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Fin de journée estivale… Le soleil rougeoie sur l’horizon, il fait chaud, l’autoroute est vide et le tachymètre qui trône au centre des cadrans affiche une vitesse que la morale routière réprouve.

Cheveux au vent, le regard rivé sur le ruban d’asphalte, je laisse le stress s’envoler, large sourire aux lèvres.

C’est ça l’effet SLK.

La bombinette de la marque à l’étoile s’est refait une beauté façon musclor en smoking.

Lifting réussi.

Ce coupé-cabriolet-roadster pour célibataire ou couple sans bagages (deux places et quasiment pas de coffre) est splendide et attire les regards, principalement masculins, dans la rue.
A bord l’affaire est entendue. A quoi bon parler finition puisqu’on est au volant d’un joyau d’excellence. Du bruit des portières au galbe des sièges, du dessin de la planche de bord à l’ergonomie des commandes tout est parfait.

A peine ose-t-on évoquer cette bizarrerie qui fait se côtoyer commandes de clignotants et de phares de routes et commande de régulateur-limiteur de vitesse, l’une étant parfois actionnée à la place de l’autre.

Tout aussi saugrenue sans doute est cette remarque sur l’exiguïté des rétroviseurs extérieurs ou l’absence d’affichage tête haute dans le pare-brise, voire de démarrage sans clef.

Moins drôle en revanche le réglage manuel des sièges (le tout électrique est en option), l’absence de régulateur adaptatif de vitesse ou de détecteur d’angle mort dans les rétroviseurs.
Des manques compensés par la beauté et la facilité d’utilisation des commandes audio (comme dans tous les véhicules de la marque), du GPS, du bluetooth – remarquable d’intuitivité et d’efficacité…

Des options ajoutent à cette élégance comme l’éclairage d’ambiance SOLAR rouge qui illumine par fibres optiques, accoudoirs et console centrale, selon cinq niveaux d’intensité. Ou encore le Magic Sky control qui permet de foncer ou d’éclaircir à la demande le toit en verre grâce à un film de cristaux liquides.
Autres gadgets technologiques le stationnement guidé, qui aide – en option – le conducteur à repérer une place de parking et à se garer, ou le rappel de limitation de vitesse au tableau de bort par lecture des panneaux grâce à une caméra intégrée au pare-brise (mais hélas sans annonce des radars fixes sur le GPS !).

Enfin last but not least, l’ILS (Intelligent Light System), lui aussi en option, propose au conducteur cinq modes d’éclairage : de « routes secondaires » pour éclairer à la fois la chaussée et les bas-côtés, à « autoroute » pour éclairer toute la largeur de la chaussée, en passant par l’éclairage antibrouillard optimisé, l’éclairage actif dans les virages et l’éclairage adaptatif suivant les mouvements de braquage du conducteur.
Reste que le plaisir de conduite du SLK 200 est ailleurs et d’abord dans le sentiment de sécurité qu’il procure. Grâce à une tenue de route remarquable, un freinage sans défauts, une direction excellente, un confort de suspension en peu rude en ville mais parfait sur trajets routiers. Et si le bloc quatre cylindres essence de 184 chevaux n’est pas le nec plus ultra du savoir-faire mécanique de la marque à l’étoile, il se révèle suffisamment nerveux et performant pour enchanter la conduite du SLK surtout couplé à l’incroyable boîte automatique à 7 rapports, positionnée en mode sport.

Seul regret que notre véhicule d’essai ait souffert d’un disfonctionnement du système stop and start proposé de série, signe que l’électronique, même sur cette gamme de véhicules peut aussi avoir des ratés.

MERCEDES SLK 200
Tarifs : à partir de 39 900 euros
Note globale : 17/20

- Agrément de conduite : 19/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…)
- Sécurité : 20/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 20/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…)
- Confort : 20/20 (sièges, suspension…)
- Équipements de confort : 14/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 14/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 20/20
- Budget : 10/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…)

L’arrivée de l’été avant l’heure incite à rouler cheveux aux vents… Quoi de mieux pour cela que de s’installer au volant de la nouvelle Eos, l’un des rares coupé-cabriolets (CC) du marché – pour ne pas dire le seul – à être aussi élégant couvert que découvert. Le relifting est minime (nouvelle calandre horizontale, feux arrière et avant à leds). Mais franchement l’essai vaut le détour. Finition et comportement routier sont conformes aux standards de la marque d’outre-Rhin. Nickel ! Dans cette version Sportline l’équipement est très généreux avec notamment un excellent système GPS doté d’un écran tactile qui simplifie oh combien ! la programmation souvent laborieuse de sa destination. Le moteur déjà rencontré sous le capot du nouveau Sharan se révèle ici bien plus tonique (différence de poids oblige) et d’une grande disponibilité quelles que soient les situations. Bien aidé par une boite six vitesses remarquable de précision et d’agrément. Seuls petits bémols peut être, le freinage un poil juste, et la « lenteur » (25 secondes) du système d’ouverture-fermeture du toit manipulable uniquement à l’arrêt. En revanche et l’avantage sur les concurrents est sensible, ce toit en verre peut être utilisé comme simple toit ouvrant. Mais alors attention au bruit aérodynamique !

VOLKSWAGEN EOS 2.0 TDI 140 ch
Tarifs : à partir de 30 000 euros
Note globale : 15/20

- Agrément de conduite : 20/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 16/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…
- Confort : 14/20 sièges, suspension…
- Équipements de confort : 15/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 16/20
- Budget : 13/20 consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

J’étais je l’avoue sceptique, pour ne pas dire peu enthousiaste.
Certes j’avais lu tout le bien écrit par mes confrères sur ce drôle de petit roadster de la marque au losange, mais très franchement son look était pour moi d’emblée un véritable obstacle.
Une semaine d’essai plus tard mon avis a changé en bien (il n’y a que les imbéciles qui… ) avec toutefois de GROS bémols qui demeurent.
Globalement je persiste et signe : la Win est une voiture plutôt moche. A croire que Renault a définitivement abandonné toute velléité esthétique, lui qui a pourtant révolutionné un temps le design automobile.
Toutefois cette dérivée sportive de la Twingo affirme une identité forte avec quelques détails plutôt réussis : la face avant qui reprend les canons de la marque, l’arrière avec le sur-coffre servant de becquet et ses deux bossages, les coques de rétro chromées.
En revanche de profil, la Wind s’apparente à une voiture de Barbie mal dégrossie.
A l’intérieur même constat mitigé : l’espace est compté avec seulement deux places et pas même la possibilité de loger sa veste ou son sac derrière le siège. Sièges baquet au demeurant d’un très grand confort et qui offrent un maintien parfait. Petit pare-brise, pare-soleil ridicules, plastiques toc hérités de la Logan, l’ensemble fait cheap et bien loin du fun que l’on serait en droit d’attendre d’un tel véhicule qui cible une clientèle jeune. Que dire des réglages de sièges manuels, antédiluviens : impossible par exemple de régler la hauteur de l’assise sans sortir du véhicule ! Les commandes sont à l’avenant : lève vitres sur le tableau de bord, commandes des rétro SOUS le tableau de bord, limiteur de vitesse et cruise control à côté du levier de vitesse. Bref rien là de très ergonomique. L’équipement en revanche est correct : allumage automatique des feux et capteurs de pluie, radar de recul et sièges chauffant en option (mais pas de GPS). Hélas aucun espace de rangement n’est disponible hormis les deux bac de contre portes et il est impossible de déposer en toute sécurité son smartphone – pourtant connectable par bluetooth au système audio et rechargeable grâce à une prise ad hoc.
Si le volant offre une agréable prise en mains, et la direction une bonne précision, la visibilité arrière – inexistante – et avant – intuitive – ne facilitent pas la conduite. Derniers points noirs : le confort, très, très spartiate, le freinage, incertain et le bruit du moteur trop présent (de même que quelques cliquetis intérieur désagréables….)
La Wind dispose en revanche de sérieux atouts pour convaincre sa cible de clientèle : à commencer par une tenue de route impeccable, un moteur essence (1.6, 133 ch) tonique et rigoureux, une boite de vitesse à manier avec délicatesse mais somme toute agréable. Autre point fort de ce roadster façon targa, un toit escamotable très facilement en seulement 12 petites secondes et un grand coffre qui reste vaste même une fois le toit replié. Idéal pour partir en week end en été.
Enfin dernier atout mais de taille : le prix. A partir de 19 500 euros (17 500 euros avec le moteur essence 1.2 TCe de 100 ch). Difficile de faire mieux pour s’amuser en temps de crise !

RENAULT WIND
Exception 1.6 16V 133 Euro5
Tarifs : à partir de 17 500 euros

Note globale: 11/20

- Agrément de conduite : 11/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité, visibilité…
- Sécurité : 12/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 17/20 (ABS, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 14/20 (sièges, suspension…
- Equipements de confort : 7/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 10/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 2/20
- Budget : 13/20 consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

Honteux de ne pas être enthousiaste ! Voilà en gros mon état d’esprit en abandonnant le volant du nouveau cabriolet Mercedes qui renoue avec le « vrai » quatre places capoté en toile. Car il s’agit sans conteste de l’un des plus beaux cabriolets actuellement disponibles sur le marché. Comme toujours avec Mercedes la ligne est irréprochable, avec ou sans capote, bien qu’un peu trop angulaire à mon goût. A l’intérieur, le confort est immense et l’écrin très, très luxueux. Réglage électrique des sièges climatisés, cuir de très belle facture, système de navigation très performant, sono high tech, caméra de recul, bluetooth… Bref la totale. En prime un petit coup de cœur pour la qualité esthétique et pratique des commandes. Filiation Classe E oblige ! Pour continuer sur la lancée saluons le confort acoustique de la capote qui, une fois déployée, transforme ce cabriolet en véritable coupé. Aucun bruit aérodynamique, ni même le martèlement de la pluie sur le tissu dans la campagne bretonne. Bluffant ! Chapeau également pour le double système AIRCAP et AIRSCARF qui permet : pour l’un de réguler l’afflux d’air dans le véhicule et éviter les remous grâce à un déflecteur à commande électrique positionné sur le haut du pare-brise et à un pare-vent arrière ; pour l’autre de chauffer la nuque du conducteur et du passager grâce à un système de chauffage intégré dans les sièges avant (comme sur la Peugeot 308 CC). Bravo également à l’ouverture-fermeture électriques de la capote en seulement 20 secondes et en roulant jusqu’à 40 km/h : idéal pour alterner les séquences capotées-décapotées sous le crachin breton.
Reste la mécanique. Le V6 350 CDI couplé à la boîte automatique 7G-TRONIC souffre d’un manque de réactivité au démarrage qui s’explique sans doute par le poids du véhicule (1 845 kg). Une fois lancé le moteur est agréable et bien évidemment véloce (231 ch, moins de 7 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, mais qui s’en soucie aujourd’hui ?). La technologie Blue Efficiency donne une très grande sobriété. Le pilotage de la boîte auto à l’aide des palettes de commande au volant est facile, le freinage et la tenue de route sont à la hauteur de l’ambition. Pourtant l’ensemble laisse une impression de lourdeur, de trop grande rigidité. A trop vouloir soigner le confort de ce cabriolet Mercedes en a fait une sorte de limousine capotée qui gomme un peu le plaisir de conduite, cheveux aux vents. Dommage.
Les tarifs sont comme toujours orientés vers les sommets : 58 900 euros, tarif de base, avec une pléthore d’options facturées au prix fort dont le fameux duo AIRCAP et AIRSCARF (1 250 euros) dont on apprécierait qu’il soit livré de série.

Mercedes Classe E cabriolet 350 CDI Blue Efficiency
Tarifs : à partir de 58 900 euros plus 750 euros de malus
Note globale : 15/20

- Agrément de conduite : 14/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 14/20 (freinage, tenue de route)
- Equipements de sécurité : 19/20 (Abs, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 14/20 (sièges, suspension…
- Equipements de confort : 20/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 14/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 16/20
- Budget : 6/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

Mégane CC contre 308 CC : le retour

Selon moi rouler dans un cabriolet mu par une mécanique diesel relève de l’hérésie. Mais puisque on nous affirme que cette motorisation mazoutée domine les ventes des modèles CC (coupé-cabriolet) dans l’Hexagone, je fais taire mes a priori.

C’est donc avec sous le capot le moteur dCi 130 chevaux que j’ai essayé la nouvelle Mégane CC. Et pour comparer, une grande balade en Peugeot 308 cm3, 2,0 l HDI de 136 ch. Deux véhicules confiés en finition « top », Privilège chez Renault, Féline chez Peugeot.

Au bout du compte le choix entre ces deux rivales demeure une affaire de goût et de culture. On est plutôt Renault… On est plutôt Peugeot… La nouvelle Mégane tranche peu avec sa devancière si ce n’est une avancée de six centimètres du pare-brise qui vous garantit des coups de soleil en cas de roulage prolongé en été. Le toit en verre a été conservé (tant mieux) mais le décapotage (uniquement à l’arrêt) est toujours aussi long (21 secondes) le doigt forcément bloqué sur la manette de commande. Idem pour la 308.

Côté équipement, finition, tenue de route, performances ; rien à dire. On est pas dans un modèle sportif mais confortable, taillé pour de belles escapades à deux (le coffre limite le nombre de bagages à emporter, même si les places arrière autorise l’embarquement de passagers). Sur le plan esthétique je trouve la Mégane plus réussie que la 308, surtout une fois le toit mis en place. L’arrière de la Renault est moins massif. Mais pourquoi diable nos deux constructeurs ne parviennent-ils pas à faire rimer réellement coupé cabriolet avec élégance ?

A l’intérieur la 308 avec l’option pack cuir intégral facturée 900 euros (planche de bord et panneaux de porte en cuir surpiqué) fait la course en tête. Magnifique ! Préférence marquée également pour le tableau de bord de la lionne (les compteurs de la Mégane font cheap), pour ses superbes sièges baquets avec flux d’air chaud sur la nuque en hiver, et pour leur système d’avancée et de remise en place électrique lors du basculement. Un détail encore : la possibilité de configurer l’habillage couleur de l’écran du GPS pour qu’il coïncide avec les teintes de la sellerie. Ma 308 d’essai était en cuir fauve. L’écran GPS à l’unisson. Effet garanti.

Renault Megane CC
Tarifs : à partir de 27 300 euros
Note globale : 14/20

- Agrément de conduite : 14/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 16/20 (freinage, tenue de route)
- Equipements de sécurité : 18/20 (Abs, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 14/20 (sièges, suspension… – Equipements de confort : 11/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 13/20
- Budget : 13/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

Peugeot 308 cm3
Tarifs : à partir de 24 950 euros
Note globale : 15/20
- Agrément de conduite : 15/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 18/20 (freinage, tenue de route)
- Equipements de sécurité : 18/20 (Abs, esp, etc… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitessse…
- Confort : 18/20 (sièges, suspension…
- Equipements de confort : 11/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 13/20
- Budget : 11/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…

A propos du blog

Le blog auto de Philippe Flamand, rédacteur en chef du magazine L'Entreprise.

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