Bien que sortie au début de l’année dernière je n’avais pas encore eu l’occasion m’installer au volant d’une Opel Astra de la nouvelle génération. La toujours filiale allemande du groupe américain General Motors, un temps menacée d’abandon, a prouvé depuis quelque temps déjà avec notamment son Insignia, sa réelle capacité à produire des voitures tout à la fois belles, confortables, bien équipées et agréables à conduire. Bref topissimes. Pourtant la marque au Z souffre encore d’une image médiocre dans l’inconscient collectif des automobilistes français. Et la publicité navrante d’Opel en allemand sur le thème de la « german qualitiy » ne risque pas d’améliorer les choses. Et bien je le dis bien haut : c’est une injustice criante. Je n’avais pas été emballé outre mesure par mon essai du nouveau Mériva (mon poste du 2 septembre 2010), mais là en revanche j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette Astra. Une compacte idéale pour les trajets urbains et les week-ends à la campagne. Polyvalente à souhait, confortable (mais oui… spacieuse pour sa catégorie, l’Astra est belle, d’une discrète élégance. L’habitacle est très bien fini, quoique un peu tristoune, gènes d’outre-Rhin obligent. Surtout l’Astra est extrêmement agréable à conduire, vive, réactive, nerveuse, dotée d’une remarquable boite de vitesse et d’un freinage parfait. Bien sûr son petit moteur turbo diesel 1.7 CDTI de 110 chevaux montre assez rapidement ses limites sur long trajet autoroutier, mais en ville c’est un régal. Ajoutez un niveau d’équipement très généreux, des sièges assurant une très bonne tenue, une ergonomie des commandes et des tarifs raisonnables, grâce notamment à une fiscalité neutre en matière de rejets de CO2 (119 gr/km) et vous comprendrez mon enthousiasme.
OPEL ASTRA 1.7 CDTI 110 CH ENJOY
Tarifs : à partir de 21 550 euros
Note globale : 16/20
- Agrément de conduite : 19/20 moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 20/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 17/20 ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…
- Confort : 18/20 sièges, suspension…
- Équipements de confort : 10/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 16/20
- Budget : 14/20 consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…
Résultats tagués General Motors
Confortablement installé au volant du nouveau Chevrolet Captiva, on peut se croire l’espace d’un instant au centre de l’action d’une série policière américaine. Agent du FBI en goguette à bord d’un SUV aux vitres teintées… Il faut dire que ce 4X4 badgé Chevrolet est très américain dans son look, son confort et sa conduite.
Pourtant fabriqué en Corée dans les usines Daewoo du groupe General Motors, ce cousin de l’Opel Antara n’est pas commercialisé outre-Atlantique.
La nouvelle version de cet authentique « faux » baroudeur made in USA lancé en 2006 soigne son apparence. Le Captiva a une belle gueule virile avec un zeste d’élégance, façon cow-boy civilisé. La ligne est harmonieuse, la calandre volontaire.
A l’intérieur le constructeur a soigné l’équipement et la qualité de finition sans verser pour autant dans une austérité toute germanique. C’est plutôt plaisant, confortable, pratique…
La boîte auto est un régal de douceur, le nouveau moteur 2,2 turbodiesel de 184 chevaux est patelin, la conduite de l’ensemble harmonieuse pour qui aime la souplesse un rien flottante des gros cubes américains.
Seul reproche l’exiguïté du coffre dont le volume est préempté par la troisième rangée de sièges qui même repliés réduisent la capacité de chargement. À réserver aux familles nombreuses sans bagages…
Reproche identique pour le gros break Orlando, lui aussi doté de sept sièges. Ce cross over familial taillé à la serpe est beaucoup moins harmonieux que son grand frère à traction intégrale. Même si l’intérieur demeure de belle facture et l’équipement correct. 
La conduite en revanche est moins souple, surtout en ville, la boîte de vitesse manuelle est dure à manier, la tenue de route imprécise et le freinage limite insuffisant. Sans parler du confort de suspension un peu rude. Bref pas de quoi s’enthousiasmer. D’autant que le moteur 2 litres turbo diesel de 130 chevaux a le souffle un peu court sur parcours routier.
Côté tarifs nos deux véhicules US souffrent d’une pénalisation fiscale due à leurs trop grands rejets de Co2 : 1 600 euros de malus pour le Captiva (174 gr de Co2 par km) et 750 euros pour l’Orlando (159 gr). A ce prix là, mieux vaut opter pour la motorisation supérieure de 163 ch qui boxe dans la même catégorie en boite manuelle.
CHEVROLET CAPTIVA
Tarifs : à partir de 27 890 euros
CHEVROLET CAPTIVA 2.2 VCDi, 184ch BVA AWD
Tarifs : à partir de 35 290 euros
Note globale : 15/20
- Agrément de conduite : 18/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 14/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 12/20 (sièges, suspension…
- Equipements de confort : 20/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 16/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 14/20
- Budget : 11/20 consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…
CHEVROLET ORLANDO
Tarifs : à partir de 20 200 euros
CHEVROLET ORLANDO 2.0 VCDi, 130ch
Tarifs : à partir de 23 500 euros
Note globale : 13/20
- Agrément de conduite : 12/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 8/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 12/20 (sièges, suspension…
- Equipements de confort : 10/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 16/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 12/20
- Budget : 12/20 consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…
A la façon dont on résume parfois ce qui compte pour ouvrir un commerce (« l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement ! »), on pourrait de la même façon à en croire certains, lister les qualités premières d’une bonne voiture : le moteur, le moteur, le moteur ! Oui mais, pas que. Même si globalement les critères de jugement lors d’un premier essai se portent d’abord sur les qualités purement mécaniques du véhicule.
En l’occurrence la nouvelle Ford Focus n’en manque pas, que son constructeur devenu numéro un des ventes aux Etats Unis devant General Motors, après avoir un temps frôlé la faillite, présente comme une vitrine de son savoir-faire technologique.
Le bloc 1,6 litre TDCI de 115 chevaux (présent également sous le capot de la Peugeot 308) est remarquable de vivacité et de souplesse. À l’aise aussi bien en ville que sur trajets routiers, ce quatre cylindres turbo à injection directe est en outre fort bien servi par la boîte manuelle à six rapports très précise et parfaitement étagée. Ajoutez un châssis excellent qui garantit une tenue de route à toutes épreuves (presque aussi bonne que celle, justement, de la 308), un freinage puissant et une direction assistée électrique très directe qui ajoute au plaisir du pilotage. Rien à redire côté confort, ni pour les sièges qui offrent une bonne tenue, ni pour les suspensions dont la relative fermeté est dans la moyenne de ce que proposent les concurrentes leaders du segment (Peugeot 308, Citroën C4, Volkswagen Golf, Renault Megane).
Après, tout est affaire de goût. Et en l’occurence je dois dire que je suis plutôt déçu par les partis pris esthétiques du constructeur américain. Là ou sa Mondeo affiche une élégance discrète, sa Focus 3 est moins convaincante, avec par exemple un dessin de feu arrière improbable et une ligne globale assez passe-partout, que ce soit en versions break, quatre ou cinq portes.
À l’intérieur la planche de bord, tout en lignes brisées, et la console centrale au look vaisseau spatial façon manga, ne séduisent pas plus. L’écran du GPS-système audio est riquiqui, la profusion de boutons de commandes malaisée à maîtriser. Ford a conservé le bon vieux levier central de frein de parking proéminant, renonçant au système désormais électrique.
Le constructeur propose en revanche une pléthore d’équipements optionnels high tech rares sur ce segment de véhicules : aide au maintien de file (avec braquage automatique du volant en cas de défaillance du conducteur), détecteur de franchissement involontaire de ligne, système de détection de collision avec freinage automatique (en ville à moins de 30 km/h), reconnaissance des panneaux de vitesse, détection de la baisse de vigilance du conducteur, détection des angles morts. Sans oublier le système de stationnement automatique qui permet de faire des créneaux sans toucher le volant …mais relève surtout du gadget.
Bref au final l’enthousiasme demeure en retrait même si à l’évidence la nouvelle Focus est une très bonne voiture, capable de remplir avec latent sa mission routière, à défaut de faire rêver.
FORD FOCUS3 1.6 TDCI 115 ch
Tarifs : à partir de 22 150 euros
Note globale : 15/20
- Agrément de conduite : 18/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 20/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 16/20 (sièges, suspension…
- Equipements de confort : 13/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 14/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 4/20
- Budget : 16/20 consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…








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