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Le grand SUV coréen cousin du Santa Fe de Hyundai, fait lui aussi peau neuve et confirme la montée en gamme de Kia dans l’univers automobile du groupe. Avec une tendance marquée à l’américanisation.

Plus sobre dans son dessin que le Santa Fe mais aussi plus élégant, le Sorento nouveau a beaucoup de charme et cultive sa dimension familiale.

Immense à l’intérieur, il dispose d’un très grand coffre dans lequel deux sièges supplémentaires sont déployés en un tour de main. Un regret en revanche l’absence de hayon à ouverture automatique. Très bien fini (malgré des plastiques non moussés sur la planche de bord)  très confortable, doté d’un équipement optimum et d’une ergonomie de commandes sans failles c’est incontestablement un colosse taillé pour l’aventure sur bitume version longs parcours autoroutiers. Avec quelques petites bizarreries comme ce frein de stationnement à commande pédestre façon Mercedes pour l’enclencher mais aussi c’est plus rare pour le désenclencher. Pourquoi ne pas proposer un frein de stationnement automatique ? Mystère….

Mais le seul véritable défaut de ce beau SUV coréen réside dans ses faiblesses mécaniques. Son moteur 2,2 litres diesel est mollasson en dépit de ses 197 chevaux. Et la boite auto dotée de trois positions de conduite (normal, sport et confort) ne fait rien à l’affaire. Cette mécanique déjà peu appréciée sous le capot de son cousin coréen Hyundai Santa Fe encoure les mêmes reproches, notamment sur parcours urbain où le SUV se montre peu à l’aise.

Toutefois on le répète son terrain de jeu favori demeure les grandes échappées avec régulateur de vitesse enclenché et coude à la portière, à l’américaine. Et à ce jeu là le Sorento se montre plutôt performant.

 

J’aime bien : son élégance

J’aime pas : l’absence de frein de stationnement automatique

Tarifs

Un seul moteur diesel à partir de 36 140 euros

 

Modèle d’essai : Kia Sorento 2,2 Diesel CRDi 197 ch BVA6 7 places finition ultimate

Tarif : à partir de 47 040 euros

Bonus/Malus : 178 gr de CO2/km + 2000 euros

Un petit peu déçu ! On avait gardé du Forester  ancienne génération le souvenir d’un SUV sans fioriture ni chichi, un vrai 4X4 un peu rustique, super efficace en tout terrain, raisonnablement confortable sur route. Bref un véhicule pas tape à l’œil, sobre, plutôt agréable à conduire. La nouvelle génération rompt avec ce passé de modestie pour céder un peu à la mode bling bling en tout cas dans sa livrée dite sportive.

Notre modèle d’essai 2.0 D Sport, noir,  bénéficie d’un bouclier avant spécifique et torturé avec des antibrouillards nichés dans deux échancrures et des jantes noir et argent à la mode chez les designers auto. Subaru les a déjà expérimentées sur son XV, Renault, Mercedes, Citroën, les constructeurs coréens et d’autres sacrifient volontiers à cette tendance par franchement esthétique. Question de goût.

Mieux vaut donc choisir un Forester en version de base ou Premium même si globalement le dessin de ce 4X4 permanent a perdu en simplicité ce qu’il a gagné en modernité. Pas concluant.

Reste un véhicule de très bonne facture, plus spacieux que l’ancienne génération, un peu mieux fini, avec des plastiques moussés sur la planche de bord (mais encore brut sur les portières).

Côté équipement le constructeur nippon est dans la norme actuelle grâce aux packs et options (démarrage sans clef, GPS, hayon électrique….).

Une incongruité : le système bluetooth qui interdit de composer un numéro de téléphone ou rechercher un appel en roulant. Étrange !

Côté mécanique, rien à dire. Le moteur Boxer diesel 2 litres, 4 cylindres à plat, turbocompressé, est fidèle à lui même : souple, nerveux (147 chevaux), et finalement ni trop bruyant ni trop vibrant, bien épaulé par une boite manuelle à 6 rapports toujours un peu dure. Seul bémol, le freinage, médiocre. Mais globalement la conduite du Forester conserve toutes ses qualités. Une fois installé au volant on retrouve les bonnes sensations que procure cet chouchou des montagnards : sécurité, fiabilité, précision de la direction, robustesse  du moteur.

 

J’aime bien : le côté un peu rustique de la conduite

J’aime pas : la nouvelle esthétique trop clinquante

 

Fiche technique

 

Tarifs :

Gamme essence à partir de 29 900 euros

Gamme diesel à partir de 29 900 euros

 

Modèle d’essai : Forester 2.0 D Sport

Tarif : à partir de 33 900 euros

Bonus/Malus : + 400 euros

 

Note Globale : 13/20

 

Conduite 12/20 (Moteur — puissance, couple, bruit — boîte de vitesse — réactivité, étagement, fluidité commandes — direction — souplesse, maniabilité, précision – freinage)

 

Vie à bord 16/20 (Commandes — ergonomie, esthétique — espace — habitacle, modularité, rangements — volume coffre, visibilité — arrière, avant, latérale)

 

Confort 12/20 (sièges, suspensions)

 

Esthétique 12/20 (extérieur, intérieur)

 

Budget 12/20 (prix d’achat, bonus/malus)

On l’avait déjà essayé sous le capot de la Focus et l’on avait été bluffé.

Pensez un petit cube d’un litre et trois cylindres capable de développer 125 chevaux sans peine et même avec un bel enthousiasme, rien d’étonnant à ce que cette très belle mécanique ait été élue moteur de l’année 2012.

Le voici sous le capot du B-Max avec 120 chevaux et un peu moins puissant –100 chevaux – pour la nouvelle Fiesta.

Avec toujours les mêmes caractéristiques : un moteur essence qui combine injection directe, distribution variable, pompe à huile pilotée et suralimentation par turbocompression, et qui garantit une faible consommation et  des rejets de CO2 réduits. Avec en prime une absence de vibrations (qui pénalisent souvent les mécaniques à trois cylindres), un fonctionnement silencieux, une belle vivacité et une jolie sonorité.

Résultats : un réel plaisir de conduite, la Fiesta l’emportant en la matière sur le B-Max.

Celui-ci a néanmoins de solides arguments à faire valoir à commencer par sa ligne plutôt sympa et son accessibilité grâce à sa portière arrière coulissante et l’absence de montant central. Le coffre est en revanche un peu petit.

Côté équipement notre version Titanium (haut de gamme) ne disposait pas de système de navigation (en option) mais d’un très beau toit panoramique en verre (également en option). Rien à dire – sinon du bien – sur le plan mécanique, le moteur étant parfaitement épaulé par la boite à cinq rapports, un freinage correct, une tenue de route idem et un confort parfait.

L’ensemble est finalement très homogène et très agréable à conduire, la position haute au volant garantissant  une belle visibilité en ville. Sur parcours urbain toutefois la Fiesta se montre plus agile et parfaitement à son aise en bénéficiant elle aussi de la réactivité du petit moteur ecoboost.

L’un comme l’autre affichent par ailleurs une belle sobriété grâce à la technologie spécifique du trois cylindres mais aussi du système stop and start livré de série.

Dommage en revanche que ces deux petites Ford pêchent côté esthétique. Le relifting de la Fiesta se borne à sa nouvelle calandre imitation d’Aston Martin qui lui donne un air canaille, tandis que ses lignes peu séduisantes n’ont pas changé.

 

A l’intérieur que ce soit dans le  B-Max ou dans la Fiesta la planche de bord conserve son apparence « futuriste » peu avenante. Les plastiques sont cheap et les finitions pas top, bien en deçà du niveau de  qualité désormais atteints par les constructeurs français.

L’habitacle de la Fiesta évolue peu

L’intérieur du B-Max n’est pas des plus esthétiques

 

En outre l’ergonomie des commandes et l’affichage riquiqui du système radio-bluetooth laisse à désirer.

Mais après tout c’est affaire de goût !

 

J’aime bien : la nouvelle calandre de la marque façon Aston Martin

J’aime pas : l’esthétique de la planche de bord des deux modèles

 

Fiche technique Ford Fiesta

 

Tarifs :

Gamme essence à partir de 11 900 euros

Gamme diesel à partir de 14 500 euros

 

Modèle d’essai : Ford Fiesta 1 litre ecoboost 100 ch

Tarif : à partir de 14 900 euros

Bonus/Malus : – 200 euros

 

Note Globale : 15/20

 

Conduite 20/20 (Moteur — puissance, couple, bruit — boîte de vitesse — réactivité, étagement, fluidité commandes — direction — souplesse, maniabilité, précision – freinage)

 

Vie à bord 12/20 (Commandes — ergonomie, esthétique — espace — habitacle, modularité, rangements — volume coffre, visibilité — arrière, avant, latérale)

 

Confort 20/20 (sièges, suspensions)

 

Esthétique 10/20 (extérieur, intérieur)

 

Budget 14/20 (prix d’achat, bonus/malus)

 

 

Fiche technique Ford B-Max

 

Tarifs :

Gamme essence à partir de 16 100 euros

Gamme diesel à partir de 18 350 euros

 

Modèle d’essai : Ford B-Max 1 litre ecoboost 120 ch

Tarif : à partir de 19 350 euros

Bonus/Malus : 0 euros

 

Note Globale : 15/20

 

Conduite 20/20 (Moteur — puissance, couple, bruit — boîte de vitesse — réactivité, étagement, fluidité commandes — direction — souplesse, maniabilité, précision – freinage)

 

Vie à bord 12/20 (Commandes — ergonomie, esthétique — espace — habitacle, modularité, rangements — volume coffre, visibilité — arrière, avant, latérale)

 

Confort 20/20 (sièges, suspensions)

 

Esthétique 10/20 (extérieur, intérieur)

 

Budget 12/20 (prix d’achat, bonus/malus)

Peugeot a très légèrement retouché la face avant de son fabuleux coupé RCZ pour le doter de la nouvelle identité frontale de la marque.

Un changement mineur suffisant toutefois pour réaliser un nouvel essai de cet petit bolide à la française, par pure gourmandise. Car le RCZ apparu sur nos routes en 2009 n’a rien perdu de son attrait. A commencer par son esthétique irréprochable. Si l’avant est donc remis au goût du jour avec en particulier des feux de jour à diode, l’arrière demeure inchangé et conserve toute son élégance.

A l’intérieur même consensus. L’ergonomie des commandes est parfaite, la finition aussi et l’option cuir intégrale (facturée 3350 euros ) en rajoute encore dans le chic avec une planche de bord et des panneaux de porte recouverts. Effet garanti ! Les sièges sport avec appui tête intégré sont magnifiques et d’une excellente tenue.

Un habitacle très élégant

L’équipement est généreux mais avec quelques lacunes (pas de feux de route adaptatifs, pas de régulateur de vitesse adaptatif, pas de détecteur d’angle mort, pas d’affichage tête haute…certains de ces dispositifs étant pourtant disponibles sur d’autres modèles Peugeot ou Citroën…).

Quant à la conduite et à la dimension purement mécanique du joujou, l’appréciation demeure dithyrambique. Tous les voyants sont au vert : tenue de route, freinage, puissance, couple avec le moteur 2 litres HDI de 160 chevaux, confort « sportif », nervosité.

Dommage que le bloc diesel ne dispose pas du fameux « sound system » qui gère la musicalité du moteur.

La version cabriolet – roadster du RCZ ne semble toujours pas d’actualité, même si le carrossier Magna Steyr (par ailleurs propriétaire de l’usine autrichienne où est construit le coupé du lion) a dévoilé au dernier salon de Genève un prototype découvrable du RCZ.

En revanche une version survitaminée « R » de 260 chevaux avec le moteur essence 1,6 litres THP  est annoncée pour la fin d’année.

 

J’aime bien : sa grosse montre rétro sur la planche de bord

J’aime pas : ????? franchement je ne vois pas

 

Fiche technique

 

Tarifs :

Gamme essence à partir de 29 900 euros

Gamme diesel à partir de 32 500 euros

 

Modèle d’essai : Peugeot RCZ 2,0 l HDI 160

Tarif : à partir de 32 500 euros

Bonus/Malus : + 100 euros

 

Note Globale : 18/20

 

Conduite 20/20 (Moteur — puissance, couple, bruit — boîte de vitesse — réactivité, étagement, fluidité commandes — direction — souplesse, maniabilité, précision – freinage)

 

Vie à bord 18/20 (Commandes — ergonomie, esthétique — espace — habitacle, modularité, rangements — volume coffre, visibilité — arrière, avant, latérale)

 

Confort 20/20 (sièges, suspensions)

 

Esthétique 20/20 (extérieur, intérieur)

 

Budget 12/20 (prix d’achat, bonus/malus)

L’essai n’était pas complètement transformé avec la DS3, sorte d’ébauche encore timide, bien que tape à l’œil, du nouveau style Citroën.
En revanche la DS4 renoue pleinement avec la créativité esthétique qui a fait la renommée passée du constructeur.
Cette voiture est en effet un incroyable exercice de style signé Olivier Vincent, le designer maison en charge du dessin extérieur, celui qui a donné le ton.
La firme au chevron retrouve l’inventivité qui fit évidemment le succès de la DS en proposant un coupé cinq places, à quatre portières, haut sur roues façon SUV. Bref un objet encore non identifié dans le paysage automobile, qui se distingue par son volume des coupés familiaux imaginés outre-Rhin (Volkswagen Passat CC, Mercedes CLS, Audi A5 Sportback..).
D’ailleurs les Allemands ne s’y sont pas trompés qui l’ont élue en mai dernier plus belle voiture (segment citadines et compactes) de l’année 2011. Classement réalisé par les lecteurs du magazine Auto Bild et de 26 autres magazines européens.
C’est par le juste équilibre de ses proportions et le subtil mariage entre la sportivité du coupé et la volumétrie d’un SUV que la DS4 étonne le plus.
Sa ligne, très identitaire, est un savant mélange de courbes, de plis et de galbes, très proche de l’étude originelle, qui lui donne son allure de prototype.
L’élégance du dessin s’affirme dans le profilé arrière et le becquet en prolongement de l’arche de toit, dans la légèreté des feux et des phares.
Harmonie des formes courbes et concaves, des pleins et des déliés. Le chrome souligne ses charmes : entre les deux sorties d’échappement, autour des vitres latérales, sur la calandre avec le double chevron, sur les rétroviseurs extérieurs, sur les jantes, au-dessus des phares antibrouillard…
L’intégration parfaite de la porte arrière dans la silhouette, jusqu’à disparaître complètement, avec une poignée dissimulée dans l’entourage de vitre, est époustouflante, comme une déclinaison ultime du procédé inventé par Alfa Roméo.
L’habitacle, également traité haut de gamme, est un peu moins révolutionnaire que son écrin.
Cuir pleine fleur, chrome, plastiques moussés, pédalier en aluminium, la finition est de très bonne facture, magnifiée par une belle luminosité procurée par le pare-brise panoramique.
Heureusement car la DS4 est un peu basse de plafonnier et n’offre pas une très bonne visibilité de trois quarts arrière.
Dommage que les commandes (commodos, clim, radio, GPS… soient empruntées à la banque d’organes de la marque et non spécifiques à la ligne DS…
Dommage que la belle soit dépourvue de système de démarrage sans clef (apparu pour la première fois chez PSA sur la 508).
Dommage que le GPS n’ait pas un écran tactile…
Dommage que les vitres arrière soient fixes et l’accessibilité arrière difficile (attention à l’angle très pointu du haut de la portière…
Dommage que le confort soit un peu rude, dépourvu du moelleux hydraulique pourtant cher à la marque…
Dommage que le système audio refuse de reconnaître la fonction ipod de l’iphone pour écouter sa musique préférée…
Restent de belles qualités mécaniques avec un excellent freinage, une tenue de route correcte et deux moteurs performants, la préférence allant au bloc diesel plus souple et plus agréable en ville.
La boîte de vitesses à 6 rapports mal servie par une commande manuelle imprécise et accrocheuse gagnerait néanmoins à adopter une véritable commande automatique (et pas la boite pilotée).
Cerise sur le gâteau, la DS4 est une bonne affaire : économe en carburant elle bénéficie d’une neutralité fiscale côté émission de Co2 (toutes motorisations confondues) avec des prix de vente très raisonnables (à partir de 21 300 euros… et très compétitifs.

J’aime : les très beaux sièges en cuir, le méplat chromé du volant

Je n’aime pas : l’ouverture des portières arrière qui oblige à se contorsionner pour éviter l’angle aigü de la vitre

Citroën DS4 1.6 THP 200 Sport Chic
Tarifs : à partir de 29 550 euros
Citroën DS4 2.0 HDI 160 Sport Chic
Tarifs : à partir de 29 800 euros

Note globale : 16/20
- Agrément de conduite : 14/20 (moteur, puissance, couple, commandes de boîte, ergonomie, direction, maniabilité…
- Sécurité : 18/20 (freinage, tenue de route)
- Équipements de sécurité : 19/20 (ABS, esp, etc.… airbags, phares, régulateur/limiteur de vitesse…
- Confort : 16/20 (sièges, suspension…
- Équipements de confort : 14/20 (GPS, bluetooth, radar de stationnement, caméra de recul)
- Volume : 12/20 (espace habitacle, volume de chargement du coffre)
- Esthétique : 18/20
- Budget : 16/20 (consommation, bonus-malus, prix d’achat, options…)

A propos du blog

Le blog auto de Philippe Flamand, rédacteur en chef du magazine L'Entreprise.

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