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Il est toujours plaisant de constater que l’on ne s’est pas trompé.
Ou à tout le moins que l’on partage encore son avis, même lorsqu’il a été exprimé il y a quelque temps.
En l’occurrence mon post du 24 juin dernier sur l’Opel Astra.
Je persiste et signe : cette voiture est sans doute ce qui se fait de mieux actuellement sur le marché pour le segment des compactes. Et sa version break baptisée Sports Tourer confirme ce jugement.
La publicité imbécile de la marque sur le petit écran ne rend pas justice aux nombreuses qualités du véhicule même si, il faut bien l’avouer, le message « qualité allemande » fait son chemin dans l’inconscient.
Une fois au volant on se surprend en effet à comparer l’Astra avec ses rivales d’outre-Rhin principalement du groupe Volkswagen. Et en l’occurrence la comparaison est flatteuse.
Sans pouvoir rivaliser avec les fleurons de l’automobile teutonne Audi, BMW, Mercedes… l’Opel Astra Sports Tourer avec son moteur 2 litres CDTI sous le capot n’a certes pas à rougir vis-à-vis d’une Golf SW ou d’une Skoda Octavia, dotées uniquement d’un bloc diesel de 140 chevaux. Seules les françaises Peugeot 308 SW ou Renault Megane Estate, peuvent véritablement rivaliser en affichant 163 chevaux sur la balance, mais le break au losange étant toutefois dépourvu de boite automatique. Or c’est là précisément un des atouts de l’Astra qui dispose d’une boîte auto à 6 rapports remarquable.
Une boîte qui offre en outre trois options de conduite (normal, tour ou sport) en jouant sur l’accélération et la suspension grâce au châssis mécatronic à suspensions adaptatives Flex-Ride
Du point de vue confort Opel a également sorti le grand jeu : qualité de la finition, plastiques flatteurs, cuir de belle facture, très jolie planche de bord bicolore, espace intérieur, commodos stylés. L’ensemble traduit un réel niveau d’exigence dans cette finition haut de gamme « Cosmo ». L’habitacle est vaste de même que le coffre. La ligne est épurée, élégante, avec juste ce qu’il faut de rondeurs et d’angles. Une véritable réussite esthétique.
La bonne tenue des sièges, la précision de la direction, la parfaite ergonomie des commandes procure d’emblée un réel plaisir de conduite magnifiée par les qualités mécaniques du couple moteur-boite et la tenue de route.
Des vertus présentes également dans la version 1,7 litre CDTI mue par un plus petit bloc de 110 chevaux qui fait preuve néanmoins d’une grande nervosité. La boite manuelle à six rapports est très agréable et la mécanique, certes limitée en performances, remplit parfaitement son contrat.

J’aime : le châssis très incisif, la boite auto 6 vitesses, l’éclairage du tableau de bord qui s’illumine en rouge quand on choisit l’option « sport » pour la conduite.

Je n’aime pas : la qualité sonore médiocre du système audio, l’absence de rétroviseurs extérieurs rabattables au verrouillage des portières, des commandes séparées pour le régulateur et le limiteur de vitesse.

Opel Astra Sports Tourer
Tarifs : à partir de 22 550 euros
Astra Sports Tourer 2.0 CDTI BVA 165 ch Cosmo
Tarifs : à partir de 27 550 euros

Note globale : 17,5/20
- Agrément de conduite : 19/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 20/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…
- Confort : 20/20 (sièges, suspension…
- Équipements de confort : 15/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 20/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 17/20
- Budget : 10/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…)

Bien que sortie au début de l’année dernière je n’avais pas encore eu l’occasion m’installer au volant d’une Opel Astra de la nouvelle génération. La toujours filiale allemande du groupe américain General Motors, un temps menacée d’abandon, a prouvé depuis quelque temps déjà avec notamment son Insignia, sa réelle capacité à produire des voitures tout à la fois belles, confortables, bien équipées et agréables à conduire. Bref topissimes. Pourtant la marque au Z souffre encore d’une image médiocre dans l’inconscient collectif des automobilistes français. Et la publicité navrante d’Opel en allemand sur le thème de la « german qualitiy » ne risque pas d’améliorer les choses. Et bien je le dis bien haut : c’est une injustice criante. Je n’avais pas été emballé outre mesure par mon essai du nouveau Mériva (mon poste du 2 septembre 2010), mais là en revanche j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette Astra. Une compacte idéale pour les trajets urbains et les week-ends à la campagne. Polyvalente à souhait, confortable (mais oui… spacieuse pour sa catégorie, l’Astra est belle, d’une discrète élégance. L’habitacle est très bien fini, quoique un peu tristoune, gènes d’outre-Rhin obligent. Surtout l’Astra est extrêmement agréable à conduire, vive, réactive, nerveuse, dotée d’une remarquable boite de vitesse et d’un freinage parfait. Bien sûr son petit moteur turbo diesel 1.7 CDTI de 110 chevaux montre assez rapidement ses limites sur long trajet autoroutier, mais en ville c’est un régal. Ajoutez un niveau d’équipement très généreux, des sièges assurant une très bonne tenue, une ergonomie des commandes et des tarifs raisonnables, grâce notamment à une fiscalité neutre en matière de rejets de CO2 (119 gr/km) et vous comprendrez mon enthousiasme.
OPEL ASTRA 1.7 CDTI 110 CH ENJOY
Tarifs : à partir de 21 550 euros
Note globale : 16/20

- Agrément de conduite : 19/20 moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 20/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 17/20 ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…
- Confort : 18/20 sièges, suspension…
- Équipements de confort : 10/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 16/20
- Budget : 14/20 consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

Opel Mériva : malin et séduisant

Dur dur… En dépit du très bon maintien des sièges, de leur très belle finition dans cette version mixte cuir et tissu et de leur dessin accueillant, faire 1000 kilomètres aller-retour dans la journée sur autoroute s’avère un brin fatigant à bord du nouvel Opel Mériva. Pour tout dire le confort de ce monospace urbain demeure d’une fermeté toute germanique. Mais c’est sans doute là son seul véritable défaut avec une esthétique discutable vue de profil. La faute sans doute à cet allongement du porte à faux avant qui rompt l’harmonie de la ligne. Dommage car globalement ce nouveau Mériva a de faux airs de Mercedes Classe A ou B, avec un arrière gracieux.

Concurrent affirmé du Citroën C3 Picasso, le Mériva se rapproche plus par ses cotes d’une Renault Megane Scenic. De quoi satisfaire une famille avec enfants(s) . Et c’est à n’en pas douter la vocation première de ce monospace doté de portes arrières antagonistes qui facilitent grandement l’accès (idéal pour installer un enfant dans un siège adéquate). Le côté pratique est d’ailleurs un des atouts majeurs de l’Opel avec un grand coffre, des sièges arrières repliables en un seul geste pour obtenir un plancher plat, un siège central arrière « symbolique » qui peut s’escamoter pour donner plus de place aux deux autres passagers… Mais aussi de nombreux espaces de rangements à commencer par une console centrale surmontée d’un accoudoir le tout étant sur rails, à la fois coulissant et amovibles. Très pratique.

En version Cosmo haut de gamme la finition du Mériva est de très bonne facture et la planche de bord s’apparente à celle d’une berline de catégorie supérieure. En prime un large toit en verre qui rend l’habitacle très lumineux. Côté moteur le nouveau 1,4 litre essence turbo (120 et 140 chevaux) est agréable sans faire de merveilles. Bref au final le Mériva devrait séduire une clientèle familiale plutôt jeune qui cherche un véhicule urbain agile, facile à utiliser et polyvalent pour pouvoir partir en week-end sans problèmes. A condition ne pas souffrir du dos…

Opel Mériva 1.4 T
Tarifs : à partir de 17 950 euros
Note globale : 13/20

- Agrément de conduite : 16/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 14/20 (freinage, tenue de route)
- Equipements de sécurité : 18/20 (Abs, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 8/20 (sièges, suspension…
- Equipements de confort : 15/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 12/20
- Budget : 11/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

Souvenirs de vacances

L’été est toujours une période idéale pour tester les nouveautés automobiles du premier semestre dont on aurait été tenu à l’écart par un emploi du temps trop chargé. J’ai donc mis à profit mes congés et une partie des premiers jours d’août encore peu laborieux pour me mettre au volant de quelques nouveaux modèles. Au programme deux SUV à petits prix, les cabriolets frères ennemis de l’Hexagone, un monospace urbain chez Opel… Et d’autres encore à découvrir prochainement dans le magazine ou sur mon blog.
Bon courage pour cette rentrée. Et bonne route.

A propos du blog

Le blog auto de Philippe Flamand, rédacteur en chef du magazine L'Entreprise.

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