Résultats tagués Peugeot RCZ

Evidemment c’est du lourd, du brutal.
Pensez 250 chevaux embarqués sous le capot, prêts à répondre à la moindre sollicitation du pied droit, de quoi voir s’envoler tous ses points en quelques secondes.
Mais quel bonheur mécanique !
Ce moteur 2 litres essence 16 soupapes turbo est un pur bijou : agressif, rageur, très réactif mais pour autant d’une infinie souplesse et taillé pour les longs, très longs parcours.
Silencieux, puissant, fort en couple (340 Nm dès 3 000 tours/min), ce bloc irréprochable est en outre marié à une boite de vitesse manuelle à 6 rapports, idéale, et à une direction d’une grande précision. Ajoutez un excellent freinage et un châssis aux petits oignons (également disponible en option un châssis Cup avec différentiel à glissement limité mécanique, freins rainurés et étriers de freins rouges, le tout emballé dans le pack Cup pour 1400 euros) et vous avez une tenue de route parfaite quelles que soient les conditions météo.
Résultat : un joujou sportif à utiliser – en dehors des circuits – avec prudence et modération.
Le monstre n’est toutefois pas dénué de reproches.
Son esthétique bodybuildée est discutable et ne fait pas, en tout cas, tourner les têtes dans la rue.
Certes le niveau d’équipement est conforme au haut de gamme de la marque au losange, les sièges en cuir offrent une très bonne tenue, le confort logiquement un peu rude reste satisfaisant même aux places arrière. Mais l’ergonomie de certaines commandes estampillées Mégane est médiocre. Pourquoi diable par exemple reléguer les commandes de régulateur-limiteur de vitesse sur la console centrale ?
Enfin question économie le bolide est plutôt dispendieux avec une consommation de carburant généreuse dès que l’on monte un peu dans les tours et un malus fiscal de 750 euros pour cause de rejets élevés de CO2 (190 g/km).

J’aime : la position de conduite, la souplesse du moteur, la maniabilité du bolide

Je n’aime pas : les horribles compteurs inclinés et du coup illisibles, la sonorité passe partout de l’échappement.

Renault Mégane Coupé Monaco RS
Tarifs : à partir de 29 500 euros

Note globale : 15,5/20
- Agrément de conduite : 19/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 20/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 20/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…
- Confort : 18/20 (sièges, suspension…
- Équipements de confort : 15/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 10/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 12/20
- Budget : 10/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…)

On l’a dit, on l’a écrit, la Citroën DS3 est une voiture féminine si l’on en juge par l’engouement qu’elle suscite chez les conductrices qui veulent rouler différent.
Avec sa version Racing, Citroën cible cette fois une clientèle plus masculine, soucieuse de faire rouler ses gros muscles mécaniques. C’était le pari de départ, il est pleinement réussi. La marque aux chevrons a concocté un petit bolide totalement jouissif, qui renoue avec le bonheur des anciennes 205 GTI, des chevaux de feu en plus sous le capot et un niveau d’équipement digne de la référence automobile de l’actuel millésime.
Quand la 205 GTI proposait seulement 130 équidés avec son bloc 1,9 litre, la DS3 racing en aligne plus de 200 (202 exactement) grâce à une petite merveille technologique. Un moteur essence 1,6 litre turbocompressé emprunté à la Peugeot 207 RC (et non à la RCZ du Lion) et retravaillé (cartographie, échappement, turbo…). Les chiffres parlent d’eux mêmes : 275 nm de couple à 2000 tr/min, le 0 à 100 km/h en 6,5 secondes, le 1000 m départ-arrêté en 26,5 secondes.
Une petite bombe très politiquement incorrecte et dont l’utilisation va très vite devenir très risquée une fois les panneaux d’annonces de radar retirés.
Mais une bombe dans laquelle on se sent néanmoins en sécurité grâce à un freinage remarquable (à la fois dosable et endurant) et à un châssis taillé sur mesure (les voies avant et arrière ont été élargies de 30 mm par rapport à une DS3 classique et l’assiette abaissée de 15 mm). Une tenue de route encore renforcée par le choix de la monte 18 pouces.
Côté confort évidemment cela se paye et la Racing est plutôt brutale. Toutefois la précision métronomique de la direction et l’absence de roulis compensent sans peine le léger effet de couple ressenti à pleine accélération.
Seul petit bémol : une boîte un peu trop imprécise.
Au final cette voiture est faite d’abord pour le plaisir du pilotage et fort de six titres de champion du monde des rallyes, Citroën sait de quoi il parle….
Pour autant la DS3 Racing reste civilisée. Trop même peut être au goût de certains. Le bruit rauque de l’échappement qui raisonne au démarrage disparaît en effet en roulant (ici pas d’amplification sonore à l’accélération comme dans le RCZ) et il faut toujours garder un œil avisé sur le compteur pour être certain de ne pas pénétrer dans des zones indues sur circuit urbain.
Si la suspension est rude, les sièges sport offrent un maintien excellent.
L’équipement est identique à celui de la DS3 avec les mêmes petites imperfections technologiques (bluetooth artisanal, pas d’écran tactile pour le GPS).
La robe elle – DS3 oblige – ne respire pas la sobriété. Disponible en deux coloris (noir obsidien avec pavillon orange ou blanc banquise avec pavillon gris) la DS3 est tout sauf discrète.
Neutre du point de vue de la fiscalité écologique avec seulement 149 gr de rejets de Co2 au km (contre 159 g/km pour le RCZ 1.6 THP 200ch, 165 g/km pour la Mini John Cooper Works 211 ch ou 195 g/km pour la Renault Clio RS 203 ch, ses trois principales rivales), la DS3 pèche en revanche côté tarifs avec un prix de vente affiché à 29 990 euros, soit 4 000 euros de plus que la Clio finition luxe. Mais quand on aime, c’est bien connu on ne compte pas. Et à ce petit jeu là mieux vaut se dépêcher car la Racing est une série limitée à seulement 1000 exemplaires.
CITROEN DS3 RACING
Tarifs : à partir de 29 990 euros
Note globale : 15/20

- Agrément de conduite : 18/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 20/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 16/20 (sièges, suspension…
- Equipements de confort : 11/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 10/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 12/20
- Budget : 14/20 consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

A propos du blog

Le blog auto de Philippe Flamand, rédacteur en chef du magazine L'Entreprise.

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