Le tennisman Paul-Henri Mathieu se marre avec son pote Gael Monfils: "On est super bien installes, me dit-il. On a deux lits par appart." Je lui demande avec qui il cohabite. Il rigole : "Avec moi-meme..." Je regagne la tribune presse, Sarkozy arrive, suivi de Raffarin, Laporte, Balkany, Bachelot au look de rappeuse avec son tee-shirt France. Le president joue son coach national : "Allez-y a fond, c'est un specialiste qui vous le dit, soyez vous-meme, c'est un autre specialiste qui le dit", lance-t-il aux sportifs. La polemique, le chef de L'Etat la laisse sur le territoire francais: "On ne boycotte pas un quart de l'humanite." Il est venu encourager les athletes francais. Son speech termine, Sarkozy sert les mains, s'approche de l'escrimeuse Laura Flessel : "Ca me fait plaisir de vous voir en forme." Puis il lui presente son fils, Louis, lunettes rondes et polo bleu, qui fait partie du voyage: "Et vous, le bebe, ca va?" Au bout de trente bonnes minutes, le president doit filer. Un tete a tete l'attend avec le premier Ministre puis le president Hu Jintao, a H-4 de la ceremonie d'ouverture...

Vous l'avez remarque, il n'y a aucun accent sur ce post, j'ecris depuis un ordi du Main Press Center, le clavier n'est pas le meme qu'en France. Le Q remplace le A, le W remplace le Z, et pour trouver le point d'exclamation, j'ai mis une plombe. A ma gauche, un journaliste Bresilien est en pleine seance de web cam avec sa copine. A ma droite, ca parle russe. Une bulle clignote sur l'ecran, ma session expire dans 15 minutes, je dois y qller, euh, y aller... 

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L'épreuve du ticketing

 Ouf. Ca y est, à J-1, j'ai mon billet pour la cérémonie d'ouverture... L'accréditation ne suffit pas, il faut réussir l'épreuve du "ticketing": on sera une soixantaine de journalistes français de presse écrite à montrer le précieux carton orangé, vendredi à 20h, au Stade Olympique... Le responsable du "Syndic de presse", Jean-François Quenet, m'a montré où nous serons placés sur le plan: plutôt près, à quelques tribunes des chefs d'Etat. Là, le rythme s'accélère, deux pages à écrire cette nuit que vous lirez jeudi dans L'Express. Et demain midi - heure pékinoise- rendez-vous à l'Ambassade de France pour rejoindre la délégation emmenée par Nicolas Sarkozy. Le président de la République doit rencontrer les athlètes dans l'après-midi. Les JO, c'est vraiment parti...

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Les éditions K&B peuvent poursuivre leur business "vaudou" !

Le tribunal de grande instance de Paris s'oppose au retrait du manuel et de la poupée vaudou à l'effigie du président de la république Ségoklène Royal n'a pas porté plainte contre le coffret Vaudou à son image  Dans le business de l'édition et de la presse, tout le monde vous le dira : Sarko fait vendre !  Je ne sais pas combien de couvertures L'Express, Le Nouvel Obs, Marianne ou le Point consacrent à Nic'( avec ou sans Carla) par an mais surement plus de 10% ! 

La jeune maison d' édition K&B, créée en 2005,  a voulu profiter de l'image du Chef de l'Etat pour faire un "coup" : elle a lancé dans le commerce le 9 octobre dernier un manuel vaudou vendu avec la poupée et les épingles. Premier tirage : 20000 exemplaires. Le président de la République, a porté plainte pour atteinte à son droit à l'image.

A noter que Ségolène Royal, qui a bénéficié du même 'traitement' (un joli coffret rose est également commercialisé) par K&B n'a pas engagé de procédure judiciaire : elle craint sans doute moins les piqûres.

Letribunal de grande instance de Paris a rendu sa décision le 29 octobre. Le manuel, la poupée et les aiguilles ne seront pas retirés de la vente. Les lecteurs pourront donc continuer d'épingler symboliquement le chef de l'Etat pour  des slogans chocs "Casse-toi pauv'con", "Racaille" ou "Travailler plus pour gagner plus". Et le business autour de l'image du chef de L'Etat se poursuivre

 

 

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Sarkozy au secours des PME menacées par la crise financière !

Sarkozy à Argonay le 23 octobre annonce des mesures exceptionnelles de soutien à l'économieHier dans mon précédent post, je parlais de Jean-Claude, menacé de cessation de paiment avec une entreprise pourtant rentable et des banques qui promettaient d'aider les PME à traverser la crise. 

 Aujourd'hui,Nicolas Sarkozy prononçait à Argonay en Haute-Savoie un discours très 'volontariste' sur la crise et annonçait quelques nouvelles mesures de secours pour les PME. Le Chef de l'Etat est bien conscient du risque que les banques ne redistribuent pas aux PME les fonds dégagés pour elles grâce à  l'excédent d'épargne populaire. Et ce 23 octobre il leur a adressée une sévère mise en garde.

Outre l'exonération de taxe professionnelle pour les investissments nouveaux réalisés "à partir d'aujourd'hui et d'ici au 1er janvier 2010", le Chef de l'Etat nomme donc un Médiateur du crédit, René Ricol,  auteur d'un rapport sur la crise financière il y a  quelques semaines.

Et le volontariste chef de l'Etat va convoquer les préfets, les trésoriers payeurs généraux : "Je veux un suivi méthodologique département par département et banque par banque des encours de crédits. Je ne me contenterai pas de bonnes paroles des banques". Les patrons de PME l'espèrent bien !

Le reste du discours est de portée plus large mais il concerne l'Entrepreneur tel que se le représente le Chef de l'Etat. "Nous voulons redonner le premier rôle à l'Entrepreneur et aux travailleurs et non aux spéculateurs". Nicolas Sarkozy poursuit là son entreprise de refondation du capitalisme mondial !  "Dans mon esprit ce n'est pas étouffer l'esprit d'entreprise mais  moins de spéculation et de rente et plus de liberté d'entreprendre et de récompense du travail et de l'effort".  

Prochain rendez-vous pour la refonte et préservation du système capitalisme mondial, le 15 novembre prochain aux Etats Unis, où se réunira un sommet des grandes puissances économiques occidentales et des pays émergents. D'ici là on espère que les banques joueront  le jeu : la puissance publique mobilise pour elles 360 milliards d'euros ! Et l'opinion publique jugera leur comportement.

 

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Christian Millau balance

    Millau.JPG Sortie le 20 octobre prochain du Dictionnaire amoureux de la Gastronomie, par Christian Millau (Plon, 25 €). On ne présente plus la deuxième moitié de GaultMillau, ancien journaliste gastronomique, co-géniteur de la Nouvelle Cuisine dans les années 60-70, compagnon de route des Hussards Roger Nimier et Antoine Blondin, prix de l'Académie Française en 1999 pour avoir raconté cette aventure littéraire (Au Galop des Hussards, de Fallois) et mauvais coucheur à ses heures perdues (Le Guide des Restaurants fantômes ou les Ridicules de la société française, Plon, 2007).

Ecrivain prolifique depuis sa retraite en 1995, le papy roublard, raconte sur 771 pages ses emballements et ses déconvenues. Avec drôlerie et... vacherie.

Dans le chapitre De Jésus à Sarkozy, il égrène sur vingt-six pages un chapelet de figures historiques portées sur la chose, de Louis XVI à Napoléon III, jusqu'à l'actuel président de la République (page 496) :

"Notre président n'est pas de la race des mangeurs qui s'attardent. Il lui faut sacrifier aux obligations des repas officiels qui, certainement, le font bouillir d'impatience, et si à l'Elysée le personnel semble apprécier sa courtoisie et l'attention qu'il porte à ceux qui le servent, on l'imagine mal en train d'étudier avec son chef la composition du rochain grand dîner".

Christian Millau en arrive inévitablement à prendre parti sur la candidature de la cuisine française au patrimoine de l'UNESCO. Petit rappel à l'attention de ceux qui n'ont pas suivi le débat : au printemps dernier, au Salon de l'Agriculture à Paris, Nicolas Sarkozy a proposé de présenter la candidature de la France pour faire classer sa gastronomie au patrimoine immatériel de l'humanité. Cette initiative a engendré de vives polémiques, notamment dans le petit milieu gastronomique. Christian Millau, fervent defenseur de cette idée, revient dessus page 497. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça balance :

"Les Français devront être reconnaissant à leur président d'avoir parrainé officiellement l'excellente idée de l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation, dont le directeur est Francis Chevrier et l'une des têtes pensantes Jean-Robert Pitte, ex-président de l'Université Paris-Sorbonne et auteur d'une Gastronomie française (Fayard) de tout premier ordre. Leur ambition commune est d'obtenir de l'Unesco le classement de la gastronomie française au Patrimoine mondiale immatériel de l'humanité.

Bien entendu, il s'est trouvé aussitôt quelques mariolles pour s'esclaffer, le plus brillant d'entre eux brandissant le spectre d'un "réflexe cocardier affligeant" au service d'une gastronomie dangeureusement "franchouillarde". Sachant qu'au premier rang des "grognards de la gastronomie bleu-blanc-rouge" (un petit coup de Le Pen dans le décor, c'est toujours bon à prendre) se trouvent Joël Robuchon, Guy Savoy, Alain Ducasse, Marc Veyrat, Pierre et Michel Troisgros, et que parmi ces Millau 2.JPGattardés du "conservatisme pur et dur" qui "défendent banquet républicain, cuisine bourgeoise et cassoulet de Castelnaudary... Du lours. Et du lent" (sic), l'un des plus ardents est un nommé Michel Guérard, on omnivore de rire.

Il faut prendre les hommages de l'Unesco pour ce qu'ils sont : un geste symbolique, rien de plus - mais justement, celui-ci ne saurait mieux tomber au moment où des pisse-vinaigre, à l'étranger, proclament la déchéance de notre cuisine, sa mort, et pour tout dire sa nullité, comparé à ce qui se fait de si grandiose hors de l'hexagone.

Il faut être, en plus, d'une sacrée mauvaise foi pour laisser entendre que la reconnaissance de l'Unesco ferait de notre patrimoine culinaire une pyramide intouchabe et unique au monde. Il n'est nullement question dans cette affaire de mettre le pot-au-feu au musée et, à part les ânes, nul n'ignore depuis longtemps que notre cuisine n'est pas une gelée figée au fond d'une casserole, qu'elle a toujours été largement ouverte au monde, qu'elle vit et qu'elle respire au rythme d'une société en perpétuelle évolution. Fort heureusement, la plupart des grands cuisiniers, qu'ils soient espagnols, anglais, américains, italiens ou japonais, savent tout ce qu'ils doivent, bien souvent, à leur maîtres français, qui leur ont enseigné le meilleur de leur métier. Aussi ont-il l'élégance de ne pas s'associer à ces pitoyables campagnes de dénigrement.

En revanche, dans le monde entier, des médias se régalent de cette mauvaise soupe, et nous aurions bien tort de l'avaler sans répliquer."

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Georgie/Russie, "Selon que vous serez puissant ou misérable..."

Rarement dans l'histoire récente dans une partie aussi proche de l'Europe, cette formule de La Fontaine s'est trouvée vérifiée de façon aussi évidente.

Comment justifier l'invasion du territoire souverain de la Georgie par les chars russes . J'ai écouté France-Inter ce matin et j'ai été surprise de voir combien certains étaient prompts à chercher des justifications à l'injustifiable. C'est vrai, c'est important de se donner bonne conscience!

1. La Georgie aurait attaqué et provoqué la pauvre et faible Russie qui n'en demandait pas tant ... Doit-on sourire? 

2. La Georgie ne serait pas démocratique...Pourtant lorsque la France s'est mobilisée pour défendre le Koweit envahi par les soldats de Saddam Hussein, les commentateurs n'étaient pas si regardants face à un régime politique qui bafoue les droits des femmes. Quant à la démocratie russe, après la réforme passée en douce pour permettre à ses dirigeants actuels d'éviter des élections trop rapprochées, est-elle si éclatante de vitalité? 

3.La Georgie aurait le grand tort d'aspirer à intégrer l'OTAN. Mais a-t-elle le choix? Et qui donc essaie de retracer les frontières de la pourtant (en principe) défunte Grande Russie avec son Empire et ses Etats satellites ? Qui remet à l'ordre du jour le partage de Yalta, sinon les Russes qui d'ailleurs ne s'en cachent pas. L'Ukraine est aussi dans le collimateur...

4. La Georgie demande que ses 500 000 réfugiés puissent retourner chez eux en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Pourquoi s'en soucier, la Georgie est si petite et sans ressources.

La Russie, comme le souligne fort justement Chris Patten, ancien commissaire européen aux Relations extérieures, a autant besoin de nous que nous d'elle. Ne commettons pas d'erreur d'appréciation à cet égard. Ce n'est pas l'aider que de ne pas lui dire la vérité.

Nicolas Sarkozy a fort bien négocié l'arrêt des hostilités le 12 août, il reçoit Mikaël Saakachvili aujourd'hui, geste fort important. La Présidence française a en effet la clé. Elle peut empêcher le retour de Yalta, ce qui doit être la condition de la relance des négociations avec une Russie en grand danger face à une crise financière qui révèle les failles de son modèle économique.

Défendons nos valeurs!

 

noelle.lenoir@ceuropeens.eu

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La proposition de Nicolas Sarkozy, Président en exercice du Conseil européen, de prendre les rênes de l'Eurogroupe jusqu'à 2010 en a défrisé plus d'un... Il s'agirait en fait rien moins que de remplacer cette instance informelle composée des ministres des Finances des pays ayant l'euro en partage (15 pays aujourd'hui, sur 27 Etats-membres, le prochain membre du club devant être en 2009 la Slovaquie) par un groupe formé au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement.

Le Président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Junker, Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois, n'est bien sûr pas d'accord avec cette proposition. Désigné en 2005 pour présider l'Eurogroupe - alors même que l'existence de ce dernier n'est même pas mentionnée dans le traité de Nice - et reconduit plus récemment à la tête de ce groupe, Jean-Claude Junker est d'autant plus froissé de cette déclaration que son pays est dans le même temps accusé d'être un paradis fiscal par d'autres dirigeants européens, en premier lieu son collègue ministre des Finances allemand. Loué il y a peu comme l'un des rares vrais et authentiques fédéralistes européens, le voici stigmatisé à un double titre!

Le Premier ministre tchèque, MIrek Topolanek, qui se voit voler la vedette alors qu'il doit en principe présider le Conseil européen, n'est pas non plus aux anges. Le Conseil européen serait placé sous sa présidence, mais un Conseil européen bis limité aux pays de l'eurozone serait lui sous présidence du chef d'Etat français, une cohabitation difficile à concevoir bien évidemment pour les tchèques. Les libéraux avec en tête le Premier ministre tchèque et le Président de la République Vaclav Klaus viennent d'essuyer un sévère échec électoral vis à vis des sociaux-démocrates et  la présidence tchèque va s'en trouver changer. Toutefois, la question posée par la proposition Sarkozy demeure entière. Que signifierait à partir de janvier prochain la présidence de l'Ecofin - Conseil des ministres des Finances des 27 - par le ministre des Finances tchèque, dans une configuration comportant en parallèle un Eurogroupe au niveau des leaders européens?

Enfin, la Chancelière allemande, Angela Merkel, n'est non plus enthousiaste à l'idée d'un tel leadership français qui dérogerait à l'équilibre du couple franco-allemand, qui, c'est le moins qu'on puisse dire, s'avère fragile par les temps qui courent.

La crise sans précédent que nous vivons aujourd'hui et qui va accélérer le basculement de pouvoir de l'Ouest vers l'Est, de l'Europe vers l'Asie, en dépit même des difficultés auxquelles sont aussi confrontés les pays émergents, appelle à un renforcement de l'Union européenne.

Cette évolution apparaît inéluctable à la faveur des conclusions du dernier Conseil européen du 16 octobre. Elle se fera dans la concertation, et il n'est pas sûr que la proposition du Président français réponde à ce critère et puisse donc prospérer.

On peut donc contester la méthode, mais pas l'idée qui a été lancée!

Il faut en effet songer et d'urgence à valoriser et même à institutionnaliser l'Eurogroupe, qui ne doit plus être une simple instance informelle, ainsi que l'indique le traité de Lisbonne. Il faudrait un protocole au traité qui en fasse une véritable institution, forum de dialogue entre la BCE et les responsables politiques des Etats membres, mais aussi élément clé de la politique économique européenne.

A terme, l'UE a besoin d'un ministre des Finances européen. Son statut devrait s'inspirer de celui prévu pour le Haut Représentant aux Affaires Etrangères qui sera à la fois délégué du Conseil européen et vice-Président de la Commission européenne.

La crise est terrible et risque de faire des dégâts sociaux. Qu'elle fasse avancer et consolide la construction européenne, au moins aura-t-elle eu cela de bon!

 

noelle.lenoir@ceuropeens.eur

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C'était le premier Conseil européen à 27 et c'est un succès: Un langage moins diplomatique que d'habitude, des principes plus fermes, et surtout une unité entre les Etats-Membres. La Russie n'est pas l'ennemie de l'Europe, c'est un partenaire à qui l'on dit les choses franchement. Et les choses sont dites.

Certes, le plus difficile est devant nous, mais cela ne remet nullement en cause la réussite de ce Sommet, une réussite personnelle également pour le Président du Conseil en exercice. Reste à Nicolas Sarkozy à gagner la prochaine manche lors de sa visite en compagnie de Javier Solana et de José Manuel Barroso, le 8 septembre. Chaque mot prononcé lors ou à l'issue de cette visite comptera pour l'avenir de l'Europe.

Toutefois, il faudrait que d'ici cette visite, les Russes rentrent à la maison et que leurs troupes et leurs tanks quittent le territoire de la Georgie. Et que les Georgiens déplacés puissent revenir chez eux en toute sécurité. Il y a des drames humains qui se jouent.

La Russie est une grande culture, et une grande puissance, potentiellement bien plus riche que nous avec ses réserves, notamment pétrolières et gazières. Elle n'a donc pas besoin d'envoyer les chars pour le montrer. Elle démontre le contraire, comme en témoigne la netteté des conclusions de ce Conseil européen en tous points extraordinaire.

Les grandes questions à traiter avec nos partenaires russes: la sécurité en Europe sans doute, c'est leur préoccupation avant tout, et l'énergie certainement, car la sécurité d'approvisionnement énergétique est vitale pour les Européens. Sans oublier les prochains Sommets Ukraine/UE et Russie/UE.  Or l'intégrité territoriale de l'UKRAINE devient à présent la préoccupation.

Décidément, l'agenda international déjoue les prévisions des priorités de la Présidence française. Sauf concernant l'ENERGIE, le grand enjeu de ce début de siècle. Dans les circonstances présentes, elle se doit d'autant plus de le faire avancer.

 

 

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Russie/Georgie: que vont faire les Européens?

De mémoire d'Européen, on n'avait jamais vu un Conseil européen extraordinaire tel que celui du 1er septembre 2008. L'heure est grave, il est vrai. Car cette fois-ci - contrairement à ce qui s'est passé au Kosovo voici quelques années - les Etats-Unis, fort occupés au demeurant par la campagne présidentielle, n'ont nulle intention de venir tenter de résoudre les problèmes de l'Europe. C'est d'ailleurs mieux ainsi en cette circonstance.

Entre parenthèse, la thèse suivant laquelle l'opération déclenchée par Mikhaïl Saakachvili pendant la nuit du 7 au 8 août dernier était encouragée, voire préparée, par les Américains, est une belle fable. La désinformation n'a pas tenu longtemps. Voilà un point positif.

Pour le reste, les bonnes nouvelles ne se profilent pas à l'horizon embrumé par les vapeurs de gaz et de pétrole. Les Russes ont sorti les griffes, les Européens affichent la couleur et disent nettement avant même la réunion de ce Conseil européen dédié à la guerre en Georgie, qu'ils ne les sortiront pas.

Le fait que les Européens, sur les sujets de politique internationale, ne soient pas tous sur la même longueur d'onde, ne me choque pas. D'abord, l'Europe n'est pas un super-Etat avec un seul gouvernement qui décide pour l'ensemble du peuple. Ensuite, les Etats et les peuples qui composent l'Europe ont des histoires différentes, des intérêts économiques et politiques qui ne sont pas tous les mêmes (bien que je sois persuadée qu'ils ont beaucoup plus d'intérêt sen commun qu'ils le pensent). Ainsi, il est normal que les ex-Républiques Baltes et les ex-Satellites (polonais, tchèques etc.) de l'Union soviétique devenus Etats Membres de l'Union européenne ne ressentent pas de la même manière l'incursion des tanks russes en Georgie. Ils en ont l'expérience, ce n'est pas notre cas.

Passons donc sur les sanctions à infliger à la Russie. Sans doute ne seraient-elles pas utiles... Pour autant, ce Conseil extraordinaire a l'occasion d'affirmer la personnalité de l'Union européenne comme  entité politique, l'occasion ou jamais. C'est pourquoi, il me semble que les conclusions du Conseil devraient à tout le moins comporter les éléments suivants:

- Rappeler le principe du respect de l'intégrité territoriale. Ce principe ne figure pas dans les 6 points de l'accord de cessez-le-feu conclu avec le Président russe sous l'égide du Président Sarkozy, Cet accord, négocié avec diligence et efficacité, a eu l'avantage d'inverser le mouvement et de mettre fin à l'arrivée des supplétifs engagés par la Russie pour combattre l'armée géorgienne, mais le Conseil doit permettre de réaffirmer que l'accord de cessez-le-feu est sous-tendu par l'affirmation de l'indépendance et de la souveraineté de la Georgie, qui suppose le respect de son intégrité territoriale.

- Demander conséquemment à la Russie de revenir sur la reconnaissance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud (laquelle du fait du déplacement de population provoqué par l'intervention de l'armée russe, ne devrait pas avoir plus de 50 000 habitants au grand maximum!)

- Ne pas laisser supposer que les Européens ne verraient pas d'inconvénients à ce qu'on ferme la porte de l'OTAN au nez des pays qui souhaitent s'en rapprocher. Madame Merkel, la Chancelière allemande, a eu raison de rappeler que les pays étaient libres de rechercher la protection qui leur paraissait la plus appropriée pour garantir leur sécurité. Et la Russie n'a pas administré la preuve qu'elle assurait celle de la Georgie.

- Désigner des négociateurs de haut niveau au nom de l'Europe. Le nom de Carl Bildt , ministre des Affaires étrangères de Suède que j'estime beaucoup, vient à l'esprit. On pourrait aussi alternativement penser à Andrew Stubb, ministre des Affaires étrangères de Finlande et actuellement président de l'OSCE. Même s'ils ont pris des positions relativement fermes vis à vis de la Russie, ce sont des personnalités de talent et qui sauront refléter les nuances des positions des différents Etats Membres de l'Union. J'avais aussi pensé à Paavo Lipponen, mais je décrouvre qu'il vient d'accepter à la suite de Gerhard Shröder des responsabilités chez Gazprom.

Le risque, il ne faut pas se le cacher. Il a été très bien appréhendé par Bernard Kouchner. C'est l'effet domino de l'avancée russe sur le territoire de ses anciennes possessions, et en tout premier lieu l'Ukraine. La population russe y est préparée, car on lui serine à longueur d'ondes que l'Ukraine est le berceau même de la Nation, au motif que la conversion au Christianisme des Princes de Kiev a été à l'origine de la Grande Russie.

Derrière ce conflit très grave pour l'avenir de l'Europe, se profile la question de la politique énergétique commune européenne. Le dossier "Energie/Climat" est l'une des priorités de la Présidence française, l'idée étant de dégager de nouveaux instruments juridiques aptes à assurer les approvisionnements énergétiques au sein de l’UE.

Certes, et on ne peut que le regretter, le traité de Nice actuellement en vigueur, à la différence du traité de Lisbonne, ne comporte pas de référence à une politique européenne de l’énergie.

Il n'en reste pas moins que l'Union européenne ne peut se permettre de renoncer à son objectif de diversification des sources d'approvisionnement énergétique, et notamment, il serait dommage - comme c'est hélas probable - de tourner la page du projet Nabucco. Si les financements ne viennent pas naturellement, il faudra les trouver.

Je reviendrai sur la question des oléoducs et des gazoducs dans cette région de la Mer Noire. Elle intéresse les entreprises comme les Etats et ne peut être éludée par l'UE!

La Russie parviendra-t-elle à ses fins qui est redessiner les contours de sa zone d'influence politique et énergétique?

Réponse dans un proche avenir.

noelle.lenoir@ceuropeens.eu

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La Méditerranée, comme le faisait observer Fernand Braudel, le célèbre historien, est une "mer intercontinentale" qui relit l'Afrique, l'Asie et l'Europe.

Le "Processus de Barcelone" mis en mouvement en 1995 aux lendemains de la guerre du Golfe pour essayer de résoudre le conflit du Moyen-Orient et aider au développement économique des pays de la rive Sud de la Méditerranée n'a pourtant pas porté ses fruits. Des milliards de fonds communautaires  - du programme MEDA en particulier - ont été distribués au Sud sans grands résultats. Le conflit israëlo-palestinien s'est aggravé, et la démocratie n'y a pas vraiment réalisé de progrès.

Il n'est pas sûr que "l'Union pour la Méditerranée", censée donner un nouveau souffle au Processus de Barcelone, soit plus efficace. Mais au moins s'agit-il d'une initiative d'ampleur, due à la tenacité de Nicolas Sarkozy, et dont le lancement est en lui-même une réussite. Qui aurait parié voici encore quelques semaines sur la venue concommitante de Bachir Al Assad, le président syrien et d'Ehud Olmert, le Premier ministre israëlien? Qui aurait imaginé que le président algérien et le roi du Maroc accepteraient de faire mine d'oublier, pour le temps de la conférence, leur différend sur le Sahara occidental? Qui aurait pensé que le Premier ministre turc - après avoir été il est vrai rassuré quant au statut de candidat de son pays - assiste à la conférence en dépit de la mauvaise image de la France en Turquie. Le magnifique isolement de Kadhafi, seul à pratiquer la politique de la chaise vide, n'y fait rien, la conférence du 13 juillet a de l'allure.

Pour autant, il faut la jouer modeste. Ce Sommet euro-méditerranéen est un début. Les clés du succès résident dans la volonté politique des Etats et dans l'enthousiasme que leurs gouvernants seront capables ou non de susciter chez les peuples.

A défaut de résolution du conflit du Moyen-Orient, l'UPM connaîtra le même échec que le Processus de Barcelone. J'ai eu l'occasion de participer à des réunions "Euromed" des ministres des affaires étrangères, dans le cadre de ce processus. Elles étaient vides de sens, car la seule obsession des représentants des pays du Sud étaient de faire reconnaître la culpabilité d'Israël, en l'absence bien sûr de son représentant. Si l'UPM pouvait aider à construire la paix entre Israël et le nouvel Etat de la Palestine, ce serait gagné!

Il reste que comme pour l'Union européenne, l'UPM ne peut rester une simple alliance entre gouvernants. La politique sans les peuples, cela ne marche pas. Pas besoin d'organiser des réferendums, mal préparés et incompréhensibles pour associer la société civile à des projets politiques. Il suffit de faire fonctionner convenablement les institutions démocratiques et d'informer normalement les citoyens. Le fait que le Sommet du 13 juillet soit précédé la veille au soir de la réunion de l'assemblée parlementaire euroméditerranéenne est un signe positif d'ouverture au débat démocratique. Encore faudrait-il que ce débat soit ouvert non seulement dans les enceintes mêmes de l'UPM, mais dans l'ensemble des pays qui composent cette Union!

 

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La scène, croquée cent et mille fois, est restée gravée dans les mémoires. Ce 8 janvier 2008, devant 600 journalistes, estomaqués et goguenards, Nicolas Sarkozy administrait une volée de bois vert à Laurent Joffrin. Interrogé par le directeur de Libération sur son occupation de la "scène médiatique", le chef de l’Etat admonestait celui qui venait de le «cueillir » à froid, en lui demandant s'il n’avait pas instauré en France une "monarchie élective".
La formule n'avait pas plu: regard bloqué et voix blanche, Nicolas Sarkozy s'était emporté : multipliant les piques, il avait porté l’estocade en donnant, vachard, du « Monsieur Joffrin » au journaliste de «Libé», sous les rires étouffés d’un parterre de confrères ricanant. L’honneur souillé d’un journaliste humilié devant ses pairs...
Le directeur de Libé aura eu ainsi l’honneur d’inaugurer  la partie de ball-trap présidentielle, puisque depuis cet épisode, le chef de l’Etat flingue à tout-va.

Tout le récent débat sur les journalistes est parti singulièrement d’une polémique banale née d’un constat sans détours, dressé par quelque uns des hussards du Président, aux premiers rang desquels le député UMP Frédéric Lefebvre: la presse ferait campagne contre Nicolas Sarkozy. La belle affaire. La rengaine est connue: réflexe pavlovien, tous les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy ont parcouru ce même lopin, entonné ce même refrain: le chef de l’Etat, à l’instar de ses prédécesseurs, n’a pas le monopole de la rancune…


On se souvient du mot de François Mitterrand, (qui interdisait à ses collaborateurs de lire Le Monde), au lendemain de la mort de Pierre Bérégovoy -«rien ne justifie qu’on jette aux chiens l’honneur d’un homme ». On se rappelle de Gaulle, qui ressortait à  l’ancien directeur du Monde, Hubert Beuve-Méry cette phrase de Faust, «Vous êtes l’esprit qui toujours nie ». Ou de Valéry Giscard d’Estaing, qui disait ne plus lire les journaux. Une tradition quasi républicaine à laquelle n’a pas dérogé le propre fils du chef de l‘Etat, Jean Sarkozy, qui interrogé sur France 3, à propos de l’affaire de l’Epad, expliquait récemment  qu’il s‘agissait là, d’une « campagne de désinformation organisée de manière professionnelle » : réflexe dynastique…
Bref, les journalistes, traditionnels boucs-émissaires, ont le fâcheux sentiment de se retrouver face à un pouvoir plus que crispé. Et certains parmi eux sont dans la loupe plus que d’autres aujourd’hui. Je vous propose ainsi une petite revue de détail  des effectifs: le top 20 des mal aimés des médias…

Le tandem dirigeant de Canal+, Bertrand Méheut-Rodolphe Bellmer est pour ainsi dire en tête de gondole. L’insolent et désopilant Petit Journal de Yann Barthes a mis le feu aux poudres, on le sait. Même Michel Denisot, qui réalisa par le passé un livre d’entretien avec Nicolas Sarkozy, n’échappe pas aux critiques. L’exaspération est d’autant plus grande, à l’égard des « Grand » et « Petit » Journal qu’Internet joue les caisses de résonance. Mais si pour l’Elysée, il est facile de convoquer un Patrick de Carolis pour l'admonester, passer, en revanche, un savon à monsieur Google n’est pas chose simple…

Jean-Michel Aphatie est aussi en ligne de mire. Les banderilles du très abrasif intervieweur de RTL et éditorialiste de la bande à Denisot, agacent au point qu’Aphatie est persona non grata dans le bureau du président de la République. Un journaliste que l’attitude du chef de l’Etat à son égard semble de plus en plus inspirer au fil des mois...Cela me rappelle l’époque ou PPDA, au 20 heures de TF1, correspondait de manière à peine subliminale avec un François Mitterrand qui ne le supportait pas… 

 
Autres journalistes dans l’œil du cyclone, ceux de France Inter. Rien n’a changé depuis l’été et la nomination de Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France n’a pas apaisé les esprits, tant à l’UMP qu’à l’Elysée: Nicolas Demorand, Thomas Legrand et Stéphane Guillon, (qui dégoupille également chez Thierry Ardisson, sur Canal+), continuent d’officier en toute liberté. Et c’est tant mieux. Reste que  Guillon fait un embarassant caillou dans la chaussure de Jean-Luc Hees: le cas de cet amuseur risque de redevenir fortement d’actualité à l’horizon de la prochaine présidentielle. 
 

Autre tonton flingueur dans la loupe, Guy Carlier. Le billettiste d’Europe 1 arrose à tout-va, tant à gauche qu’à droite. Mais plus à droite qu’à gauche ! estime t-on au sein de la majorité où l’on s‘étonne que cette radio, qui n’a rien d’un média d’opposition, héberge le matin, et à une heure de grande écoute, un tel sniper.
 
Inutile de s’appesantir sur le tandem dirigeant de France Télévisions, Carolis-Duhamel: voilà des mois qu’ils subissent pressions et oukases. Une maltraitance à laquelle n’échappent pas présentateurs de journaux et patrons de rédactions. A l’image d’Arlette Chabot, tancée à New York, au terme de l’interview télévisé du chef de l’Etat.             

Et la liste n’est pas limitative: « grattes papiers » et saltimbanques sont régulièrement à la noce. Marianne, L’obs, Médiapart, Libération, Backchich, Le Post…tout le monde ou presque subit l’ire présidentielle, à un moment ou à un autre. Et les journalistes de presse écrite ne sont pas les moins épargnés.

Ainsi d’Eric Fottorino, le directeur de la rédaction du Monde et de Christophe Barbier, le patron de l’Express, mon boss: deux intermittents de la confiance du chef de l’Etat, plus particulièrement dans le collimateur ces temps-ci. Et ce, pour des prises de position qui ont déplu. Au point que Nicolas Sarkozy a cru nécessaire de s'en ouvrir auprès d’eux et comme de coutume: en termes bien sentis. J’avoue, sans flagonnerie aucune, être assez admiratif de la solidité avec laquelle Christophe Barbier encaisse certains de ces coups. C'est là aussi l'importance d'avoir à la tête de l'Express un actionnaire, Roularta, qui soit un industriel des médias, garant de l'indépendance de ce journal et de la liberté de ton de son directeur. Je ne suis pas sûre qu'un Bouygues ou qu'un Bolloré réagiraient de même ....          

Et demain, à qui le tour ? Complicité et  rapports de force, tutoiements de rigueur et mépris ostensible, distance et familiarité…c’est dans ce mouvement de balancier permanent que peut se résumer la très insolite relation qu’entretient Nicolas Sarkozy avec des journalistes qu’il rabroue, câline ou «blackliste ». Mais des journalistes qu’il n’a jamais sanctionné: contrairement à l’ensemble de ses prédécesseurs, (Giscard, Chirac, Mitterrand), qui livrèrent de véritables chasses aux sorcières dans les rédacttions, Nicolas Sarkozy s’est toujours montré magnanime à l’égard de ceux qu’ils rabrouent : question de style et de méthode.

Seule et unique entorse à cette règle, l’ancien patron de Paris Match, Alain Genestar, qui fut évincé de son poste par Arnaud Lagardère, (à la demande de Nicolas Sarkozy), pour avoir commis l’irréparable en s’aventurant sur le terrain miné de la vie privée du chef de l’Etat…
 

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669402_patrick-de-carolis-le-2-juillet-2008-sur-rtl.jpgL’Elysée s’est transformé en un cabinet de chasseur de têtes. A moins d’un an de l’expiration du mandat de Patrick de Carolis, (qui se démène pour tenir), le cabinet de Nicolas de Sarkozy sonde ici ou là, afin de dénicher l’oiseau rare. Avec pour seul mot d’ordre: axer la recherche sur un profil de manager. En effet, de Nicolas Sarkozy à Claude Guéant, en passant par Alain Minc, l’éminence grise du chef de l’Etat, tous sont unanimes pour considérer que le successeur de Patrick  de Carolis à la présidence de France Télévisions devra être un homme venue de l’entreprise.


Voilà donc que resurgit le vieux débat entre géomètres et journalistes. Comme si les premiers étaient mieux armés que les seconds pour piloter des groupes audiovisuels. Un raisonnement à la petite semaine qui ne résiste pas à l’examen des 30 dernières années. Car si Patrick Le Lay, (ex TF1), Jean Drucker, Nicolas de Tavernost, (M6), André Rousselet, Bertrand Méheut (Canal+), Jean-Paul Cluzel, (Radio France), firent leurs classes à la tête d’entreprises ou au sein de la haute fonction publique, avant d’être parachutés sur le Paf, que dire d’Etienne Mougeotte, (TF1), de Pierre Lescure, (Canal+), d’Hervé Bourges, (France Télévisions), de Roland Faure, (Radio France), voire de Pierre Desgraupes, (Antenne2), que leur statut de journaliste n’a jamais handicapé, au contraire, quand ils dirigeaient avec brio chaînes et rédactions ? 


Ce clivage est d’autant plus absurde que s’il est un secteur où la création, la surprise, l’inventivité, bref les contenus, doivent l’emporter face aux tuyaux, c’est bien à la télévision. Que vaut-il mieux pour une chaîne ? Un génie de la programmation ou un champion de l’industrie ? Un combiné des deux me diriez-vous? Pierre Desgraupes à qui je demandais un jour pourquoi il n’y avait pas une épingle à cheveux sur son bureau, à Antenne 2, quand ses congénères croulaient sous la paperasse, il m’avait répondu: « je laisse les parapheurs à mes comptables ».


Donc, Nicolas Sarkozy, (qui a tout de même nommé un « journaleux », Jean-Luc Hees, à Radio France,) semble pencher cette fois-ci, pour un patron pure et dur compte tenu de l’enjeu politique que revêt  France Télévisions à l’approche de l’élection de 2012. Mais qui? Tous les noms évoqués jusqu’ici semblent ne pas faire l’affaire. PPDA ? « Folklorique ». Alexandre Bompard, (Europe 1) et Bruno Patinot, (France Culture)? « Trop jeunes ».Rémy Pfimlin, (NMPP) ? « Pas assez connu ». Denis Olivennes, (ex Canal+) ? «Trop prévisible ». Michel Drucker ? «Trop saltimbanque »…En vérité, Nicolas Sarkozy, qui tient à se ménager un effet de surprise, ne laissera pas à personne et encore moins à la presse, le soin de lui dicter par avance un nom. Et comme ce fut le cas avec ses prédécesseurs, il tranchera le plus tard possible, notamment en fonction du climat politique et des sondages du moment. Pour ma part, je reste convaincu que l’élection présidentielle pèsera d’un poids déterminent sur cette nomination. Et qu’après avoir amusé la galerie avec Radio France, le successeur de Patrick de Carolis sera un homme (ou une femme), dont la première qualité sera  de s’être rallié, sans aucune réserve, à sa cause.          
 

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F. Mitterrand:"Sarkozy a bien été ministre de Mitterrand"
envoyé par LePostfr. - L'actualité du moment en vidéo.

La politique est un métier et il n’est pas sûr que Frédéric Mitterrand en ait tout à fait saisi les subtilités… L’Elysée et Nicolas Sarkozy ont peu apprécié en effet que Frédéric Mitterrand ait confirmé sa nomination prochaine au poste de ministre de la Culture dans le journal de 13 heures de France 2, avant même tout communiqué officiel. Belle entrée en matière. Interrogé par une équipe de la chaîne en poste à Rome, le directeur de la Villa Médicis (fauteuil dont pourrait hériter Olivier Poivre d’Arvor), a dit toute sa joie d’hériter du poste, au moment où à l’Elysée, Christine Albanel, la mine sombre, était au martyr. Pousse-toi de là que je m’y mette!

En effet, alors que le nouvel élu court-circuitait les annonces du Château, en dissertant allègrement devant les caméras sur son prochain job, la bientôt ex-ministre participait à une dernière cérémonie de remises de récompenses, en présence du chef de l’Etat. Pas très sport. L’installation de Mitterrand rue de Valois donne lieu, par ailleurs et depuis quelques heures, à bien des questionnements. Quel ministre sera t-il? Un clône festif de Jack Lang ou une réincarnation d’un Michel Guy, d’un Maurice Druon ou d’un Jacques Duhamel? Interrogé par France 2, l’intéressé a eu une réponse laconique empreinte de mystères: "Vous verrez…"

Et chacun s’emploie à faire le tour du propriétaire pour savoir s’il y a déjà quelques cadavres dans le placard susceptibles d’aiguiser l’appétit du nouveau ministre. Nous en avons trouvé un, du nom de Jean-Jacques Aillagon. Cet ancien PDG de TV5 (passé par le ministère de la Culture) vira avec pertes et fracas Frédéric Mitterrand quand celui-ci en était le directeur des programmes. Le clash fut à l’époque explosif. Aujourd’hui à la tête de l’Etablissement public du Château de Versailles, Aillagon va retrouver Mitterrand dans le fauteuil qu’il occupa au ministère de la Culture: une maison qui est la tutelle directe de Versailles et de l’ensemble de son administration. Cela promet de jolies retrouvailles.

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newsmlmmd_48154ffef9305f2a50a54aec8d51996f_210_portrait-de-frederic-mitterrand-pris-lors-de-l-enrb.jpgLa rumeur enfle depuis ce matin : selon le nouvelobs.com et lepoint.fr, Frédéric Mitterrand prendrait le portefeuille du ministère de la Culture et de la Communication à l’occasion du prochain remaniement. Installé par Nicolas Sarkozy à la tête de la Villa Médicis à Rome, l’ancien journaliste s’installerait donc dans le fauteuil de Christine Albanel. Si l‘information venait à se confirmer demain, Nicolas Sarkozy, qui n’a de cesse de bouger les lignes, prendrait une nouvelle fois sa majorité à rebrousse-poil en désignant une figure de gauche au patronyme symbolique.

Mais qui ira contester les qualités de cet intellectuel foisonnant? Un Mitterrand rue de Valois, joli symbole ! Et quel parcours pour ce journaliste venu à la politique à pas lents. On l’imagine déjà à la table du Conseil des ministres avec sa nonchalance apprêtée et ses chuintements. Et cette voix pesante, grave, sceptique qu’il va devoir forcer pour s’imposer face à des professionnels de la politique. A Rome, en tous les cas, l’homme nous dit-on fait déjà ses bagages. Il devrait rencontrer le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, dès ce soir.

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012C000000753790-photo-nagui.jpgDéjeuners en ville : le PDG de TF1, Nonce Paolini, a déjeuné la semaine dernière avec Naguy, l’animateur vedette de France 2, dans un restaurant huppé de la capitale, le New York. Et du coup çà jase… En vérité, les deux hommes s’étaient rencontrés lors du concert de Johnny Hallyday au Stade de France et avaient convenu de prolonger leur discussion. Au cours de ce tête-à-tête, Paolini a taquiné Naguy en lui disant qu’il était anormal qu’une chaîne de service public comme France 2 fasse à 19 heures une audience de chaîne privée! Autre rencontre insolite, celle de l’ancien PDG de TF1, Patrick Le Lay et du député PS, Manuel Valls. Au menu de leurs conversations le futur projet de loi qui doit déréglementer le marché des paris sportifs en ligne, que l’ex timonier de La Une a attaqué. En termes polis, cela s’appelle du lobbying parlementaire.

GWorms.jpgC’est le vice-président du Conseil de surveillance de RTL, Gérard Worms, qui a pris la plume pour dire à l’ancien PDG de RTL, Axel Duroux, tout le mal qu’il pensait de son départ pour TF1. Un courrier qui annonce quelques procédures judiciaires à l’encontre de l’ex patron de la station. Rien qui n’émeuve le PDG de TF1, Nonce Paolini, qui s’exprime dans L’Express à paraître jeudi.

Le discours de Nicolas Sarkozy à Versailles a fait un tabac sur le site de la chaîne Public Sénat : 94 160 personnes se sont connectés sur le site, dont 62 657 durant le discours. Un record pour la chaîne.

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184579.jpgPrésident du Conseil de surveillance d'Arte depuis maintenant seize années (soit le plus long mandat du Paf), Bernard-Henri Lévy a été reconduit en fin d'après-midi pour un nouveau bail de cinq ans. Le dirigeant de France Télévisions, Patrice Duhamel, ainsi que le nouveau PDG de Radio France, Jean-Luc Hees, et véronique Cayla, la directrice du CNC, participaient à cette élection.

C'est François Mitterrand qui le premier avait tenu à installer, en 1993, l'écrivain à la présidence de ce Conseil. Et c'est Nicolas Sarkozy qui cette-fois-ci a apporté son soutien à celui qui s'était engagé, on s'en souvient, aux cotés de Ségolène Royale durant la présidentielle... Le chef de l'Etat, qui avait reçu Bernard-Henri Lévy à l'Elysée, il y a quelques semaines, après qu'Alain Minc s'était entremis, lui a adressé il y a peu un courrier amical. Une lettre dans laquelle le locataire de l'Elysée l'encourageait notamment à poursuivre le développement d'Arte, en direction des pays du sud de l'Europe.

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Bill Gates sera à Paris ce mercredi 28 janvier, où il rencontrera Nicolas Sarkozy en fin d'après-midi, probablement vers 17h30. De quoi parleront-ils? Du ralentissement du secteur? De la sortie de la bêta de Windows 7, que les internautes français téléchargent en masse (troisième pays après les Etats-Unis et  l'Allemagne)? Du fait qu'à la Maison Blanche, le bureau de l'époque Bush était extrêmement mal équipé? Ou alors, le sujet sera t-il les nouveaux plans de Google? (voir la note ci-après). En fait, bien loin du business, m'explique t-on, la conversation devrait surtout tourner autour de la fondation Bill et Melinda Gates... (Une fondation, qui, selon lefigaro.fr subit elle aussi la crise)

Petit reminder: Dans cette interview réalisée il y a un an, alos qu'il venait d'annoncer son retrait de Microsoft, Bill Gates rendait un hommage appuyé à Steve Jobs qui, il y a vingt-cinq ans exactement,  prononçait son premier discours en public (vidéo relayée par Techcrunch ci-après)

 

 

 

 

A voir aussi, je l'ai déjà dit ici, son discours à Stanford en 2005.

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Les articles très inutiles de l'année 2009

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C'est fastidieux mais instructif, ça fait devoir de fin d'année, c'est une idée de Thierry Dupont que je lui ai éhonteusement piquée: depuis ce matin, je fais la liste des papiers dont on aurait pu se passer. Or donc...

1. Ceux dont on aurait pu se passer parce qu'on aurait pu s'en passer, et c'est même pas la peine d'en rajouter (mais pouvait-on faire autrement que d'en causer quand-même?)


En Pays de la Loire, l'UMP Béchu renie le string

Des sextoys à l'Assemblée
Dupont-Aignan bientôt en campagne
Guy Carlier déçoit Morano
Quand Francis Lalanne défend Boutin
Nicolas Sarkozy est sorti à pied de l'hôpital
Johnny quitte l'hôpital pour les fêtes
Le parrain des enfants Jackson pense être le père de Paris
Dans la famille Le Pen, voici... la petite-fille!

2. Ceux dont on aurait pu se passer parce que, franchement, on avait plus urgent à faire (décortiquer le dernier discours d'Obama, préparer la nécro de Michaël Jackson, fomenter un tweet-clash, avaler un jambon-beurre-crevette-mayo...)

Une femme voilée met le feu à l'Assemblée
Frédéric Lefebvre de retour sur Twitter
Un beau-frère de Rachida Dati accusé de viol
Hidalgo et Pécresse se chamaillent autour d'une prétendue sieste
Faut-il bouder la fessée?

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3. Ceux dont on aurait pu se passer parce que dire ça ou pisser dans une contrebasse...

"Il n'y a pas de cafouillage sur la taxe carbone", assure l'UMP
Pour Laporte, Dati est "une personne très fausse"
Thierry Henry: "La solution la plus équitable serait de rejouer le match"
Nadine Morano: "Je ne me suis pas engagée en politique pour me faire traiter de 'P...'"
Et si la grippe A faisait 30 000 morts en France?

4. Ceux dont on aurait pu se passer parce que c'est honteux et/ou minable et qu'on aurait bien aimé pouvoir parler d'autre chose

Eric Raoult veut faire taire Marie NDiaye
Orelsan, nouvelle coqueluche des politiques
"Si Frédéric Mitterrand avait réagi aussi vite pour Marie Ndiaye que pour Polanski..."
"A la Défense, Jean Sarkozy, c'est la cerise sur le gâteau"
Manuel Valls assume ses propos sur les "White et les Blancos"
Luc Chatel au supermarché, le coup monté de la rentrée?

5. Ceux dont on aurait pu se passer parce qu'Internet, on aime, forcément, parce que les politiques ont fini par s'y mettre, il était temps, mais que faire un papier dès qu'un conseiller municipal de Lozère s'inscrit sur LinkedIn, c'est e-xa-gé-ré!

Nathalie Kosciusko-Morizet annonce sa grossesse sur Twitter et Facebook
Sarkozy se décoince sur Facebook

Avec Ségolène Royal, désirs d'en rire
France-Irlande a inspiré les politiques sur Twitter
Frédéric Lefebvre de retour sur Twitter
Nicolas Sarkozy raconte "sa" chute du mur de Berlin
Sarkozy OK pour twitter de Copenhague

6. Ceux dont on aurait pu se passer parce que faire de la pub à des âne(s)ries pareilles...

Chirac "dérape" devant le Petit Journal
Pécresse accusée de railler les habitants du "9-3"
La piètre défense de Brice Hortefeux
Le paparazzi Elfassi défie Rachida Dati
S'estimant diffamé, Mathieu Kassovitz contre-attaque

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7. Ceux dont on aurait pu se passer par charité chrétienne (si j'ose dire...)

Les jeunes UMP dévoilent leur lip dub
Pour l'UMP, "la France qui change" est... américaine
L'UMP au pays des Bisounours
"Les conservateurs aboient, la caravane des Jeunes UMP passe"
Le PS rebaptisé par les internautes

8. Ceux dont on aurait pu se passer parce que, OK, on adore le détester, mais c'est pas une raison pour parler de Frédéric Lefebvre dès qu'il remue la moitié d'un orteil

Un bug expédie brièvement Lefebvre au gouvernement
Lefebvre a-t-il des photos compromettantes de DSK?

Frédéric Lefebvre, cible d'une vidéo Anonyme

9. Le sondage dont on aurait dû se passer, mais je m'en suis déjà expliqué ici-même

Les paradoxes du minaret

10. Le papier dont on ne s'est heureusement pas passé, parce que des titres comme ça, c'est pas tous les jours qu'on en fait

La Côte d'Or sera-t-elle chocolat?

Et puis, hors catégorie, naturellement, le post de blog que j'aurais pu vous épargner: Encore désolé, vraiment...

Sur ce, bonnes fêtes à tous, j'ai encore des cadeaux à faire, it's a long way from home et tutti quanti. Comment il dit Lenoir, au fait... ah oui: biz à l'oeil. C'est très benêt, non?
 

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Je suis un journaliste de droite

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Coup de téléphone, jeudi dernier, en fin d'après-midi, de David Abiker, le Monsieur multimédia de France Info et puissance invitante de Parlons Net, sa Web émission de tous les vendredi.

"Allo Eric, Christian Estrosi, demain matin, 8 heures tapantes et même un peu avant, t'es partant?
- Euh, oui, bien sûr. Mais tu aurais pu me prévenir plus tôt, c'est rude, 8 heures et même un peu avant...
- Je sais, mais le Figaro s'est désisté. J'ai déjà Julien Martin, de Rue 89. Pour équilibrer, il me faut  quelqu'un de droite."

Quelqu'un de droite. Je suis donc "quelqu'un de droite" - enfin, soyons précis, et je ne vais pas faire l'abruti, je représente un média de droite. Ca m'a fait bizarre, je dois dire. Pas qu'être de droite soit particulièrement honteux, mais c'est la première fois qu'on me colle une étiquette politique, et plus encore de cette couleur-là. Ce qu'on entend d'habitude c'est plutôt, "de toutes façons, vous êtes de gauche, comme 85% des journalistes" (CQFD avec le commentaire de mon ami Charles, quelque part ci-dessous).

Retour à l'invitation de David, qui m'inspire deux réflexions:

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La preuve par l'image...

1. En France, se dire apolitique, comme l'a toujours revendiqué L'Express, et ce depuis le couple Giroud-JJSS, c'est forcément être de droite.

Quand je suis arrivé dans ce journal, Denis Jeambar défendait becs et ongles une neutralité ombrageuse - pas facile quand le proprio s'appelle Dassault. En lui succédant, Christophe Barbier a gardé le même discours et la même pratique: on juge au coup par coup, on évite les a priori, on tape à droite quand on estime qu'ils déconnent, à gauche quand ils font des âneries, on se félicite et on applaudit les heureuses initiatives dans les deux camps - c'est vrai, plus rares.

Seule constante, qui relève de l'humanisme, une sévère antipathie pour les extrêmes. Le racisme, la xénophobie, l'intolérance, les appels à la violence, le manichéisme, le totalitarisme, les idéologies... c'est pas exactement notre truc - ce qui, d'ailleurs, nous fait classer à droite de la droite dure par Acrimed, cet "observatoire" pour qui un bon média est un média alternatif, sauf à être, comme le Nouvel Obs ("qui lui-même, aujourd'hui..."), dangereusement réactionnaire.
 

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En publiant la première interview de Carla Bruni après son rapprochement avec le pouvoir en place, Christophe a certes prêté le flanc aux critiques. D'autant plus qu'il n'a jamais caché qu'il la connaissait depuis bien avant sa love affair élyséenne, la First lady. Conclusion des fronts bas: l'ami de Carla, c'est l'ami de Nico, Barbier est sarkozyste, L'Express itou, fermez le ban. C'est simpliste? C'est simpliste. Sans parler des pages politiques du journal et du site, il suffit de consulter les éditos de Christophe, ses vidéos quotidiennes ou son blog pour passer les soupçons à la Javel. Dans le même registre du raccourci qui poignarde, j'ai bien lu, sur certains blogs amis ou dans certains commentaires ici-même, que s'indigner du lynchage fait à Frédéric Mitterrand ou à Roman Polanski, c'était rouler pour l'Elysée... Ca vaccine.

On va me dire (si, si, je vous assure): tu dépenses beaucoup d'énergie à justifier ton patron, c'est suspect. Je dépense beaucoup d'énergie à défendre la position de L'Express, dont j'avoue qu'elle me va bien dans un pays où les médias sont forcément marqués, TF1 à droite, France Inter à gauche, Libé et L'Obs à gauche, Le Figaro et le Le Point à droite - là encore, c'est plus subtil que ce résumé d'ostrogoth, mais c'est pour illustrer.

2. Sur Internet, les couleurs s'estompent. Dans sa version papier, Le Figaro est l'un des soutiens actifs du pouvoir en place, porte-flingue de la nécessaire réforme sarkozyste - jusqu'à la caricature quand Etienne Mougeotte siffle "la fin de la récré" à propos des affaires Hortefeux et Jean Sarkozy. Sauf la reproduction obligée de ces brûlots, le Figaro.fr a en revanche l'intelligence de faire profil bas, de fournir une info sans aspérité idéologique et de faire passer l'efficacité avant l'engagement. Résultat: il fait la nique à tous ses confrères mais néanmoins concurrents, et ça devrait durer.
 

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PS qui n'a rien à voir, quoique... Avez-vous vu ces deux sites incroyables, droite-rencontre.com et gauche-rencontre.com? Le pitch, c'est "au moins, on est déjà d'accord sur un point" - pas con quand on sait que trois couples sur quatre sont sur la même longueur d'onde politique. Le plus drôle, ce sont les couples qui accueillent, précisément. Pour schématiser, à gauche, un sous-Brando au regard en dessous et une pasionaria brune, le tee-shirt sage et l'expression candide; à droite, un propre sur lui et une jolie blonde, le regard salace et les seins à l'air. Etre journaliste de droite, c'est pas si mal, finalement...

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