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Dans le monde aujourd’hui bien encombré des SUV, crossover et autres 4X4 de luxe, le Volvo XC 90 fait figure d’aïeul.
Lancé en 2002, restylé en 2006 et devenu entre-temps en 2004 la meilleure vente de la marque autrefois suédoise, ce tout terrain n’a rien perdu de son charme.
Sa ligne sans fioritures a plutôt bien vieilli tandis que son confort et son niveau d’équipement restent en phase avec les standards du marché, même si l’ergonomie de certains dispositifs souffre de la comparaison avec celle de ses rivaux (Discovery, Mercedes Classe M et autres Volkswagen Touareg…).
Plus de 2500 kilomètres sur routes, autoroutes et petits chemins de villégiatures m’ont permis de mesurer les forces et faiblesses de l’ancêtre doté de son « nouveau » moteur turbo diesel de 200 chevaux (pour un couple maxi de 420 Nm) contre 185 chevaux auparavant.
D’emblée on peut dire que cette remise à niveau mécanique demeure largement insuffisante. Certes le cinq cylindres D5 recustomisé à la norme Euro 5, couplé à la transmission intégrale (AWD) et la boîte automatique (Geartronic 6) est peu gourmand en gazoil avec une consommation moyenne qui oscille entre 8 et 10 litres sur long parcours. Ce qui donne une autonomie flirtant avec les 800 kilomètres, appréciable pour les grandes migrations estivales. Dommage que cette économie de carburants ne se retrouve pas dans les rejets de Co2 (219 g/km, soit un malus de 1600 euros à acquitter au moment de l’achat). Par ailleurs cette mécanique reste plan-plan et le manque de réactivité de la boîte n’arrange pas les choses. Le XC 90 gagnerait peut être à disposer du nouveau moteur D5 bi-turbo de 205 chevaux qui équipe désormais les modèles V70, XC60 et XC70 de la marque.
Coté tenue de route pas grand chose à dire, on n’est pas à bord d’une Ferrari mais la prestation est bien suffisante, même si le freinage peut sembler parfois un peu juste.
Le confort est en revanche excellent tant par l’amortissement que la qualité des sièges, et les kilomètres s’enchaînent sans aucune fatigue, grâce à une très bonne position de conduite. Le XC 90 est donc sans conteste une excellente routière familiale, doté en outre en série de 7 places passager, la troisième rangée de sièges qui disparaît sans effort sous le plancher du coffre pouvant accueillir sans problème deux adultes. Le coffre propose quant à lui un volume de chargement appréciable de 530 litres, une fois les deux derniers sièges repliés, et de 249 litres avec sept passagers. Pas mal !
Coté équipement, on l’a dit, le niveau est plus que satisfaisant, y compris dans la finition d’entrée de gamme Premium Edition. Seuls regrets quelques oublis qui font tout le charme du constructeur désormais chinois. Ainsi mon véhicule d’essai en finition Xenium (le presque haut de gamme) disposait de phares directionnels (très bien) mais sans allumage automatique (inexistant chez Volvo même en option). La surveillance anti angle mort est, elle, optionnelle, tandis que le régulateur de vitesse adaptatif (disponible par exemple sur la XC60) n’est pas disponible sur ce modèle pas plus que le système anti-collision. En revanche Volvo propose une option amusante baptisée Homelink qui permet l’allumage de l’éclairage du domicile et l’ouverture de la porte du garage à distance.
Quant au GPS, remarquable d’efficacité, notamment pour éviter les embouteillages – le bonheur en période de chassés-croisés estivaux – il souffre d’une ergonomie très médiocre (pourquoi diable cette fichue télécommande ?) et d’un écran illisible.
Mais ce ne sont là finalement que de petits inconvénients au regard des grandes qualités du véhicule, qui procure plaisir de conduite et d’utilisation sans chichi. Un plaisir qui a malheureusement un prix élevé : à partir de 50 850 euros, lequel se situe toutefois au niveau de ses principaux concurrents.
VOLVO XC90
Tarifs : à partir de 50 850 euros
Note globale : 15/20

- Agrément de conduite : 16/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…)
- Sécurité : 12/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…)
- Confort : 20/20 (sièges, suspension…)
- Équipements de confort : 14/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 20/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 12/20
- Budget : 8/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…)

Des belles qui ont du coffre

La commercialisation du nouveau break Volvo V60 et l’arrivée de la 408 Peugeot SW m’ont donné l’idée de comparer au volant les performances de plusieurs championnes de la catégorie. Toutes ayant fait l’objet cette année d’un lifting plus ou moins approfondi.
A commencer par la Mercedes Classe C, fleuron de la catégorie, essayée dans une version taillée pour les intempéries. Avec ses quatre roues motrices (systèmeMatic) associées au quatre cylindres 250 cdi Blue efficiency (204 chevaux) cette petite familiale de luxe fait merveille question tenue de route. « Petite » familiale parce que malheureusement l’espace intérieur est compté tant pour étendre ses jambes à l’arrière que pour écarter les coudes à l’avant. Un sentiment d’exiguïté renforcé par l’étroitesse de la planche de bord. Idem pour le coffre (485 litres), honnête mais en deçà de celui de ses rivales question empilage de valises, y compris si l’on replie la banquette arrière (en deux parties mais sans plancher plat).
Au volant le plaisir de conduire est conforme à ce à quoi la marque à l’étoile nous a habitués : confort des sièges et des suspensions, direction précise, freinage rigoureux, motricité un peu lourde au démarrage mais puissante dès lors que l’on monte dans les tours (500 nm de couple entre 1 600 et 1 800 tours, ça aide pour doubler sur autoroute !), le tout magnifié par une boîte automatique à sept rapports (la nouvelle 7G-TRONIC PLUS) d’une très grande onctuosité. Avec toujours un grand coup de cœur pour la beauté et la praticité des commandes, notamment le bouton central de réglage – système audio, GPS – et les boutons de la radio et de la climatisation. Mercedes joue à la fois sur le choix des matériaux (acier chromé), sur le design et sur la fonctionnalité. Et en la matière c’est ce qu’on fait de mieux.
Déception en revanche là aussi renouvelée en ce qui concerne les petites mesquineries d’équipements auxquelles le constructeur d’outre-Rhin nous a hélas également habitués. Dans cette version Avantgarde (dotée de magnifiques sièges en cuir fauve) le réglage des sièges est semi-électrique (réglage électrique de la hauteur du coussin d’assise et de l’inclinaison du dossier, mais réglage manuel du coussin lombaire et de la course du siège). Pour le tout électrique il faut rajouter 1 500 euros à une facture déjà bien lourde. Mauvaise note aussi pour la connexion des smartphones et autres ipod, les prises nécessaires reliées à des câbles trop courts étant bizarrement situées dans la boîte à gants et donc parfaitement inutilisables par un conducteur seul. Enfin deux regrets : que l’alerte radar n’existe pas sur le système de navigation et que le véhicule se révèle si bruyant en roulant ce qui gâche un peu le plaisir.

MERCEDES CLASSE C 250 cdi 4matic Avantgarde
Note globale : 15/20

Tarif: à partir de 43 900 euros
- Agrément de conduite : 18/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité, visibilité…
)
- Sécurité : 18/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…
- Confort : 18/20 (sièges, suspension…
- Équipements de confort : 19/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 12/20
- Budget : 8/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

Volvo V60 : techno
La nouvelle Volvo V60 boxe, elle aussi, dans la catégorie familiale de luxe mais un cran en dessous de la Mercedes. Moins séduisante que sa sœur berline, le break de la série 60 est tout aussi agréable à conduire : bonne tenue de route, moteur – D5, 205ch – efficace, boite auto, confort, ergonomie, tout est parfait. Toutefois pour les non habitués de la marque désormais chinoise, les subtilités d’équipements demeurent parfois très mystérieuses. Pourquoi diable une télécommande régissant le GPS et l’audio ? Et pourquoi ignorer les alertes radars sur le système de navigation, l’allumage automatique des phares, le hayon électrique ou l’affichage tête haute ? Autre particularité horripilante : le verrouillage de toutes les portières qui perdure une fois le moteur arrêté et qui oblige le conducteur à jouer de la télécommande pour accéder aux places arrière ou au coffre une fois à l’extérieur du véhicule. Inutile en revanche de s’appesantir sur les équipements de sécurité dont la liste est comme toujours chez Volvo longue comme le bras. Sauf pour encenser le remarquable régulateur de vitesse adaptatif.

VOLVO V60 D5
Note globale : 15/20

Tarif: à partir de 39 800 euros
- Agrément de conduite : 18/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité, visibilité…
)
- Sécurité : 18/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 18/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 16/20 (sièges, suspension…
- Équipements de confort : 13/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 12/20
- Budget : 11/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

Citroën C5 Tourer : aseptisée
Confort, sécurité, efficacité mécanique, élégance esthétique… La Citroën C5 Tourer a depuis sa sortie mis en valeur ses qualités – nombreuses – de grande routière. Très spacieuse à l’intérieur (avec un coffre immense de 533 litres doté d’un réglage électrique de hauteur de seuil) elle est aussi (un peu) encombrante en ville (avec 4,829 mètres de long). Surtout la C5 HDI 140 apparaît lourde à manier bien que dotée d’une direction paradoxalement trop douce. Le trop grand confort de la suspension hydractive aseptise les sensations et le maniement de la boîte imprécise nuit au plaisir de conduite. Rien à dire en revanche du freinage tip top et du niveau d’équipement offert dans la version haut de gamme essayée (Exclusive). Avec quelques points forts – beauté des sièges, alerte radar sur le GPS – et quelques points faibles comme le trop grand nombre de commandes sur le volant à moyeu fixe (qui s’est révélé être on le sait, une fausse bonne idée, depuis abandonnée par le constructeur).

CITROËN C5 TOURER HDI 140
Note globale : 16/20

Tarif: à partir de 30 550 euros
- Agrément de conduite : 13/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité, visibilité…
)
- Sécurité : 18/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 18/20 (sièges, suspension…
- Équipements de confort : 12/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 20/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 16/20
- Budget : 13/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

Volkswagen Passat TDI 105 : parfaite !
Reste la « nouvelle » VW Passat, septième génération du modèle apparu dans la gamme Volkswagen en… 1973. Globalement ce millésime 2011 se distingue peu de la précédente version (nouvelle calandre et feux avant, nouveaux feux arrière, détails d’équipement… Toujours plus belle en break qu’en berline la Passat assure. En finition de base ou presque (confortline) elle offre tout ce dont on peut avoir besoin au volant sans chichi ni superflu. Et son moteur lui aussi d’entrée de gamme – 1.6 TDI 105 ch bluemotion – suffit à la peine. Installé au volant on a la certitude d’être dans du solide, du basique, à mille lieues du bling-bling ou du tout technologique de certains modèles. Pour autant aucun regret ni frustration. La Passat se conduit avec une grande facilité, la boite est remarquable de précision, le freinage excellent, le moteur certes un peu juste sur longue distance et à pleine charge mais d’une remarquable tonicité en ville. Bref à bien des égards cette énième déclinaison du concept donne toute satisfaction. D’autant que son prix – à partir de 25 800 euros – est également très raisonnable. En prime une consommation moyenne très réduite d’environ 5 litres aux 100 et une neutralité fiscale grâce à des rejets de CO2 de 114 g par km.

VOLKSWAGEN PASSAT TDI 105
Note globale : 15/20

Tarif: à partir de 25 800 euros
- Agrément de conduite : 19/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité, visibilité…
)
- Sécurité : 20/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 16/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 14/20 (sièges, suspension…
- Équipements de confort : 5/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 20/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 12/20
- Budget : 13/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

A propos du blog

Le blog auto de Philippe Flamand, rédacteur en chef du magazine L'Entreprise.

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